LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408600

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408600

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408600
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A épouse C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne d'exécuter une précédente ordonnance du 18 septembre 2024 lui enjoignant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors que l'intéressée disposait d'une procédure dédiée, sur le fondement de l'article L. 911-4 du même code, pour obtenir l'exécution d'une décision de justice. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 octobre 2024, Mme B A épouse C, représentée par Me Magbondo, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, d'exécuter l'ordonnance rendue le 18 septembre 2024 jusqu'à la date à laquelle cette ordonnance aura reçu exécution ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 16 août 2024, elle a formulé dans le délai imparti une demande de renouvellement ;

- l'urgence tient au maintien de sa situation irrégulière et au risque d'interpellation et d'éloignement ; elle s'est vu suspendre ses droits sociaux et privée du droit d'aller et venir ; elle est isolée avec un enfant à charge ;

- la mesure est utile compte tenu de sa demande en bonne et due forme titre de séjour ;

- sa demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

La requête a été communiquée à la préfète de l'Essonne qui n'a pas répondu.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A épouse C, ressortissante béninoise née le 7 novembre 1985, est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 16 août 2024, dont elle a formulé dans le délai imparti une demande de renouvellement. Par une ordonnance n° 2407433 du 18 septembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a enjoint à la préfète de l'Essonne de délivrer à Mme A épouse C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou un récépissé, sous réserve de la présentation d'un dossier complet. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne d'exécuter cette ordonnance.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. En l'espèce, la mesure sollicitée par Mme A épouse C n'est pas utile au sens des dispositions précitées dès que l'intéressée dispose d'une procédure dédiée pour obtenir l'exécution d'une décision de justice. Il s'ensuit que les conclusions formulées par Mme A épouse C sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent être que rejetées, la requérante étant en mesure de solliciter, s'elle s'y croit fondée, une demande d'exécution du jugement précité sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par Mme A épouse C doit être rejetée, en ce compris les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : la requête de Mme A épouse C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A épouse C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 21 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

P. Fraisseix

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions