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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2511436

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2511436

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2511436
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTOMASI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi par M. B... d’une demande de modification d’une précédente ordonnance sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer. En effet, en cours d’instance, l’administration a convoqué le requérant pour la remise d’un titre de séjour, rendant sa demande sans objet. Le juge des référés a donc prononcé un non-lieu, sans tenir d’audience publique, conformément à la procédure applicable en cas d’événement mettant fin au litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
 
Par une requête enregistrée le 26 septembre 2025 et un mémoire enregistré le 7 octobre 2025, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l’ordonnance n° 2506757 du 25 juin 2025 en enjoignant à la préfète de l’Essonne de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
  
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2025, la préfète de l'Essonne conclut à ce qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
 

Vu les autres pièces du dossier.
 
Vu le code de justice administrative.
 
La présidente du tribunal a désigné M. Doré, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
 

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». L’article L. 521-4 du même code prévoit que : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ».  L’article L. 522-3 de ce même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
 
2. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l’un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
 
3. Il résulte de l’instruction qu’en cours d’instance, par un courrier électronique du 6 octobre 2025, M. B... a été convoqué en préfecture le 20 octobre 2025, à la suite de son recours en référé, pour la remise d’un titre de séjour. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, aux fins de modification de l’ordonnance n° 2506757 du 25 juin 2025, qui n’ont plus d’objet.
 
  
 
O R D O N N E :
 
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... aux fins de modification de l’ordonnance n° 2506757 du 25 juin 2025.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.


 Fait à Versailles, le 9 octobre 2025.
 
 
Le juge des référés,
 

 
F. Doré


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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