lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406647 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision refusant de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur de VTC.
2°) d'enjoindre à l'administration de statuer dans les meilleurs délais sur sa demande de carte de conducteur VTC.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête n° 2401577 tendant à l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu des dispositions combinées de ses articles L. 522-1 et L. 522-3, lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans engager de procédure contradictoire ni tenir d'audience.
2. En se bornant à produire copie de la requête en annulation de la décision attaquée sans produire cette décision, le requérant ne place pas le juge des référés en mesure de statuer sur le bien-fondé de ses prétentions alors qu'il dispose nécessairement de cette décision dont les motifs dictent la réponse à apporter aux moyens soulevés. Ainsi, en l'état de l'instruction, et faute pour le requérant de produire cette décision, aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Dans ces conditions, sa requête est manifestement mal fondée et il y a lieu, par conséquent, de la rejeter en toutes ses conclusions par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 5 août 2024.
La juge des référés,
Signé
J. Grand d'Esnon
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissions de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2406647
00p.
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