Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle se bornait à énumérer des griefs généraux (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur manifeste d’appréciation, erreur de droit) sans les assortir de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, l’affaire a été tranchée par ordonnance sans instruction complémentaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juillet 2025, Mme B... A..., représentée par Me Antony Kanagaraj, demande d’annuler la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du titre de séjour vie privée et familiale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser.
2. Dans sa requête, Mme A... se borne à énoncer que la décision est entachée de nombreuses illégalités en les énumérant : « une insuffisance de motivation ; un défaut d’examen sérieux et particulier de ma situation personnelle ; une erreur manifeste dans l’appréciation ; une erreur de droit. ». La requête de Mme A..., dépourvue de moyen manifestement assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, n’a pas fait l’objet d’un mémoire exposant ou explicitant d’autres moyens dans le délai de recours contentieux et, par suite, doit être rejetée en application des dispositions de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2025.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.