Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B..., qui demandait d'enjoindre au préfet des Yvelines de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction de la requête, le juge constate que la demande est devenue sans objet. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2026, M. C... B... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Yvelines de statuer sur sa demande dans un délai de 15 jours et à défaut d’ordonner la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation provisoire de séjour ;
2°) d’ordonner l’exécution immédiate de l’ordonnance à intervenir.
Il soutient que :
-la condition d’urgence est remplie dès lors que l’absence de titre de séjour ou de récépissé l’empêche de travailler ;
-la mesure est utile pour faire cesser une inertie administrative manifeste ;
-elle ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu’une attestation de prolongation d’instruction a été mise à la disposition du requérant sur son espace personnel ANEF valable du 14 janvier 2026 au 13 avril 2026.
Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2026, M. B... a informé le tribunal de ce qu’il s’était vu délivrer une attestation de prolongation d’instruction et que l’instruction de son dossier avait repris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».
2. Il résulte de l’instruction que le préfet des Yvelines a le 14 janvier 2026, postérieurement à l’introduction de la requête, muni M. B... d’une attestation de prolongation d’instruction et lui a demandé la production d’un document nécessaire à la poursuite de l’instruction de sa demande. Par suite, la requête de M. B... est devenue sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... aux fins d’injonction et d’astreinte.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera communiquée au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 26 janvier 2026.
La juge des référés,
signé
F. A...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.