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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408176

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408176

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408176
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé liberté de M. Vagneux, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au maire d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal une proposition de délibération visant à retirer la protection fonctionnelle du maire. Le juge a estimé que M. Vagneux n'invoquait aucune circonstance particulière caractérisant une situation d'urgence, condition nécessaire pour que des mesures soient prises dans un délai de quarante-huit heures. En l'absence d'urgence justifiée, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, M. A Vagneux demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge d'inscrire à l'ordre du jour de la séance du conseil municipal du 26 septembre 2024, puis de faire examiner au cours de cette séance, sa proposition de délibération du 2 juillet 2024 portant retrait de la protection fonctionnelle du maire de Savigny-sur-Orge pour pouvoir être représenté lors d'une audience du 25 juin 2024 devant le tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes.

Il soutient que le refus du maire de convoquer le conseil municipal pour faire examiner sa proposition de délibération porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'exercice de son mandat d'élu local.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. M. Vagneux, conseiller municipal de la commune de Savigny-sur-Orge, soutient que le refus du maire de convoquer le conseil municipal d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal sa proposition de délibération portant retrait de sa protection fonctionnelle pour pouvoir être représenté lors d'une audience du 25 juin 2024 devant le tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes, porte une atteinte grave et manifestement illégaleà sa liberté fondamentale d'exercice de son mandat d'élu local. Toutefois il n'invoque aucune circonstance particulière de nature à caractériser une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures. Par suite, M. Vagneux ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

4. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter la requête de M. Vagneux selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1 : La requête de M. Vagneux est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Vagneux.

Fait à Versailles, le 24 septembre 2024.

Le juge des référés

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408176

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