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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408084

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408084

lundi 28 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408084
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par des parents contestant la décision de l'inspectrice d'académie d'affecter leur fils au lycée Marguerite Yourcenar, en lieu et place de leurs premier et deuxième vœux. En cours d'instance, le recteur a informé le tribunal que l'élève avait finalement été affecté au lycée Jacques Prévert, correspondant à son deuxième vœu. Les requérants ont alors déclaré se désister de leur requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 septembre 2024, M. et Mme B et A C, demandent au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 4 juillet 2024 par laquelle l'inspectrice d'académie a affecté leur fils au lycée Marguerite Yourcenar à Morangis (Essonne) ainsi que celle du 24 juin 2024 par laquelle elle a refusé d'affecter leur fils dans les lycées correspondant à son premier et deuxième vœu ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de procéder à l'affectation, à titre provisoire, de leur fils dans l'un des trois lycées de sa zone normale de desserte, aux fins de poursuivre sa scolarité, dans un délai de deux jours à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir, et ce sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- il existe des moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision :

. elle méconnaît les dispositions de l'article D. 211-11 du code de l'éducation ;

. elle méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2024, le recteur de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est devenue sans objet dès lors que le fils des requérants a été affecté, par décision du 1er octobre 2024, au lycée Jacques Prévert à Longjumeau (Essonne) qui correspondait à son deuxième vœu.

Par un mémoire, enregistré le 2 octobre 2024, M. et Mme C déclarent se désister de leur requête.

Vu la requête enregistrée le 25 juillet 2024 sous le n° 2406463 par laquelle M. et Mme C demandent l'annulation des décisions en litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Féral, premier vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 3 octobre à 10 heures 00.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Paulin, greffière d'audience :

- le rapport de M. Féral, juge des référés ;

- les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Par un mémoire enregistré le 2 octobre 2024, M. et Mme C déclarent se désister de leur requête dès lors que, postérieurement à son introduction, leur fils a été affecté au lycée Jacques Prévert à Longjumeau. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme C.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B et A C et au recteur de l'académie de Versailles.

Fait à Versailles, le 28 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

R. Féral

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir l'exécution de la présente décision.

N°2408084

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