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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2409035

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2409035

mercredi 6 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2409035
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant guinéen, d'une demande visant à obtenir le traitement de sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant européen ou, à défaut, la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, le préfet des Yvelines a délivré à M. B une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 janvier 2025. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, tout en rejetant la demande de frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Durant-Gizzi, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au préfet des Yvelines de procéder au traitement de sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant européen ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé de dépôt de demande de titre de séjour ou une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il n'est pas en mesure de justifier de sa situation administrative ;

- la mesure est utile et elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2024, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que le requérant dispose d'une attestation de de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Hecht, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. M. B, ressortissant guinéen né le 9 octobre 1996, a déposé une demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant européen, le 20 décembre 2023, sur le site de l'ANEF (administration numérique des étrangers en France). Une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée le 23 mai 2024, valable jusqu'au 22 août 2024. Il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 précité, d'ordonner au préfet des Yvelines de procéder au traitement de sa demande de titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé de dépôt de demande de titre de séjour ou une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande.

3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Yvelines a délivré à M. B une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, valable du 25 octobre 2024 au 24 janvier 2025. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction de la requête, qui ont perdu leur objet.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 6 novembre 2024.

Le juge des référés,

signé

S. Hecht

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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