LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408404

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408404

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408404
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait le transfert de son dossier de la préfecture de la Loire vers celle des Yvelines et la délivrance d'un titre de séjour, invoquant une atteinte grave à son droit au travail. Le juge a estimé que le risque de perte d'emploi, présenté comme hypothétique, ne caractérisait pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2024, M. A B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner à la préfecture de la Loire de transférer immédiatement et officiellement son dossier à la préfecture des Yvelines, qu'il soit enjoint à cette dernière de procéder à l'instruction de sa demande et à la délivrance d'un titre de séjour dans les plus brefs délais, et que l'administration soit condamnée à lui verser une somme de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles, du préjudice matériel (950 euros) et du préjudice moral (1 050 euros).

Il soutient, s'agissant de l'urgence, que s'il ne reçoit pas son titre de séjour d'ici le 10 octobre 2024, date de fin de validité de son dernier récépissé, il risque de perdre son travail et de se retrouver sans aucune ressource financière ; s'agissant de l'atteinte grave à une liberté fondamentale, il soutient que le défaut de régularisation de sa situation administrative le met en position d'irrégularité vis-à-vis de son employeur, qui pourrait être contraint de mettre fin à son contrat de travail en CDI et que cette situation constitue une atteinte grave à son droit au travail, protégé par l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner à la préfecture de la Loire de transférer immédiatement et officiellement son dossier à la préfecture des Yvelines, qu'il soit enjoint à cette dernière de procéder à l'instruction de sa demande et à la délivrance d'un titre de séjour dans les plus brefs délais, et que l'administration soit condamnée à lui verser une somme de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles, du préjudice matériel (950 euros) et du préjudice moral (1 050 euros).

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Il résulte de l'article L.522-3 du même code que le juge des référés peut rejeter sans audience et procédure contradictoire les demandes qui ne présentent pas un caractère d'urgence.

3. L'intervention du juge des référés dans les conditions d'urgence particulière prévues par l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonnée au constat que la situation litigieuse permet de prendre utilement et à très bref délai les mesures de sauvegarde nécessaires. Or, la circonstance encore à ce jour hypothétique qu'il soit mis fin au contrat de travail de l'intéressé du fait de sa situation administrative au regard du droit au séjour, ne révèle pas une situation d'urgence caractérisée de nature à justifier l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. Il s'ensuit que la requête peut être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Versailles, le 1er octobre 2024.

La juge des référés

signé

E. Marc

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408404

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions