LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408227

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408227

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408227
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de parents demandant l'affectation de leur fils en seconde générale. Le juge a estimé que l'absence d'affectation dans la filière souhaitée ne constituait pas une situation d'extrême urgence, l'élève ayant été orienté en seconde professionnelle et n'étant pas déscolarisé. Il a également considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 24 septembre 2024, M. A E et Mme B D, agissant en son nom propre et au nom de leur enfant C E, demandent au juge des référés, saisi en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre à l'Etat, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, de procéder à l'affectation de C E en seconde générale et technologique au titre de l'année 2024-2025 au sein du lycée Jean-Baptiste Corot à Savigny-sur-Orge.

Elle soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que leur fils n'est affecté dans aucun établissement en classe de seconde générale au titre de l'année 2024-2025 et qu'il n'a reçu aucune notification pour une telle affectation, selon son choix d'orientation ;

- l'absence d'affectation et d'inscription en seconde générale et technologique de leur fils porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental dont disposent les élèves à l'éducation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Ribeiro-Mengoli, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie.

2. Il résulte de l'instruction que si C E, scolarisé en classe de 3ème au cours de l'année scolaire 2023-2024, a formulé en juin 2024 ses vœux d'affectation pour le lycée Jean-Baptiste Corot à Savigny-sur-Orge en classe de seconde générale et technologique, la commission d'appel de l'académie de Versailles a, par une décision du 12 juin 2024, décidé son orientation en classe de seconde professionnelle. Si les requérants contestent une telle orientation en faisant valoir, sans d'ailleurs l'établir, que l'administration les aurait informés, à la rentrée scolaire, que leur fils pourrait recevoir une orientation en classe de seconde générale, il n'en résulte pas, alors que leur fils a reçu une orientation en classe de seconde professionnelle au titre de l'année 2024-2025 et qu'il ne résulte pas de l'instruction qu'il serait déscolarisé du fait de cette décision, une situation d'extrême urgence justifiant l'intervention du juge des référés dans les quarante-huit heures ni davantage une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L 521-2 du code de justice administrative susceptible de justifier l'intervention du juge des référés sur ce fondement. Par suite, la requête de M. E et Mme D peut être rejetée selon la procédure régie par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. E et Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E et Mme F.

Copie en sera transmise à la rectrice de l'académie de Versailles et à la ministre de l'éducation nationale.

Fait à Versailles, le 24 septembre 2024.

La juge des référés,

signé

N. Ribeiro-Mengoli

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions