Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la décision "48 SI" du 19 juin 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que le ministre de l'intérieur avait crédité quatre points sur le permis de M. B... le 22 juillet 2025, soit avant l'introduction de la requête, ce qui avait implicitement abrogé la décision contestée. En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision devenue inexistante ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Texte intégral
La présidente de la 5ème chambreVu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 août 2025, M. A... B..., demande au tribunal d’annuler la décision référencée « 48 SI » du 19 juin 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a prononcé l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 novembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du relevé d’information intégral édité le 29 juillet 2025 que M. B... produit à l’appui de sa requête, que le ministre de l’intérieur a crédité, le 22 juillet 2025, le permis de conduire de l’intéressé d’un total de quatre points à la suite de la réalisation d’un stage en mars 2025, de sorte que le capital de points de son permis de conduire s’élevait, au jour de l’introduction de la requête, à quatre points sur douze. Dans ces conditions, la décision 48SI du 19 juin 2025 dont M. B... demande l’annulation a implicitement mais nécessairement été abrogée par le ministre de l'intérieur antérieurement à l’enregistrement de la requête. Par suite, les conclusions tendant à l’annulation de cette décision inexistante sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées, en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Versailles, le 31 décembre 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
Signé
I. Danielian.
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.