LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2511735

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2511735

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2511735
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contestant un avis à tiers détenteur émis par le ministre du travail. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Ses conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de pièces justificatives suffisantes pour établir les faits allégués. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 2 octobre 2025, Mme B... A... demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis à tiers détenteur n° IDF - 1 -18 - 2900010834 émis par le ministre du travail.

2°) de procéder à la mainlevée de l'ensemble des sommes prélevées sur ses comptes et salaires et de lui restituer l'ensemble des sommes déjà prélevées ;

3°) de l'indemniser au titre de ses préjudices évalué à un montant compris entre 11 922,76 et 13 922,76 euros.

Elle soutient que :
-le rappel de prime faisant suite à la bascule dans le régime indemnitaire du RIFSEEP des contrôleurs du travail d’un montant 6 293,76 euros mentionné sur son bulletin de salaire du mois de janvier 2018 a été intégralement saisi et versé à des créanciers tiers sans son accord et sans qu’elle ait disposé de ses sommes;
-depuis l’émission du titre de perception, elle a réglé la somme totale de 6 922,73 euros incluant des saisies récentes sur ses comptes et des majorations administratives ;
-elle a subi un dysfonctionnement administratif fautif engendrant un préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence évalués entre 5000 et 7000 euros ; l’ensemble de ses préjudices s’élève à une somme allant de entre 11 922,76 et 13 922,76 euros.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

3. D’une part, la requête de Mme A... n’est pas accompagnée de la décision dont elle demande l’annulation. Par un courrier du 31 octobre 2025, retourné au tribunal portant la mention « pli avisé non réclamé », le greffe du tribunal a invité Mme A... à produire la décision attaquée, afin de la régulariser. Mme A... n’a pas répondu à ce courrier. Il s’ensuit que les conclusions aux fins d’annulation de la requête, qui n’ont pas été régularisées à la date de la présente ordonnance, sont manifestement irrecevables.

4. D’autre part, si Mme A... demande, à l’appui de ses conclusions indemnitaires, la réparation de divers préjudices en invoquant un dysfonctionnement fautif dans la saisie d’un rappel de prime effectué sur ses salaires en exécution d’un titre de perception, elle ne produit ni le titre de perception en litige, ni aucun des avis de saisie sur salaires sont elle aurait été destinataire, mais seulement des échanges avec l’administration qui l’emploie qui ne permettent pas de justifier des faits. Par suite, les conclusions indemnitaires de Mme A... qui ne sont assorties que de moyens irrecevables, inopérants et de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, ne peuvent qu’être rejetées comme étant irrecevables.

5. Il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... sur le fondement du 4° et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Versailles, le 9 décembre 2025.


La présidente,

signé

F. Cayla



La République mande et ordonne au ministre du travail et de l’emploi en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions