LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2409100

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2409100

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2409100
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Essonne avait ordonné la fermeture immédiate de l'établissement de la société SMR. Si l'urgence a été reconnue en raison de la situation financière précaire de la société, le juge a estimé que l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie n'était pas manifestement illégale, compte tenu de la gravité des manquements à l'hygiène constatés (présence de cadavres de rongeurs, déjections) constituant une menace immédiate pour la santé publique au sens de l'article L. 233-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, la situation d'urgence ayant justifié la procédure sans délai.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 22 octobre 2024, la société SMR représentée par Me Petit, demande au juge des référés :

- de suspendre l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Essonne a ordonné sans délai la fermeture de son établissement ;

- de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3.000 euros au titre des frais engagés

- de mettre les dépens à la charge de l'Etat.

Elle soutient que :

- il y a urgence car la fermeture brutale et immédiate de son établissement va la mettre dans une situation financière très précaire alors qu'elle emploie 19 salariés qui devront être mis au chômage ;

- il y a une atteinte manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie et au droit d'être entendu.

Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens exposés sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la constitution ;

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Gosselin en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 24 octobre à 15h en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Gosselin, juge des référés

- les observations de Me Petit qui reprend ses écritures.

La clôture de l'instruction a été faite à l'issue de l'audience à 15h30.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : "Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : "La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire " ;

2. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans des délais particulièrement brefs d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.

Sur l'urgence :

3. La société SMR soutient que l'urgence est constituée par sa situation financière précaire et la circonstance qu'elle emploie 19 salariés qui risquent d'être mis au chômage. Nonobstant l'absence de détail de sa masse salariale, les pièces comptables produites peuvent constituer un élément d'extrême urgence au sens des dispositions précitées de l'article L.521-2.

Sur l'atteinte grave à une liberté fondamentale :

4. Aux termes de l'article L233-1 du code rural et de la pêche maritime : "Lorsque, du ait d'un manquement à l'article L. 231-1 ou à la réglementation prise pour son application, un établissement présente ou est susceptible de présenter une menace pour la santé publique, les agents habilités à cet effet peuvent mettre en demeure l'exploitant de réaliser, dans un délai qu'ils déterminent, les travaux, les opérations de nettoyage, les actions de formation du personnel et les autres mesures nécessaires à la correction de ce manquement ainsi que le renforcement des autocontrôles. L'exploitant est invité à présenter ses observations écrites ou orales dans le délai qui lui est imparti à compter de la réception de la mise en demeure, le cas échéant en se faisant assister par un conseil de son choix ou en se faisant représenter. En cas d'urgence et pour prévenir les dangers graves et imminents pour la santé publique, l'autorité administrative peut ordonner la fermeture immédiate de tout ou partie de l'établissement ou l'arrêt immédiat d'une ou de plusieurs de ses activités jusqu'à la réalisation des mesures permettant la réouverture de l'établissement ou la reprise des activités sans risque pour la santé publique ".

5. La société SMR estime en premier lieu que le droit fondamental de la défense n'a pas été respecté en ce qu'elle n'a pu se faire entendre ni obtenir le rapport sanitaire.

6. Il ressort toutefois des pièces du dossier versées par le préfet, qui sont particulièrement précises et illustrées, que, compte tenu de l'importance et de la gravité des infractions constatées, le préfet se trouvait dans une situation d'urgence, prévue par les dispositions précitées, qui l'autorisait à ordonner la fermeture immédiate de l'établissement. Au demeurant, par courrier du 18 octobre 2024, la société a été destinataire dudit rapport sanitaire. Par suite, aucun droit fondamental n'a été méconnu.

7. En second lieu, la société requérante soutient que la liberté du commerce a été méconnue en raison de cette fermeture administrative. Toutefois, comme il a été rappelé au point ci-dessus, la gravité des constatations, qui portaient notamment sur la présence de cadavres de rongeurs, des déjections et de l'urine dans tout l'établissement, constituait une menace importante et immédiate à l'hygiène et à la salubrité, qui est primordiale. Dès lors, aucune liberté fondamentale n'a été méconnue.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société SMR doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de la société MNR est rejetée.

Article : 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SMR et au préfet de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 25 octobre 2024

Le juge des référés,

signé

C. Gosselin

La greffière,

signé

N. Gilbert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions