LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2003182

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2003182

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2003182
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantHOMEHR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 5 octobre 2020, le 3 mai 2021 et le 12 mai 2021, M. A C et Mme B C, représentés par Me Homehr, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Pont-de-Metz a implicitement rejeté leur demande formée par courrier du 30 juin 2020 tendant à ce qu'il autorise l'installation d'un compteur réglementaire pour raccorder leur parcelle au réseau électrique ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Pont-de-Metz de procéder à une nouvelle instruction de leur demande et d'autoriser l'installation d'un compteur sur leur parcelle, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation, faute pour le maire de la commune d'avoir apporté une réponse à leur demande de communication de motifs présentée en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la délibération du 15 décembre 2015 refusant le branchement électrique provisoire et définitif des parcelles classées en zone N, dès lors que cette délibération est entachée d'un vice d'incompétence et interdit les branchements électriques dans cette zone de manière générale et absolue sans se référer à une quelconque circonstance locale caractérisant un trouble à l'ordre public ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision exprimée par courrier du 2 novembre 2020 faisant interdiction au distributeur ERDF de procéder au branchement provisoire ou définitif au réseau électrique sur terrain nu - non constructible, classé en zone naturelle dès lors que cette interdiction méconnaît le principe général de non-rétroactivité des actes administratifs, qu'elle ne peut trouver son fondement dans les pouvoirs de police administrative générale du maire, en l'absence de toute circonstance locale, que le raccordement définitif de l'installation n'était pas soumis à autorisation du maire et qu'elle est constitutive d'une discrimination et d'une rupture d'égalité par rapport aux parcelles voisines dont le raccordement a été autorisé ;

- rien ne fait obstacle à ce que son habitation mobile, implantée de façon régulière, soit raccordée au réseau d'électricité ;

- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en application des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est installé sur cette parcelle avec toute sa famille et que le refus de raccordement définitif est intervenu en période d'urgence sanitaire.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 février 2021 et le 7 juin 2021, la commune de Pont-de-Metz, représentée par Me Mathieu, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable, faute d'être dirigée contre un acte administratif faisant grief et que les moyens soulevés par les époux C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 6 mai 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 juin 2021 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Binand, président-rapporteur ;

- les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public ;

- les observations de Me Douilly substituant Me Homehr, représentant les époux C ;

- et les observations de Me Mathieu, représentant la commune de Pont-de-Metz.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C et Mme B C sont propriétaires d'une parcelle située au sur le territoire de la commune de Pont-de-Metz sur laquelle ils ont implanté une habitation légère de loisirs qui constitue leur résidence principale. Par un courrier du 30 juin 2020, ils ont demandé au maire de la commune de Pont-de-Metz d'autoriser les travaux en vue de l'installation d'un compteur réglementaire pour raccorder leur parcelle au réseau électrique. Par la présente requête, M. A C et Mme B C demandent au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Pont-de-Metz a rejeté leur demande.

Sur la fin de non-recevoir :

2. Par courrier du 30 juin 2020, les époux C ont demandé au maire de la commune de Pont-de-Metz de bien vouloir autoriser " l'installation d'un compteur électrique réglementaire " afin de permettre le raccordement de leur parcelle au réseau électrique. Une telle demande doit être regardée comme une demande tendant au raccordement définitif de leur parcelle au réseau électrique Ainsi, le silence gardé sur cette demande pendant deux mois par le maire de Pont-de-Metz a eu pour effet de faire naître une décision implicite de rejet faisant grief aux requérants et susceptible, d'être déférée au juge administratif par la voie de l'excès de pouvoir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune tirée de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la requête dirigées contre un acte insusceptible de recours contentieux ne peut qu'être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 de code précise que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". En outre, aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 18 septembre 2020, reçu le 22 septembre suivant, M. et Mme C ont saisi le maire de la commune de Pont-de-Metz d'une demande de communication des motifs fondant la décision litigieuse refusant implicitement de procéder au raccordement définitif de leur parcelle au réseau électrique. Il est constant que cette demande est demeurée sans réponse. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation doit être accueilli.

5. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée doit être annulée. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas de nature à entraîner l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

6. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique uniquement qu'il soit procédé au réexamen de la demande de raccordement définitif de la parcelle des époux C. Il y a lieu d'enjoindre à la commune de Pont-de-Metz d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. et Mme C, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Pont-de-Metz au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le maire de la commune de Pont-de-Metz a implicitement rejeté la demande de raccordement définitif de la parcelle de M. et Mme C au réseau électrique est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la commune de Pont-de-Metz de procéder au réexamen de cette demande de raccordement définitif dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Pont-de-Metz sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, Mme B C et à la commune de Pont-de-Metz.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Binand, président,

- Mme Pierre, première conseillère,

- Mme Lamlih, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.

Le président-rapporteur,

Signé

C. BINANDL'assesseure la plus ancienne,

Signé

A.-L. PIERRE

Le greffier,

Signé

N. VERJOT

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

5

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions