lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2407761 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2024, la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, représentée par son maire en exercice, demande au tribunal d'ordonner sur le fondement des dispositions de l'article L 521-3 du code de justice administrative l'expulsion de M. A du logement qu'il occupe sans droit ni titre au 33 avenue de Brétigny (logement n°103, RDC, porte de droite) à Sainte-Geneviève-des-Bois (91) et de tout autre occupant de son chef, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut d'exécution dans ce délai, de l'autoriser à y procéder aux frais de M. A, si besoin avec le concours de la force publique.
Elle soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que cette occupation compromet le bon fonctionnement du service, son successeur devant occuper le logement pour les besoins du bon accomplissement des missions de gardiennage des écoles Jean Jaurès et Fernand Léger ;
- la demande de la commune ne se heurte à aucune contestation sérieuse, le requérant n'ayant introduit aucun recours ;
- l'utilité de la mesure est établie pour les mêmes motifs qui justifient l'urgence.
La requête a été communiquée, par la voie administrative, à M. A qui n'a pas produit d'observation.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de la propriété des personnes publiques,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 24 septembre 2024 à 15h, en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, M. Ouardes a lu son rapport ; les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Il résulte de l'instruction que M. A a été placé sur sa demande en disponibilité pour convenance personnelle pour une durée de cinq ans à compter du 1er janvier 2023. Sa situation ne lui ouvrait plus droit à la mise à disposition d'un logement de fonction pour nécessité absolue de service. Un courrier lui notifiant la fin d'attribution du logement lui a été adressé lui indiquait qu'il disposait d'un délai de trois mois pour quitter le logement. Il n'est pas contesté que l'occupant n'a pas quitté le logement au terme de ce délai. Il n'est pas contesté que cette occupation compromet le bon fonctionnement du service, le successeur de M. A devant occuper le logement pour les besoins du bon accomplissement des missions de gardiennage des écoles Jean Jaurès et Fernand Léger. Par ailleurs la mesure demandée présente un caractère d'urgence eu égard aux besoins du bon accomplissement des missions de gardiennage pour la rentrée scolaire 2024. Enfin elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. Par suite, la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, qui n'a pas le pouvoir d'y procéder elle-même, est recevable à demander au juge des référés l'expulsion de M. A et de tout autre occupant de son chef de l'appartement en cause.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'ordonner l'expulsion, au plus tard le 30 octobre 2024, de M. A et de tout autre occupant de son chef du logement qu'il occupe sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans l'exécution de l'ordonnance à l'expiration d'un délai d'un mois à compter de sa notification.
O R D O N N E :
Article 1er: Il est ordonné à M. A et tout autre occupant de son chef de libérer, au plus tard le 30 octobre 2024, le logement qu'il occupe sans droit ni titre au 33 avenue de Brétigny (logement n°103, RDC, porte de droite) à Sainte-Geneviève-des-Bois (91) sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans l'exécution de l'ordonnance à l'expiration d'un délai de 30 jours à compter de sa notification.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois et à M. B A.
Fait à Versailles, le 30 septembre 2024,
Le juge des référés, La greffière,
signé signé
P. Ouardes S. Paulin
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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