mercredi 27 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2509785 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CLERC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 août 2025, M. B C et Mme D A, représentants légaux de l'enfant Kiara C demandent au juge des référés :
1°) de suspendre sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative l'exécution de la décision du 6 juin 2025 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale des Yvelines a prononcé l'affectation de leur enfant pour l'année scolaire 2025-2026 au collège Paul Eluard à Guyancourt et de la décision du 23 juin 2025 du directeur académique des services de l'éducation nationale des Yvelines rejetant leur demande de dérogation à la carte scolaire ;
2°) d'enjoindre au directeur académique des services de l'éducation nationale des Yvelines de procéder à l'affectation de leur enfant au sein du collège Ariane à Guyancourt ou à défaut au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rollet-Perraud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". . Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une mesure de suspension de l'exécution d'un acte administratif doit être regardée comme remplie lorsque l'exécution de cet acte préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
3.En l'espèce, les circonstances qu'aucune considération ou intérêt n'aurait été portée au recours de la famille par les services de la direction académique et qu'une dérogation aurait été accordée à une camarade de classe pour un motif relevant d'une catégorie inférieure en termes de priorité dans l'ordre des priorités établi par l'académie de Versailles ne sont pas de nature à caractériser une situation d'urgence. Par ailleurs, alors que la décision du directeur académique des services de l'éducation nationale des Yvelines rejetant la demande de dérogation à la carte scolaire présentée par les requérants a été prise le 23 juin 2025 et qu'il n'est pas soutenu que sa notification aurait été tardive, la présente requête n'a été enregistrée que le 22 août 2025. En outre, il résulte de l'instruction que le collège Paul Eluard et le collège Ariane sont respectivement situés à 1,1 km soit à 16 minutes à pied du domicile familial et à 950 mètres soit à 13 minutes à pied. Si les requérants soutiennent que l'accès au collège Paul Eluard présente un danger pour leur enfant au motif que le trajet comporte la traversée d'une route très fréquentée à six voies de circulation, il résulte de l'instruction qu'il existe un parcours sécurisé via un tunnel piétonnisé qui n'allonge le trajet que de quelques minutes. Par ailleurs les requérants n'apportent aucune précision sur la nature des obligations de service auxquelles Mme A est astreinte et leurs incidences sur l'organisation familiale en lien avec l'affectation de Kiara au sein du collège Paul Eluard, la circonstance que l'enfant ne serait pas en mesure de se rendre seule au collège et de rentrer seule n'étant ni alléguée ni démontrée alors qu'il ressort, au demeurant, des écritures qu'elle sera amenée à emmener et ramener, parfois, ses frère et sœur à l'école. Les requérants ne démontrent pas davantage la nécessité de prévoir un mode de garde pour Kiara et un autre pour leurs plus jeunes enfants. Par suite, les circonstances dont se prévalent les requérants ne suffisent pas à établir que les décisions en litige porteraient une atteinte grave et immédiate à leur situation ou aux intérêts qu'ils entendent défendre, de nature à caractériser une situation d'urgence, au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative alors même que la rentrée scolaire est imminente.'
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
.
ORDONNE :
Article 1 : La requête de M. C et Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et Mme D A.
Fait à Versailles, le 27 août 2025.
La juge des référés,
signé
C. Rollet-Perraud
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026