jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2408454 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024, M. A B demande au juge des référés d'ordonner la suspension de la décision de mise en paiement de la régularisation de charges au titre de l'année 2022 du logement qui lui est concédé par nécessité absolue de service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête en faisant valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable comme dépourvue de moyens et dirigée contre un acte qui ne constitue pas une décision, à titre subsidiaire, que la condition d'urgence n'est pas remplie.
Vu :
- la décision dont la suspension est demandée ;
- les autres pièces du dossier ;
- le recours préalable obligatoire présenté le 14 juin 2024 auprès de la commission des recours des militaires ;
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Descours-Gatin, magistrat honoraire, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Descours-Gatin, juge des référés.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience le 14 octobre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. En l'espèce, le requérant n'établit pas l'urgence qu'il y aurait à prononcer la suspension de l'avis du 7 juin 2024 portant régularisation des charges de son logement au titre de l'année 2022. Dans ces conditions, la condition d'urgence invoquée, qui doit s'apprécier objectivement et globalement, ne peut être tenue pour remplie. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer la recevabilité de la requête ni sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause, il y a lieu de rejeter la requête
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Fait à Versailles, le 17 octobre 2024.
La juge des référés,
signé
Ch. Descours-Gatin
La greffière,
signé
N. Gilbert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2408454
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