LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406759

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406759

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406759
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A, un ressortissant mauritanien réfugié, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de traiter son changement d'adresse pour renouveler son titre de voyage. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute de précisions suffisantes sur la nécessité de voyager au Sénégal à cette période. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 août 2024, M. B A, représenté par Me Ridja Mali, demande au juge des référés d'ordonner à la préfète de l'Essonne, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de traiter sa demande de changement d'adresse dans les 10 jours suivant la décision à intervenir et de condamner l'Etat au versement de la somme de 1200 euros en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite, car son titre de voyage a expiré le 10 décembre 2023 et il souhaiterait voyager au Sénégal, ce dont il est empêché ; il n'a pas obtenu de réponse depuis sa demande le 24 septembre 2023 ;

- la mesure est utile eu égard aux modalités d'établissement d'un titre de voyage ;

- la mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Ouardes, président de la 4ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A moins que des raisons impérieuses de sécurité nationale ou d'ordre public ne s'y opposent, l'étranger titulaire d'un titre de séjour en cours de validité auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application de l'article L. 511-1 et qui se trouve toujours sous la protection de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut se voir délivrer un document de voyage dénommé " titre de voyage pour réfugié " l'autorisant à voyager hors du territoire français. Ce titre permet à son titulaire de demander à se rendre dans tous les Etats, à l'exclusion de celui ou de ceux vis-à-vis desquels ses craintes de persécution ont été reconnues comme fondées en application du même article L. 511-1. ".

3. M. A, ressortissant mauritanien né la 15 mars 1977, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 31 mai 2028 en raison de sa qualité de réfugié, bénéficiait d'un titre de voyage réfugié valable du 11 décembre 2018 au 10 décembre 2023. Il a sollicité le changement de son adresse afin de procéder au renouvellement de ce titre de voyage le 24 septembre 2023 et il a produit un courrier à la préfecture de l'Essonne le 19 juin 2024 indiquant que sa demande était en cours d'instruction à cette date. Si M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 précité, d'enjoindre au préfet de traiter son changement d'adresse pour procéder au renouvellement de son titre de voyage, il ne fait état, pour justifier de l'urgence d'une telle mesure, que son souhait de voyager au Sénégal pour rendre visite à sa mère, sans donner aucune précision sur ce voyage, en particulier sur la nécessité de l'effectuer à cette période. Il ne justifie donc pas de l'urgence à ordonner la mesure qu'il demande, alors qu'il a un état de santé fragile. Au surplus, le juge des référés ne peut statuer que par des mesures provisoires. Il y a donc lieu de rejeter la requête présentée par M. A en toutes ses conclusions, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outres-mer.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 12 septembre 2024,

Le juge des référés,

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions