LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2409204

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2409204

vendredi 21 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2409204
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision de 2021, car celle-ci ne constitue pas la base légale de l'arrêté attaqué. Il estime également que M. B ne justifie pas d'une présence continue en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait inutile la consultation de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 octobre 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de sa destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

M. B soutient que :

- l'arrêté en litige est illégal en raison de l'illégalité de la décision du 29 mars 2021 lui ayant refusé le séjour, qui comporte une erreur manifeste d'appréciation sur la permanence de son séjour en France depuis 2005;

- la décision devait être précédée d'un avis de la commission des titres de séjour.

La requête a été communiquée au préfet des Yvelines, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par ordonnance du 28 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 28 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Marmier a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant sénégalais, qui a fait l'objet d'arrêtés portant obligation de quitter le territoire français les 20 août 2013, 17 août 2015 et 29 mars 2021, a sollicité le 3 juin 2024 la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement des articles L. 423-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 25 septembre 2024 dont M. B demande l'annulation, le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale.

3. M. B se prévaut de l'illégalité de la décision 29 mars 2021 lui ayant refusé le séjour et l'ayant obligé à quitter le territoire français. Toutefois, la décision contestée du 25 septembre 2024 n'a pas été prise pour l'application de la décision du 29 mars 2021 qui n'en constitue pas davantage la base légale. Il en résulte que, le moyen invoquant, par voie d'exception, l'illégalité de la décision du 29 mars 2021 ne peut être utilement invoqué à l'appui du recours dirigé contre l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines a rejeté la demande de titre de séjour de M. B et lui a fait obligation de quitter le territoire français.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié "," travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / () ".

5. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet a estimé que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis plus de dix ans, les pièces produites par l'intéressé au titre des années 2014 à 2017 étant, d'après lui, insuffisantes. Dans la présente instance, les quelques pièces produites par le requérant portant sur ces années ne suffisent pas davantage à établir sa présence continue au cours de ces trois années, ni, par suite, la continuité de son séjour en France depuis plus de dix ans. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure préalable à l'édiction de l'arrêté attaqué en l'absence de consultation de la commission du titre de séjour, doit être écarté.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que celles aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 7 février 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Rollet-Perraud, président,

- M. Marmier, premier conseiller,

- Mme Silvani, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.

Le rapporteur,

Signé

A. Marmier

La présidente,

Signé

C. Rollet-Perraud La greffière,

Signé

S. Traoré

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions