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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407981

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407981

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407981
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était confronté à une demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Yvelines ayant convoqué le requérant pour déposer sa demande, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requête de M. A a ainsi été privée d'objet, et sa demande au titre des frais de justice a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. D A, représenté par Me Diarra, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet des Yvelines portant refus de renouvellement de son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de le convoquer en préfecture pour la délivrance d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard en attendant le jugement au fond ;

3°) de dire que l'ordonnance sera exécutoire aussitôt qu'elle aura été prise ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2024, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer, le requérant étant convoqué par ses services le 30 septembre 2024 afin de déposer sa demande de titre de séjour.

Vu :

- La requête au fond enregistrée sous le n° 2407959 par laquelle M. B A demande l'annulation de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code des transports ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 2 octobre 2024, en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience, M. Ouardes a lu son rapport, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1.M. D A, représenté par Me Diarra, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet des Yvelines portant refus de renouvellement de son titre de séjour et d'enjoindre au préfet des Yvelines de le convoquer en préfecture pour la délivrance d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard en attendant le jugement au fond.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "

3. Il résulte de l'instruction et n'est d'ailleurs pas contesté que M. D A a reçu une convocation pour le 30 septembre 2024 auprès des services de la préfecture des Yvelines afin de déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Par suite il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à sa demande formée en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. D A aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : Sa demande formée en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, au préfet des Yvelines et au ministre de l'intérieur.

Fait à Versailles, le 9 octobre 2024,

Le juge des référés, La greffière,

signé signé

P. Ouardes N. Gilbert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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