Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête tendant à la restitution d’équidés saisis sur réquisitions judiciaires. Le juge a constaté que les litiges relatifs aux actes se rattachant à une réquisition judiciaire relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de procéder à la restitution de l’ensembles des équidés saisis à tort par réquisitions judiciaires le 17 avril 2022 et le 17 juillet 2025 ;
2°) de produire l’acte notarié de propriété acté du 24 mai 2012 et celui en date du 5 avril 2013 et de produite une explication sur la rétention de ces derniers.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif sont habilités à rejeter par ordonnance les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
2. La requête présentée par M. B... tend à la restitution d’équidés saisis sur réquisitions judiciaires. Toutefois, les litiges relatifs aux actes qui se rattachent à une réquisition judiciaire relèvent de la compétence du juge judiciaire. Il y a lieu, par suite, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. B... comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Versailles, le 28 octobre 2025.
La présidente du tribunal,
Signé
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.