Requête de Mme A... contre un titre de recette émis par le maire de Massy pour abandon de déchets. Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir produit le titre de recette contesté malgré une demande de régularisation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Texte intégral
La présidente de la 9ème chambre,Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler le titre de recette émis à son encontre par le maire de la commune de Massy, pour dépôt et abandon de déchets constaté le 23 juillet 2025 au 1 rue Léonard de Vinci.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…)désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code prévoit que : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-2 de ce code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. (...) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».
4. La présente requête, qui tend à l’annulation d’un titre de recette émis à son encontre par le maire de la commune de Massy pour dépôt et abandon de déchets constaté le 23 juillet 2025 au 1 rue Léonard de Vinci, n’est pas accompagnée du titre de recette contesté. Par une lettre du 10 novembre 2025, transmis à l’intéressée via l’application télérecours, Mme A... a été invitée à régulariser son recours dans un délai de quinze jours en produisant la décision dont elle demande l’annulation, à savoir ce titre de recette. En dépit de la demande mise à sa disposition le 12 novembre 2025 à 17h43, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai imparti de quinze jours, auquel il convient d’ajouter deux jours ouvrés en application des dispositions citées au point 3, procédé à la régularisation de sa requête dans le délai imparti. Par suite, la requête de Mme A..., qui n’a pas été régularisée dans le délai imparti et ne l’est toujours pas à ce jour, doit être rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative précité.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Versailles, le 10 décembre 2025.
La présidente de la 9ème chambre,
si
signé
N. Boukheoua La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.