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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2502592

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2502592

vendredi 8 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2502592
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantWAK-HANNA

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui sollicite une injonction à l'encontre de la préfète de l'Essonne pour obtenir un rendez-vous et un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge rappelle que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour examiner la situation de l'étranger, mais que la condition d'urgence doit être appréciée au cas par cas, notamment pour les demandes autres que le renouvellement de titre. En l'espèce, M. B a déposé un dossier complet via la plateforme "démarches-simplifiées" le 5 février 2024, dans le cadre de la procédure modifiée par le préfet depuis le 9 janvier 2024. Le tribunal rejette la requête, considérant que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'intéressé n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, et que la procédure mise en place permet un traitement ordonné des demandes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 mars 2025, M. A B, représenté par Me Wak-Hanna, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous afin de se voir remettre un récépissé l'autorisant à travailler dès la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- La condition d'urgence est remplie dès lors qu'il risque de perdre son travail, de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, de voir prononcée à son encontre une mesure d'éloignement ;

- L'absence de remise d'un récépissé porte atteinte à sa liberté d'aller et venir, à son droit à sa vie privée et familiale, à son droit à la dignité et à sa liberté d'entreprendre.

La préfète de l'Essonne, à qui la requête a été communiquée, n'a pas présenté de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Jauffret pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant tunisien né le 7 août 1985, expose avoir déposé une demande de rendez-vous en vue de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le site " démarches-simplifiées " de la préfecture de l'Essonne le 26 octobre 2022. N'ayant reçu aucune réponse de la préfecture, il demande, en conséquence, au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous afin de se voir remettre un récépissé l'autorisant à travailler dès la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

4. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que, si l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, malgré plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir rapidement ce rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel celui-ci doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

5. Eu égard aux difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour déposer leur demande de titre de séjour, en l'absence de plages horaires libres pour la prise de rendez-vous sur le site internet de la préfecture, le préfet de l'Essonne a mis en place une procédure, à compter du 15 novembre 2021, qui permet aux ressortissants étrangers souhaitant demander leur admission exceptionnelle au séjour de déposer un dossier succinct en créant un compte " démarches simplifiées " sur le site de la préfecture, qui leur propose ensuite un rendez-vous pour déposer l'ensemble de leur dossier, suivant la date de dépôt des demandes. Il résulte de l'instruction que le préfet de l'Essonne a modifié cette procédure, à compter du 9 janvier 2024, les ressortissants étrangers souhaitant demander leur admission exceptionnelle au séjour devant désormais déposer directement un dossier complet en fournissant l'ensemble des pièces de leur dossier sur la plateforme " démarches simplifiées ". Le demandeur n'est alors convoqué par la préfecture qu'en cas de dossier déclaré complet par le service compétent, en vue de l'enregistrement de ses données biométriques et de la délivrance d'un récépissé. Si le dossier est déclaré incomplet, il fait l'objet d'un classement sans suite. Les ressortissants ayant déjà déposé leur dossier avant le 9 janvier 2024 ont été invités par les services préfectoraux à mettre à jour leur demande en déposant leur dossier complet avant le 9 juin 2024.

6. En l'espèce, M. B a déposé, le 26 octobre 2022, via la plateforme " démarches-simplifiées ", un dossier de demande d'admission exceptionnelle au séjour, qu'il a complété en dernier lieu le 5 février 2024, dans le cadre de la modification de la procédure décrite au point précédent. S'il est ainsi établi que la demande de rendez-vous de M. B est en cours de traitement depuis plusieurs mois, cette durée, bien qu'importante, n'est pas spécifique à la situation du requérant mais concerne tous les étrangers ayant déposé une demande dans le cadre de la même démarche n'est pas, à elle seule, de nature à justifier d'une urgence à obtenir un rendez-vous sans que l'ordre d'examen des demandes d'admission exceptionnelle au séjour d'autres ressortissants étrangers en fonction de leur date de dépôt soit respecté. Pour justifier de l'urgence à obtenir la mesure sollicitée, M. B soutient être exposé au risque de perdre son contrat de travail alors qu'il assume seul les charges courantes de son épouse et de ses deux enfants. Toutefois, bien que datée du 3 mars 2025, la lettre de son employeur versée au dossier mentionne un risque de suspension du contrat au 3 avril 2024 et ne permet donc pas de caractériser une situation d'urgence à la date de la présente ordonnance. Enfin, l'intéressé, qui soutient travailler et résider en France de manière habituelle depuis le 21 janvier 2014, ne précise pas les raisons pour lesquelles il n'a pas accompli de démarches pour régulariser sa situation avant le 26 octobre 2022. Dans ces conditions, M. B ne justifie d'aucune circonstance particulière impliquant que sa demande soit examinée prioritairement par rapport à celle d'autres ressortissants étrangers se trouvant dans la même situation ou permettant de caractériser une situation d'urgence nécessitant la délivrance d'un rendez-vous à bref délai. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la condition tenant à l'urgence ne peut être regardée comme remplie.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en l'ensemble de ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 8 août 2025.

Le juge des référés,

signé

E. Jauffret

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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