LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408711

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408711

mardi 25 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408711
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL HORUS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de A... qui contestait les prescriptions assortissant son permis de construire pour un immeuble collectif au Mesnil-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que l'erreur matérielle sur le bénéficiaire était sans incidence sur la légalité de l'arrêté. Il a estimé que les prescriptions litigieuses, fondées sur les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, étaient suffisamment motivées, précises et nécessaires pour assurer la sécurité publique et l'intégration architecturale du projet. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 octobre 2024, A... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 avril 2024 par lequel le maire du Mesnil-Saint-Denis lui a accordé un permis de construire pour la réalisation d’un immeuble collectif de six logements et le ravalement des façades des bâtiments existants sur une parcelle située 4-6 rue Raymond Berrurier, ainsi que la modification du passage situé au n° 6 de cette rue, en tant qu’il édicte, en son article 2, des prescriptions, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux tendant au retrait de ces prescriptions ;

2°) d’enjoindre au maire du Mesnil-Saint-Denis de lui délivrer le permis de construire qu’elle sollicite, exempt de prescriptions, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Mesnil-Saint-Denis une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l’arrêté en litige comporte une erreur matérielle s’agissant de son bénéficiaire ;
- plusieurs des prescriptions édictées en son article 2 sont entachées d’illégalité, dès lors qu’elles sont imprécises et nécessitent un complément d’instruction, et qu’elles ne sont, au demeurant, ni justifiées, ni motivées.

La procédure a été communiquée à la commune du Mesnil-Saint-Denis, qui n’a pas présenté d’observations en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme,
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,
- les conclusions de M. Fraisseix, rapporteur public,
- les observations de Me Borderieux, représentant la requérante.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 10 avril 2024, le maire du Mesnil-Saint-Denis a accordé à A... un permis de construire pour la réalisation d’un immeuble collectif de six logements et le ravalement des façades des bâtiments existants sur une parcelle située 4-6 rue Raymond Berrurier, ainsi que la modification du passage situé au n° 6 de cette rue. La requérante demande au tribunal d’annuler cet arrêté en tant qu’il édicte, en son article 2, des prescriptions, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux tendant au retrait de ces prescriptions.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire a été déposée par son gérant, représentant légal de A..., pour le compte de cette dernière. Si l’arrêté en litige mentionne que cette demande a été déposée par son gérant, personne physique, et non par A..., cette circonstance demeure toutefois sans incidence sur sa légalité, dès lors que le formulaire de demande indique qu’elle est déposée pour le compte de la personne morale, comprend son numéro SIRET et que le gérant est, en tout état de cause, son représentant légal. Par suite, le moyen tiré de ce que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur matérielle doit être écarté.
En second lieu, l'administration ne peut assortir une autorisation d'urbanisme de prescriptions qu'à la condition que celles-ci, entraînant des modifications sur des points précis et limités et ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet, aient pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect. Le titulaire d’une autorisation d’urbanisme peut utilement soulever à l’appui de ses conclusions tout moyen relatif au bien-fondé des prescriptions qu’il critique ou au respect des exigences procédurales propres à leur édiction. Toutefois, le juge ne peut annuler ces prescriptions, lorsqu’elles sont illégales, que s’il résulte de l’instruction qu’une telle annulation n’est pas susceptible de remettre en cause la légalité de l’autorisation d’urbanisme et qu’ainsi, ces prescriptions ne forment pas avec elle un ensemble indivisible.
Il ressort des pièces du dossier que le maire du Mesnil-Saint-Denis a assorti son arrêté de neuf prescriptions. A... soutient que sept d’entre elles sont entachées d’illégalité, dès lors qu’elles sont imprécises, qu’elles nécessitent un complément d’instruction ou qu’elles ne sont ni justifiées, ni motivées.
D’une part, aux termes de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ».
Six des prescriptions édictées à l’article 2 de l’arrêté en litige portent exclusivement sur des aménagements de la voirie et de ses dépendances liés à la localisation et aux modifications des accès induits par le projet, afin d’assurer la sécurité des automobilistes et des piétons aux abords des deux futures voies d’accès à la parcelle. Ces prescriptions, suffisamment motivées et qui induisent des modifications sur des points précis et limités, ne nécessitent pas un complément d’instruction quand bien même leur coût n’est pas indiqué et ont pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions précitées de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, dont l’administration est chargée d'assurer le respect.
D’autre part, aux termes de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ».
La septième prescription, qui reprend une préconisation du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, impose que les fenêtres de la toiture du bâtiment C, implantées côté rue, soient implantées côté cour et qu’elles répondent aux caractéristiques « CAST-PMR », afin de permettre leur meilleure insertion dans l’environnement bâti existant. Cette prescription, suffisamment motivée, qui ne porte que sur un point précis et limité du projet, ne nécessitait pas, contrairement à ce que soutient la requérante, un complément d’instruction et a pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions précitées de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, dont l’administration est chargée d'assurer le respect.
Il résulte de ce qui précède que la requête de A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D E C I D E :


Article 1er :
La requête de A... est rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Le Mesnil et à la commune du Mesnil-Saint-Denis.


Délibéré après l'audience du 12 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Doré, président,
- Mme L’Hermine, première conseillère,
- Mme Hardy, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2025.


La rapporteure,
signé
M. Hardy
Le président,
signé
F. Doré


La greffière,

signé

S. Paulin


La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions