LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407008

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407008

vendredi 16 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407008
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus du préfet des Yvelines d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de droit, erreur de fait, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée au sens de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 août 2024, M. A B, représenté par Me Sedjro demande au juge des référés :

1°) de prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel le préfet des Yvelines a rejeté sa demande d'autorisation de regroupement familial au profit de son épouse ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de réexaminer sa situation et de statuer à titre provisoire sur sa demande de regroupement familial, et ce, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1200 euros à verser à Me Sedjro sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'exécution de l'arrêté porte gravement atteinte au droit à la vie privée et familiale du requérant ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué. En effet, cet arrêté est entaché d'incompétence faute de délégation de signature accordée à son signataire. Il est entaché d'erreur de droit en tant qu'il est fondé sur les dispositions de l'article R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile bien qu'elles aient été abrogées par l'ordonnance n°2020-1733 du 16 décembre 2020. Il est entaché d'erreur de fait en ce que le motif tiré du défaut de conformité du logement est fondé sur une composition familiale erronée, les enfants de son premier mariage résidant non pas avec lui mais à Hawaï avec leur mère et deux d'entre eux étant majeurs à la date de la décision. Il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'il ne met pas fin à la prolongation de l'éloignement de son épouse qui réside au Togo.

Vu la copie de la requête présentée par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 de ce code, lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'engager une procédure contradictoire ou de tenir une audience.

2. En l'état de l'instruction, il est manifeste, au vu de chacun des moyens tels que visés ci-dessus, que la requête est mal fondée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il appartient au requérant s'il s'y croit fondé de déposer une nouvelle demande de regroupement familial en apportant tout justificatif concernant la composition familiale de son foyer à la date du dépôt de cette nouvelle demande, laquelle devra être prise en compte par l'administration pour apprécier la conformité du logement.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Versailles, le 16 août 2024.

La juge des référés,

Signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions