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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408073

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408073

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408073
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté du préfet de police de Paris du 8 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français, avec refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que M. B, placé en centre de semi-liberté dans le cadre d’un aménagement de peine, ne l’a pas réintégré depuis le 21 janvier 2024 et n’a fourni aucune adresse ou coordonnées permettant de lui notifier les actes de procédure. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il prononce un non-lieu à statuer en l’état sur la requête, jusqu’à ce que le requérant manifeste sa volonté de poursuivre l’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2023 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans en l'informant de son signalement à fin de non admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours () ".

2. Il ressort des pièces versées au dossier que M. B a été placé le 21 janvier 2024 au centre de semi-liberté de Versailles (Yvelines) dans le cadre d'un aménagement de peine.

3. M. B n'a pas réintégré le centre de semi-liberté suite à une sortie en date du 21 janvier 2024, sans que sa requête ou tout autre document de la procédure ne précise ni l'adresse à laquelle celui-ci est domicilié ni même son numéro de téléphone ou une adresse électronique qui permettrait au tribunal de notifier à l'intéressé les actes de procédure à intervenir. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu en l'état sur la requête susvisée jusqu'à une éventuelle manifestation de volonté du requérant de poursuivre l'instance.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au directeur du centre de semi-liberté de Versailles pour M. A B et au préfet de police de Paris.

Fait à Versailles le 26 septembre 2024.

La présidente,

signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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