vendredi 16 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2407063 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 août 2024, Mme A C demande au juge des référés :
1°) de reconsidérer la décision du 25 juin 2024 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale, directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine l'a informée que la commission d'appel avait rendu un avis favorable au redoublement en classe de première de sa fille, B D ;
2°) de permettre à sa fille, B D de poursuivre sa scolarité en terminale.
Elle soutient que :
- le redoublement de sa fille la priverait de la possibilité de poursuivre ses études en LLCER à l'INALCO où sa sœur est déjà inscrite ; ce redoublement compromet ainsi son avenir universitaire et son bien-être psychologique ;
- la commission d'appel n'a pas tenu compte de l'ensemble des compétences de sa fille, de ses aspirations et des circonstances familiales particulières dans lesquelles elle se trouve.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Ghiandoni, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". L'article R. 522-1 du même code précise que : " () / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste () qu'elle est irrecevable () le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Par la présente requête, Mme C entend s'opposer à la décision de redoublement de sa fille en classe de première pour la rentrée 2024-2025 dont elle a été avisée par une décision du 25 juin 2024 du directeur académique des services de l'éducation nationale, directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine. Toutefois, l'intéressée ne précise pas le fondement de sa demande en référé et ne formule aucune conclusion clairement exprimée. A supposer qu'elle puisse être regardée, au regard de sa situation, comme demandant la suspension de l'exécution de cette décision, il lui appartiendrait alors de présenter une requête contestant au fond cette décision et, le cas échéant, une requête distincte en référé tendant à la suspension de ce refus, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, de tels recours relèveraient de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Ainsi, la requête de Mme C étant manifestement irrecevable, il y a lieu de la rejeter, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Fait à Versailles, le 16 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
S. Ghiandoni
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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