vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2408703 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 octobre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au directeur général des finances publiques de cesser le recouvrement des créances mises à sa charge par l'Institut national de recherche sur l'informatique et l'automatique (INRIA) jusqu'à ce que les juridictions civiles apportent des réponses claires quant à l'attribution des dettes ;
2°) d'enjoindre à l'INRIA d'apporter des réponses à ses réclamations contre le harcèlement dont il estime avoir fait l'objet en vue d'un règlement sur le fond par les juridictions civiles compétentes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire () ". Aux termes de l'article L. 521-2 de ce code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 de ce code, lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'engager une procédure contradictoire ou de tenir une audience.
2. M. B saisit le juge du référé-liberté à raison de l'urgence à faire cesser la précarité financière et sanitaire dans laquelle il serait tombé. Toutefois, en l'état de l'instruction, il ne justifie pas de l'existence d'une situation d'urgence caractérisée qui appellerait à très bref délai des mesures de la nature de celles qui peuvent être ordonnées par le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Au demeurant, les mesures qu'il demande semblent liées à des procédures civiles en cours, le caractère particulièrement confus des écritures de l'intéressé ne permettant pas de comprendre sa situation.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 18 octobre 2024.
La juge des référés,
signé
J. Grand d'Esnon
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°240870300
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