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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2001758

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2001758

mardi 27 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2001758
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantQUENNEHEN-TOURBIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juin 2020, M. A B, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2019 par lequel la préfète de la Somme a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Somme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il ne constitue pas une menace à l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2020, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est tardive et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er juillet 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. B a reçu notification par voie administrative de l'arrêté du 8 octobre 2019, par lequel la préfète de la Somme lui a refusé l'admission au séjour, le 10 octobre 2019. Cet arrêté mentionnait le délai de deux mois imparti au requérant pour saisir le tribunal administratif. Il s'ensuit que le recours contentieux était expiré à la date de présentation de la requête et de la demande d'aide juridictionnelle l'accompagnant, soit le 24 juin 2020. Par suite, la requête de M. B est tardive et, comme telle, manifestement irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles qu'il présente sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet de la Somme et à Me Tourbier.

Fait à Amiens, le 27 décembre 2022.

Le président de la 4ème chambre

Signé

C. BINAND

La République mande et ordonne au préfet de la Somme, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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