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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2507762

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2507762

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2507762
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBERREBI-WIZMAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative par M. A..., ressortissant marocain, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, a constaté que la préfète de l'Essonne avait délivré le document sollicité en cours d'instance. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juillet 2025, M. B... A..., représenté par Me Berrebi-Wizman, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;

2°) de décider en application des dispositions de l’article R. 522-13 du code de justice administrative que la présente ordonnance sera exécutoire aussitôt rendue ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée à la préfète de l’Essonne qui a versé des pièces enregistrées le 18 septembre 2025.

 

Vu les autres pièces du dossier.

 

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

 

La présidente du tribunal a désigné M. Doré, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

 

Considérant ce qui suit :

 

1. M. B... A..., ressortissant marocain né le 16 mars 1984, était titulaire d’un titre de séjour valable du 7 juillet 2023 au 6 juillet 2025. Il a déposé le 9 mars 2025 une demande de renouvellement de son titre de séjour mention « vie privée et familiale ». Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’enregistrement de sa requête, la préfète de l’Essonne a délivré à M. A..., le 22 juillet 2025, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu’au 21 janvier 2026. Par suite, les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte présentées par M. A... sont devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A... tendant à ce qu’il soit mis à la charge de l’État les frais liés à la procédure.

 

O R D O N N E :

 

 

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte de la requête de M. A....

Article 2 :  Le surplus des conclusions est rejeté.

 

Article 3 :  La présente ordonnance sera notifiée à M.  B... A... et au ministre de l’intérieur.

  

 Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.

Fait à Versailles, le 7 octobre2025.

 

 

Le juge des référés,

 

 

 

F. Doré

 

 

 

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

 

 

 

 

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