LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2410848

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2410848

lundi 20 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2410848
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantLEVY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 3 juillet 2024 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme A... C..., ressortissante comorienne. Cette annulation est fondée sur l'incompétence de l'auteur de la décision, qui ne comportait que la mention « l’agent instructeur » sans nom ni prénom, en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de l’Essonne de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 décembre 2024, Mme E... C... épouse D..., représenté par Me Levy, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 3 juillet 2024 clôturant sa demande de renouvellement titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’incompétence dès lors que son auteur n’est pas identifié ;
- elle est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle est entachée d’erreur de droit.


Par ordonnance du 14 mars 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 14 avril 2025.

Un mémoire produit par la préfète de l’Essonne a été enregistré le 3 octobre 2025 postérieurement à la clôture de l’instruction et n’a pas été communiqué.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code des relations entre le public et l’administration,
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Bertaux a été entendu au cours de l'audience publique.



Considérant ce qui suit :

Mme B... A... C..., ressortissante comorienne née le 9 février 1984, a sollicité le 19 février 2024 sur le site de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel « vie privée et familiale » en qualité de « conjoint au titre du regroupement familial » et s’est vu délivrer une attestation de prolongation d’instruction valable du 3 juillet 2024 au 2 octobre 2024. Par une notification du 3 juillet 2024, sa demande de titre de séjour a été clôturée au motif que « l’accueillant » de la requérante « n’est pas encore en possession de son titre de séjour ». Mme A... C... demande au tribunal d’annuler cette décision de clôture de sa demande.



Sur les conclusions à fin d’annulation :

D’une part, aux termes de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci (…) ». Aux termes de l’article L. 212-2 du même code : « Sont dispensés de la signature de leur auteur, dès lors qu’ils comportent ses prénom, nom et qualité ainsi que la mention du service auquel celui-ci appartient, les actes suivants : / 1° Les décisions administratives qui sont notifiées au public par l’intermédiaire d’un téléservice conforme à l’article L. 112-9 (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Sous réserve de l'exception prévue à l'article R. 426-3, le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence et, à Paris, par le préfet de police ».

4. En l’espèce, si la décision attaquée du 3 juillet 2024, a été notifiée par l’intermédiaire du téléservice de l’ANEF et est par conséquent dispensée de l’obligation de comporter la signature de son auteur, elle ne comporte toutefois que la mention « l’agent instructeur / Ministère de l’intérieur et des outre-mer », sans précision du nom et du prénom de celui-ci. Par suite, dès lors que cette mention ne permet pas d’identifier l’auteur de la décision attaquée et, par conséquent, de s’assurer, que celui-ci était bien compétent pour rejeter sa demande de renouvellement de son titre de séjour, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision attaquée doit être accueilli.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 3 juillet 2024 clôturant la demande de renouvellement du titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » de Mme A... C... doit être annulée.


Sur les conclusions à fin d’injonction :

6. Eu égard au motif d’annulation retenu au point 3, et dès lors qu’aucun autre moyen n’est susceptible d’être accueilli en l’état du dossier, l’exécution du présent jugement implique seulement le réexamen de la situation de Mme A... C.... Il y a lieu, par suite, d’enjoindre à la préfète de l’Essonne ou au préfet compétent au regard du lieu de résidence de l’intéressée, de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.


Sur les frais liés au litige :

7. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat, partie perdante, la somme de 1 000 euros à verser à Mme A... C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :




Article 1er : La décision du 3 juillet 2024 clôturant la demande de renouvellement du titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » de Mme A... C... est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète de l’Essonne, ou au préfet territorialement compétent au regard du lieu de résidence de l’intéressée, de réexaminer la situation de Mme A... C... dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L’État versera à Mme A... C... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.









Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... C... et à la préfète de l’Essonne.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Danielian, présidente,
Mme Benoist, conseillère,
M. Bertaux, conseiller,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2025.



Le rapporteur,
Signé
H. Bertaux

La présidente,
Signé
I. Danielian

La greffière,

Signé

V. Retby


La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions