LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407578

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407578

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407578
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. A, ressortissant algérien, pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'un récépissé. La solution retenue est fondée sur l'absence de réponse de l'administration à la demande déposée en février 2024 et sur l'urgence caractérisée par l'obligation pour l'intéressé de quitter le territoire tous les trois mois, perturbant sa vie familiale et professionnelle. Le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes dégagés par la jurisprudence administrative concernant l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 3 et 9 septembre 2024, M. B A demande au juge des référés d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour un titre de séjour mention " vie privée et familiale " et pour que lui soit délivré un récépissé.

Il soutient que :

- la condition de l'urgence est caractérisée dès lors qu'il est obligé de quitter le territoire français tous les trois mois du fait qu'il est détenteur d'un titre de séjour slovaque, ce qui a des conséquences sur sa vie familiale et professionnelle ;

- la demande est utile ;

- sa demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

La requête a été communique à la préfète de l'Essonne qui n'a produit aucune observation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A qui est un ressortissant algérien né le 4 janvier 1988, a épousé une ressortissante slovaque et a obtenu un titre de séjour mention " Carte bleue européenne " délivré en Slovaquie. Il a déposé une demande de titre de séjour le 14 février 2024 à la préfecture de l'Essonne, sa demande étant restée sans réponse. A son arrivée en France avec sa famille,

M. A a obtenu une autorisation de travail à compter du 1 avril 2024 en qualité d'ingénieur. Il demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous afin d'obtenir un titre de séjour et un récépissé.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 523-1, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

4. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

5. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que, si l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, malgré plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir rapidement ce rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel celui-ci doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

6. Il résulte de l'instruction que M. A a obtenu un titre de séjour mention " Carte bleue européenne " valable du 15 octobre 2019 au 14 octobre 2024, un visa long séjour mention " salarié " expirant le 1er décembre 2024 et une autorisation de travail en France. Il ressort en outre des différents courriels de l'intéressé adressés à l'administration, non contestés en défense, que cette demande est restée sans réponse, le requérant ayant tenté en vain d'obtenir des informations sur l'avancement de son dossier. Enfin, il résulte de l'instruction qu'en raison du défaut de titre de séjour et de la délivrance à l'intéressé de tout récépissé, la situation engendre pour le requérant des déplacements tous les trois mois en Slovaquie lui permettant pas d'être présent pour sa famille, alors que son épouse et l'un de ses fils sont en situation de handicap. Dans ces circonstances, la condition d'urgence posée part les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est remplie. Par ailleurs, il n'apparait pas que cette demande se heurtait à une contestation sérieuse et qu'elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

7. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de délivrer à M. A dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance un rendez-vous pour un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou un récépissé, sous réserve de la présentation d'un dossier complet.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à la préfète de l'Essonne de délivrer à M. A dans un délai de quinze jours à compter de la présente ordonnance un rendez-vous ou un récépissé, sous réserve de la présentation d'un dossier complet.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la préfète de l'Essonne et au ministre de l'intérieur.

Fait à Versailles, le 8 octobre 2024,

Le juge des référés,

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions