mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2501377 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | AUERBACH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2025, M. D B, représenté par Me Auerbach, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a décidé son transfert aux autorités espagnoles.
Il soutient qu'il ne voulait pas demander l'asile en Espagne mais qu'il y a été contraint, qu'il n'y dispose d'aucune famille ou amis et qu'il a retrouvé des amis d'enfance en France, où il a toujours eu l'intention de demander l'asile.
La requête a été communiquée à la préfète de l'Essonne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier, notamment celles produites par la préfète de l'Essonne, enregistrées le 17 février 2025.
Vu :
- le règlement européen (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Vaillant, conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 février 2025 :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller ;
- les observations de Me Auerbach, pour M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens, auxquels il ajoute le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué ;
- et les observations de M. B, assisté de M. E, interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Connaissance prise de la note en délibéré produite par M. B, enregistrée le 23 février 2025.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant égyptien, né le 10 novembre 1999, est entré sur le territoire français afin d'y solliciter l'asile. Les autorités espagnoles ont été saisies le 9 janvier 2025 d'une demande de reprise en charge en application du règlement n° 604/2013, et ont fait connaître leur accord explicite le 17 janvier 2025. La préfète de l'Essonne a, par l'arrêté attaqué du 3 février 2025, prononcé le transfert de M. B aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile.
2. En premier lieu, il résulte de l'arrêté n° 2024-PREF-DCPPAT-BCA-143 du 2 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne du même jour de l'arrêté n° 2021-PREF-DCPPAT-BCA-283 du 30 décembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de cette même préfecture, que la préfète de ce département a donné délégation à le préfète de ce département a donné délégation à M. A C, adjoint au chef de bureau de l'asile, à l'effet de signer notamment les décisions de transfert des demandeurs d'asile, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il n'est pas établi qu'elles n'auraient pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En second lieu, si M. B se prévaut de la présence d'un cousin et de proches en France, il ne produit aucun élément suffisamment précis et circonstancié au soutien de ces allégations. Par suite, c'est sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation que la préfète de l'Essonne n'a pas fait usage de la faculté que lui offre, à titre discrétionnaire, l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant transfert aux autorités espagnoles doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
M. Le Vaillant Le greffier,
Signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2501377
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026