jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2505123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | MBONGUE MBAPPE |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 24 juin 2024, M. A B demande au tribunal d'ordonner à la préfète de l'Essonne de prendre les mesures qu'impliquent l'exécution du jugement n° 2307210 du 23 octobre 2023 par lequel le tribunal a, notamment, enjoint au préfet de l'Essonne de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour.
Il soutient que la préfète de l'Essonne n'a pas pourvu à l'exécution de ce jugement dans le délai qui lui était imparti.
Par une ordonnance du 30 avril 2025, la présidente du tribunal, dès lors qu'un délai de six mois s'était écoulé depuis la saisine du tribunal par M. B, a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme le Montagner pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L.921-1 et L.921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article L.922-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme le Montagner a été entendu au cours de l'audience publique du 22 mai 2025.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Par une lettre du 23 mai 2025, enregistrée le 23 mai 2025, le préfet de Police a informé le tribunal que M. B était convoqué par ses services le 5 juin 2025 et que sa carte de résident valable du 20 mai 2025 au 19 mai 2035 se trouvait en cours de fabrication.
Considérant ce qui suit :
1.Par un jugement du 23 octobre 2023 devenu définitif, le tribunal a, d'une part, annulé l'arrêté du 1er septembre 2023 par lequel le préfet de l'Essonne a fait obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée de trois ans et, d'autre part, enjoint à cette autorité de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour.
2. Il ressort des pièces versées au dossier par le préfet de Police que M. B a été convoqué le 5 juin 2025 à 10 heures auprès des services de la préfecture de Police et qu'une carte de résident valable du 20 mai 2025 au 19 mai 2035 se trouve actuellement en cours de fabrication.
3. Dans ces conditions, le jugement du 23 octobre 2023 du tribunal doit être regardé comme ayant été exécuté par le préfet de Police et il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. B.
D E C I D E :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. B
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de l'Essonne et au préfet de Police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.
La magistrate désignée,
signé
M. le Montagner Le greffier,
signé
T. Rion
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne et au préfet de Police en ce qui les concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026