LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407472

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407472

lundi 2 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407472
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait la décision de la CAF de l'Essonne l'invitant à demander une pension de vieillesse et celle du président du conseil départemental mettant fin à son RSA. Le juge a estimé que la première décision, simple information sans caractère décisoire, n'était pas susceptible de recours. Pour la seconde, il a relevé que M. A n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, rendant sa demande irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 août 2024, M. B A demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 30 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Essonne l'a invité à déposer une demande de pension de vieillesse et d'allocation de solidarité aux personnes âgées ainsi que la décision du 24 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l'Essonne l'a informé qu'il mettait fin à ses droits à l'allocation de revenu de solidarité active, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité ;

2°) d'ordonner au président du conseil départemental de l'Essonne et à la caisse d'allocation familiales de l'Essonne de le rétablir dans ses droits à partir du mois d'avril 2024, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Il soutient que :

Sur la condition d'urgence :

- elle est satisfaite dès lors que le revenu de solidarité active constitue sa seule source de revenus ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- les décisions attaquées ne lui ont pas été notifiées ;

- elles ne comportent pas la signature de leur auteur ;

- elles sont entachées d'un défaut de motivation en droit ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles ;

- elles sont entachées d'une erreur de fait ;

- l'illégalité de la décision du 30 mars 2024 entache d'illégalité la décision du 24 juillet 2024 ;

- la mention des voies et délais de recours est erronée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 26 août 2024 sous le n° 2407337 par laquelle M. B A demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Degorce, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, titulaire de l'allocation de revenu de solidarité active, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 30 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Essonne l'a invité à déposer une demande de pension de vieillesse et d'allocation de solidarité aux personnes âgées ainsi que la décision du 24 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l'Essonne l'a informé qu'il mettait fin à ses droits à l'allocation de revenu de solidarité active.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée. Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. D'une part, par la décision du 30 mars 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne se borne à informer M. A qu'elle n'a pas reçu la preuve de ce qu'il avait déposé une demande de pension de vieillesse et d'allocation de solidarité aux personnes âgées et l'invite à le faire au plus vite. Cette simple information, qui ne fait pas grief à M. A et qui ne présente aucun caractère décisoire, ne constitue ni ne révèle une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ni, par voie de conséquence, d'un référé suspension.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ". Aux termes de l'article R. 262-88 du même code : " Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée. () ". L'absence de réponse du président du conseil départemental pendant un délai de deux mois équivaut à une décision de rejet du recours préalable obligatoire susceptible d'être déférée au tribunal administratif. Par ailleurs, dès lors que le recours administratif obligatoire a été adressé à l'administration préalablement au dépôt de la demande contentieuse et dans l'hypothèse où, à la date à laquelle le juge administratif statue, aucune décision, expresse ou implicite, se prononçant sur le recours administratif n'a encore été prise par l'administration, le juge ne peut que rejeter cette demande présentée de façon prématurée comme irrecevable.

5. M. A, dans sa requête au fond enregistrée au greffe du tribunal le 26 août 2024 sous le n° 2407337, demande l'annulation de la décision initiale du 24 juillet 2024. Compte tenu de la procédure de recours administratif préalable obligatoire mentionné au point précédent, cette décision ne peut cependant faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ni, par voie de conséquent, faire l'objet d'un référé-suspension.

6. S'il résulte de l'instruction que M. A a introduit un recours préalable à l'encontre de la décision du 24 juillet 2024, adressé au président du conseil départemental le 31 juillet 2024, à la date d'enregistrement de la présente requête comme à la date de la présente ordonnance, le délai de deux mois laissé au président du conseil départemental de l'Essonne pour se prononcer sur le recours préalable de M. A n'est toutefois pas encore écoulé. En l'absence de toute décision, implicite ou expresse, se prononçant sur le recours administratif de M. A, sa requête est prématurée et, de ce fait, irrecevable.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions sans que, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, il y ait lieu d'engager une procédure contradictoire ni de tenir une audience.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Versailles, le 2 septembre 2024

La juge des référés,

signé

Ch. Degorce

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions