Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. A... visant à obtenir la délivrance de sa carte de résident « réfugié » était devenue sans objet, un récépissé lui ayant été remis en attendant la fabrication du titre. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte. Toutefois, il a condamné l’État à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Lagrue, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Yvelines de le convoquer afin de lui remettre sa carte de résident mention « réfugié » dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2025, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2025, M. A... représenté par Me Lagrue persiste dans ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Doré, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
2. Il résulte de l’instruction que M. A... s’est vu remettre un récépissé de demande de titre de séjour valable du 18 septembre 2025 au 17 mars 2026, le temps de la fabrication d’une carte de résident en qualité de « réfugié ». Dans ces conditions, les conclusions de M. A... présentées aux fins d’injonction et d’astreinte sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Il y a lieu de mettre à la charge de l’État une somme de 500 euros à verser à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte présentées par M. A....
Article 2 : L’État versera à M. A... la somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 28 octobre 2025.
Le juge des référés,
F. Doré
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.