vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406853 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, M. C B, représenté par Me Pawlotsky, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté de la préfète de l'Essonne du 5 décembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français et de sa décision du 31 juillet 2024 de poursuivre l'exécution de cet arrêté ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de mettre fin à son éloignement et d'examiner son droit au séjour au regard de son état de santé dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir, et de lui remettre en mains propres une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 10 jours, laquelle devra être renouvelée jusqu'à la décision expresse qui sera adoptée suite à l'examen de son droit au séjour ;
3°) de décider, en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative, que l'ordonnance sera rendue exécutoire aussitôt qu'elle aura été rendue ;
4°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle le cas échéant ;
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que les deux avis successifs des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la décision de la préfète de l'Essonne du 31 juillet 2024 de poursuivre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français constituent des circonstances nouvelles justifiant la saisine du juge des référés malgré le caractère définitif de l'arrêté du 5 décembre 2023 ;
- la condition d'urgence est satisfaite en ce que son éloignement du territoire français, qui peut intervenir à tout moment dès lors qu'il est actuellement placé en centre de rétention, aurait de très graves conséquences sur son état de santé en raison de l'impossibilité d'une prise en charge médicale adéquate dans son pays d'origine ;
- le nouvel avis émis par un médecin de l'OFII le 23 juillet 2024 doit être écarté des débats dès lors qu'il est contraire à l'injonction prononcée par le juge des référés du Conseil d'Etat qui demandait à la préfète de l'Essonne de se prononcer au vu de l'avis émis le 14 juin 2024 tandis qu'aucune procédure de second avis n'est prévue par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; cet avis a été rendu par un médecin territorialement incompétent au regard de l'article 1er de la décision du 28 décembre 2023 portant désignation des médecins chargés d'émettre l'avis prévu au deuxième alinéa des articles R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le nouvel avis manque d'impartialité et d'indépendance dès lors qu'il n'a pas été reçu par le médecin qui n'a été destinataire que des seuls documents allant dans le sens de la préfecture ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie et à son droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants, garantis par les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il n'existe pas de possibilité effective qu'il accède aux traitements nécessaires et appropriés à son état de santé dans son pays d'origine, eu égard aux coûts de ces derniers ainsi qu'à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du Mali ; si l'article 37 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 a supprimé le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette modification est contraire aux stipulations de l'article 3 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; en tout état de cause il remplit les conditions pour se voir délivrer le titre de séjour de plein droit prévu à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; par sa décision du 31 juillet 2024 la préfète de l'Essonne n'a pas apprécié concrètement la possibilité effective pour l'intéressé d'avoir accès à ses soins au Mali en ne se fondant que sur des éléments antérieurs à l'ordonnance du juge des référés du Conseil d'Etat ; le traitement de trithérapie rétrovirale qu'il suit actuellement n'est pas commercialisé en Afrique tandis que le traitement pour l'hypertension est difficilement accessible et très coûteux ; il ne pourrait accéder à ces traitements compte tenu de sa situation financière extrêmement précaire d'autant plus qu'il n'a plus d'attache au Mali susceptible de l'aider ; les risques spécifiques liés à l'hypertension artérielle sont largement augmentés pour les personnes séropositives ;
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 août 2024 et le 9 août 2024, la préfète de l'Essonne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- l'ordonnance du 12 juillet 2024 du Conseil d'Etat lui enjoignant de réexaminer la situation médicale du requérant, elle pouvait légalement solliciter un nouvel avis du médecin de l'OFII pour l'éclairer sur cet état de santé ; le médecin qui a rendu un avis figure sur la liste des médecins coordinateurs de zone de l'OFII et aucun élément n'est de nature à remettre en cause son impartialité ou son indépendance ;
- il n'est pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées par le requérant dès lors qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé au Mali ; l'intéressé n'apporte que peu d'élément sur le traitement qu'il indique suivre pour l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et son hypertension artérielle ; les traitements contre ces deux affections sont disponibles au Mali ainsi qu'en atteste la liste officielle des médicaments disponibles dans ce pays tandis qu'aucun élément n'indique que le traitement actuel de l'intéressé ne pourrait être substitué par un autre médicament disponible ; il existe au Mali, et plus précisément dans la région d'origine de l'intéressé, de nombreux services hospitaliers permettant de prendre en charge l'hypertension artérielle et le VIH ; les traitement antirétroviraux (ARV) sont disponibles et gratuits depuis 2004 et les personnes vivant avec le VIH sont suivies grâce à un réseau de partenaires institutionnels et associatifs ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 9 août 2024 à compter de 10h15, en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience, M. A a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Pawlotsky, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que sa requête, qui rappelle sa demande d'écarter des débats l'avis du médecin coordonnateur de l'OFII rendu le 23 juillet 2024, qui insiste sur les critères développés par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme pour caractériser une atteinte à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui sont remplis en l'espèce dès lors que le traitement que M. B suit actuellement contre le VIH n'est pas disponible, tandis que le traitement contre l'hypertension est couteux et que compte tenu de sa double affection, tout changement dans son traitement est susceptible de dégrader son état de santé ; l'administration n'établit pas qu'il pourrait bénéficier de ce double traitement de manière simultanée au Mali, pays dans lequel il n'a plus aucun proche pour le soutenir ;
- les observations de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. Par un arrêté du 5 décembre 2023, devenu définitif, la préfète de l'Essonne a fait obligation à M. B, ressortissant malien, de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Par une ordonnance n° 2405121 du 21 juin 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. B, présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté. Par une ordonnance n°495749 du 12 juillet 2024, la juge des référés du Conseil d'Etat a annulé cette ordonnance, a enjoint à la préfète de l'Essonne de réexaminer, dans un délai de quinze jours, la situation de M. B au vu de son état de santé, en particulier à l'aune de l'avis du médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et a prononcé la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 décembre 2023 jusqu'à ce que la préfète de l'Essonne se soit expressément prononcée sur la possibilité d'en poursuivre la mise en œuvre. Par une décision du 31 juillet 2024, et après avoir sollicité un nouvel avis médical auprès de l'OFII, la préfète de l'Essonne a décidé de poursuivre l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de cette décision.
3. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
4. Méconnaissent les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les cas d'éloignement d'une personne gravement malade, dans lesquels il y a des motifs sérieux de croire que cette personne, bien que ne courant pas de risque imminent de mourir, ferait face, en raison de l'absence de traitements adéquats dans le pays de destination ou du défaut d'accès à ceux-ci, à un risque réel d'être exposée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou à une réduction significative de son espérance de vie. Il appartient aux requérants de produire des éléments susceptibles de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure litigieuse était mise à exécution, ils seraient exposés à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3. Lorsque de tels éléments sont produits, il incombe à l'administration, dans le cadre des procédures internes, de dissiper les doutes éventuels à leur sujet. L'évaluation du risque allégué doit faire l'objet d'un contrôle rigoureux à l'occasion duquel les autorités françaises doivent envisager les conséquences prévisibles du renvoi sur l'intéressé dans l'État de destination, compte tenu de la situation générale dans celui-ci et des circonstances propres au cas de l'intéressé. Les conséquences du renvoi sur l'intéressé doivent être évaluées en comparant son état de santé avant l'éloignement avec celui qui serait le sien dans l'État de destination après y avoir été envoyé. Il y a lieu de vérifier au cas par cas si les soins généralement disponibles dans l'État de destination sont suffisants et adéquats en pratique pour traiter la pathologie dont souffre l'intéressé afin d'éviter qu'il soit exposé à un traitement contraire à l'article 3. Les autorités doivent aussi s'interroger sur la possibilité effective pour l'intéressé d'avoir accès à ces soins et équipements dans l'État de destination. Dans l'hypothèse où, après l'examen des données de la cause, de sérieux doutes persistent quant à l'impact de l'éloignement sur les intéressés, il appartient aux autorités françaises d'obtenir de l'État de destination, comme condition préalable à l'éloignement, des assurances individuelles et suffisantes que des traitements adéquats seront disponibles et accessibles aux intéressés afin qu'ils ne se retrouvent pas dans une situation contraire à l'article 3.
5. En premier lieu, il appartient au juge de former sa conviction sur les points en litige au vu des éléments versés au dossier par les parties. Si, pour assurer le respect des obligations procédurales précitées qui incombent à l'administration, la préfète de l'Essonne disposait déjà d'un avis médical émis par un médecin de l'OFII le 14 juin 2024 sur la situation de M. B et l'existence de soins appropriés à son état au Mali, ni l'autorité de la chose décidée par l'ordonnance du juge des référés du Conseil d'Etat du 12 juillet 2024, ni aucune disposition législative ou réglementaire ne s'opposait à ce que l'administration sollicite un nouvel avis auprès du service médical de l'OFII avant de prendre une décision sur la possibilité de poursuivre la mise en œuvre de l'éloignement de M. B. Ce second avis, en date du 23 juillet 2024, a été pris par un des médecins du collège à compétence national désigné par le directeur général de l'OFII et la circonstance qu'il a été rendu par le médecin coordonnateur de la zone Est et non par celui de la zone Ile-de-France apparait sans incidence sur l'appréciation portée sur l'état de santé du requérant et l'existence d'un traitement approprié au Mali, alors qu'aucun élément objectif n'est de nature à remettre en cause l'impartialité ou l'indépendance du second médecin, quand bien même il existe une contradiction entre deux avis successifs rendus dans un délai proche. A cet égard, il résulte des écritures de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) que le premier avis, concluant à l'absence de traitement approprié au Mali, a été rendu à titre conservatoire alors que le service médical ne disposait pas de toutes les informations relatives à l'état de santé de M. B notamment sur l'observance de son traitement, et que la situation de l'intéressé a été réexaminée après la réalisation de nouveaux examens médicaux. L'OFII produit d'ailleurs de nombreux éléments circonstanciés appuyant l'appréciation portée par le second médecin quant à l'existence au Mali d'un traitement approprié eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans ce pays. Par suite, il n'y a pas lieu d'écarter des débats l'avis du 23 juillet 2024.
