mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2501386 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEFORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2025, M. A B, représenté par Me Lefort, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre à l'aide juridique à titre provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité, la suspension de la décision orale du 10 janvier 2025 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale ;
3°) d'enjoindre audit préfet d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale sans délai et de lui délivrer une attestation de demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou en cas de non-admission à l'aide juridictionnelle, à lui verser directement.
Il soutient que :
- Il y a urgence car il est dans un état de précarité administrative et financière ;
- il y a des doutes sérieux sur la légalité de la décision attaquée car elle n'est pas motivée, et méconnait les dispositions des articles L.521-1, L.851-4, L.521-7 et R. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 24 février 2025, le préfet de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que celle-ci n'a pas d'objet car la demande du requérant a été enregistrée le 21 février dernier, alors que celui-ci n'avait effectué aucune démarche pour obtenir le transfert de son dossier entre la préfecture du Nord et celle de l'Essonne, et qu'il ne peut en tout état de cause, présenter une demande d'asile en procédure normale dès lors que la cour nationale du droit d'asile n'a pas encore statué sur son appel de la décision de l'office français pour la protection et le droit d'asile.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 7 février 2025 sous le n° 2501385 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté susvisé.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gosselin en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Gosselin, juge des référés, a été entendu cours de l'audience publique tenue le 25 février 2025 en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 9h30.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Dans son mémoire, le préfet de l'Essonne indique que la demande de M. B a bien été enregistrée en préfecture le 21 février 2025. Cet enregistrement annule de fait la décision attaquée. M. B n'ayant pas contredit les dires du préfet, la réalité de cet enregistrement est donc établie. Par suite, il y a plus lieu à statuer sur la demande du requérant.
3. Par ailleurs, il y a donc également lieu de rejeter par voie de conséquences les conclusions présentées en injonction ; en l'espèce, il convient également de rejeter les conclusions présentées en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en suspension de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 26 février 2025.
Le juge des référés la greffière
signé signé
C. Gosselin N. Gilbert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2501386
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026