6. En deuxième lieu, par la décision en litige du 31 juillet 2024, la préfète de l'Essonne s'est expressément prononcée sur la possibilité, compte tenu des éléments nouveaux relatifs à la situation de santé de M. B, de poursuivre la mise en œuvre de l'arrêté du 5 décembre 2023. Il résulte de l'instruction que cette décision a été prise au terme d'une évaluation s'appuyant outre sur les deux avis médicaux précédemment cités, sur des éléments généraux d'information relatifs à la disponibilité des soins au Mali, qui sont produits dans la présente instance. En prenant cette décision, la préfète de l'Essonne a respecté les obligations procédurales qui lui incombaient afin de s'assurer que la poursuite de l'exécution de sa décision n'expose pas M. B à un risque de traitement inhumain ou dégradant.
7. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que M. B est atteint, d'une part, du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), pour lequel il bénéficie d'un traitement par trithérapie antirétrovirale dénommé " Biktarvy ", qui comprend trois principes actifs, le bictégravir, l'emtricitabine et le ténofovir alafénamide, lequel permet un contrôle efficace du virus au regard du dernier bilan sanguin réalisé par l'intéressé. S'il est constant que ce médicament n'est pas commercialisé sous cette forme précise au Mali, il résulte des fiches médicales issues de la base MedCoi et de la nomenclature nationale des médicaux à usage humain autorisés au Mali, produites en défense, d'une part que l'emtricitabine et le ténofovir alafénamide sont disponibles et accessibles en bithérapie sous l'appellation " Descovy " ou en trithérapie en association avec un autre principe actif, l'efavirenz tandis que d'autres traitements en trithérapie de lutte contre le VIH sont également disponibles, notamment l'association de dolutegravir, lamuvidine et ténofovir disoproxil fumarate. M. B est également suivi pour une hypertension artérielle, pour laquelle il est traité par amlodipine, principe actif qui figure également sur la liste des médicaments disponibles au Mali. D'autre part, il résulte de ces mêmes pièces que le suivi et la prise en charge du VIH, tout comme le suivi cardiologique sont réalisés dans de nombreux établissements de santé proches géographiquement. Par ailleurs, s'il résulte de la littérature scientifique produite par le requérant que la prévalence de l'hypertension est plus élevée chez les porteurs de VIH sous traitement antirétroviral que dans la population générale et qu'il existe des interactions entre les traitements antirétroviraux et les médicaments antihypertenseurs, ces éléments ne sont pas de nature à démontrer que toute substitution dans le traitement antirétroviral suivi par M. B entrainerait nécessairement une dégradation de son état de santé, a fortiori dans un telle ampleur qu'elle serait susceptible de caractériser un traitement inhumain et dégradant. Alors qu'il n'est pas contesté que les traitements antirétroviraux sont accessibles à moindre coût voire gratuitement au Mali et s'il est fait état du coût des traitements pour l'hypertension artérielle, qui représenterait en moyenne quatre fois le coût des dépenses moyennes de santé dans le pays selon un article scientifique de 2019, il ne résulte pas de l'instruction que M. B, âgé de 45 ans et dont l'état de santé ne fait a priori pas obstacle à l'exercice d'une activité professionnelle, ne pourrait pas en assumer la charge ou bénéficier du système d'assurance maladie également cité dans cet article. Enfin, si M. B fait valoir qu'il n'a plus aucune attache au Mali, il ne résulte pas de l'instruction que son état de santé nécessiterait qu'il soit assisté par un tiers pour bénéficier des soins appropriés à son état. Par suite, dès lors qu'il résulte de l'instruction qu'il existe au Mali des soins suffisants, effectivement accessibles et adéquats pour traiter les pathologies dont souffre M. B, ce dernier n'est pas fondé à soutenir qu'en décidant de poursuivre l'exécution d'une mesure d'éloignement vers ce pays, la préfète de l'Essonne porterait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de ne pas être exposé à des traitements contraires aux articles 2 et 3 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il ne peut être éloigné en raison de son éligibilité au titre de séjour de plein droit pour soins prévu à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de se prononcer expressément sur la condition d'urgence, les conclusions formées par l'intéressé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doivent être rejetées, ainsi que ses conclusions au titre des frais de l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à la préfète de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 9 août 2024.
Le juge des référés,
signé
B. A
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
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03/08/2026
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03/08/2026