mardi 20 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2003310 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GMR AVOCATS GRANGE MARTIN RAMDENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 14 octobre 2020, le 4 mars 2022, le
13 mai 2022 et le 29 novembre 2022, la société Sanef, représentée par Me Grange, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le département de l'Aisne à lui verser la somme de 32 313,98 euros hors taxe, au titre des dépenses liées, d'une part, à la sécurisation de l'entretoise sur des longrines en bois, et d'autre part, aux investigations jugées nécessaires par l'expert judiciaire lors des opérations d'expertise, avec intérêts de droit à compter du 20 juillet 2020, date de réception de la demande préalable, assortie de la capitalisation des intérêts ;
2°) de condamner le département de l'Aisne au paiement de la somme de 35 905 euros hors taxe au titre des frais d'expertise avec intérêts de droit à compter du 20 juillet 2020, date de réception de la demande préalable, et plus généralement à l'ensemble des entiers dépens assortie de la capitalisation des intérêts ;
3°) de rejeter purement et simplement la demande d'expertise complémentaire du département de l'Aisne ;
4°) rejeter purement et simplement l'ensemble des demandes de condamnation formées par le département de l'Aisne à son encontre ;
5°) de mettre la somme de 4 000 euros à la charge du département de l'Aisne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- lors des inspections de l'ouvrage situé au-dessus de l'autoroute A4 (PS. 88.8) auxquelles elle a procédé, elle a constaté de graves désordres structurels ;
- il résulte du rapport d'expertise judiciaire rectifié du 25 février 2020 que les constats relevés sur l'entretoise vont dans le sens d'une pathologie de type RSI (Réaction Sulfatique Interne) qui se traduit par une expansion du béton et un apport d'eau qui favorise et accentue le développement de la pathologie ;
- elle a engagé des travaux de sécurisation par étaiement des parties dégradées en raison de l'importance des désordres et du risque afférent pour les usagers de l'autoroute A4 et de la RD 967 ;
- le pont-route, ouvrage public dont elle est tiers, fait partie du domaine public du département de l'Aisne qui a en charge les dépenses relatives à la construction, à l'aménagement et à l'entretien en application de l'article L. 131-2 du code de la voirie routière et de l'article L. 3321-1 du code général des collectivités territoriales ;
- les désordres constatés engagent la responsabilité sans faute du département de l'Aisne ;
- elle subit un préjudice financier résultant des dépenses liées d'une part à la sécurisation de l'entretoise sur des longrines en bois, d'autre part, aux investigations nécessaires, évaluées à la somme globale de 32 313,98 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés le 14 avril 2021, le 5 mai 2021, le 7 avril 2022 et le 13 avril 2022, le département de l'Aisne, représenté par Me Cano, conclut à titre principal, à ce qu'il soit ordonné une expertise complémentaire à celle qui a été ordonnée par l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif du 12 mars 2016 et qui portera sur l'identification des causes des infiltrations dans le pont de la RD 967 surplombant l'autoroute A4, à titre subsidiaire, au rejet des demandes formées par la société Sanef à son encontre, à la condamnation de cette dernière à l'indemniser des sommes qu'il sera amené à engager pour la réfection de l'ouvrage d'art litigieux et à supporter les entiers dépens et enfin de mettre à la charge de la société Sanef la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le rapport d'expertise est incomplet et insuffisant dès lors que l'expert n'a pas approfondi le défaut d'entretien qui aurait engendré une détérioration de l'étanchéité et permis le ruissellement des eaux de pluie dans le béton fissuré et accéléré la détérioration du pont fragilisé par la RSI, alors que la cause de cette arrivée d'eau par le joint de chaussée peut être due à un défaut de conception ou à un défaut d'entretien qui n'est pas imputable à la même personne ;
- les causes des infiltrations retenues comme facteur déclencheur n'étant pas suffisantes, une mesure d'expertise complémentaire est nécessaire et devra être ordonnée ;
- la domanialité du pont-route, nouvelle voie de contournement de la commune d'Epieds, n'a jamais été remise au département alors que la propriété des terrains d'assiette appartient à la société nationale des chemins de fer (SNCF) Réseau maître d'ouvrage des travaux liés à la réalisation de la ligne à grande vitesse Est et que la société Sanef n'a pas la qualité de tiers à l'ouvrage public qui remplace l'ouvrage détruit et qui existait pour les besoins de la construction de l'autoroute ;
- les travaux nécessaires à la réparation de l'ouvrage de franchissement de l'autoroute A4 sont en cours de réalisation et qu'il conviendra dès lors au tribunal de condamner la société Sanef à rembourser intégralement les frais afférents à ces travaux.
Un mémoire en défense présenté par le département de l'Aisne a été enregistré le 5 décembre 2022, postérieurement à la clôture d'instruction intervenue trois jours francs avant l'audience en application des dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative et n'a pas été communiqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 29 mai 2020, par laquelle le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par M. B.
Vu :
- le code de la voirie routière ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public,
- et les observations de Me Condroyer, substituant Me Grange représentant la société Sanef et de Me Lagrée, substituant Me Cano, représentant le département de l'Aisne.
Considérant ce qui suit :
1. La société Sanef est concessionnaire d'un réseau autoroutier comprenant l'autoroute A4 entre Noisy-Le-Grand et Reichstett mis en service en 1976. La construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Est européenne, mise en service le 10 juin 2007, a nécessité le rétablissement de la route départementale (RD) n° 967 située sur le territoire de la commune d'Epieds dans le département de l'Aisne par la construction de deux ouvrages de franchissement dont un surplombant l'autoroute A4. La société Sanef a fait procéder à des inspections de l'ouvrage situé au-dessus de l'autoroute et a constaté, au vu du rapport établi par la société Concrete qu'elle a mandatée à cette fin en décembre 2015, des désordres sur l'entretoise de celui-ci. Elle a en conséquence entrepris des travaux provisoires de sécurisation par étaiement des parties dégradées et fait procéder à des expertises. Sur saisine de la société Sanef, le juge des référés du tribunal a désigné, par une ordonnance du 12 septembre 2016, M. B comme expert judiciaire ayant pour mission notamment de préciser l'origine, la date, l'étendue et les causes des désordres constatés, de dire si les désordres rendent l'ouvrage impropre à sa destination, d'indiquer les moyens techniques nécessaires pour y remédier et de chiffrer le coût de la remise en état ainsi que l'ensemble des préjudices subis par la société Sanef. L'expert judiciaire a remis son rapport le 25 février 2020. Par courrier du 15 juillet 2020, la société Sanef a adressé une demande indemnitaire au département tendant à ce qu'il soit procédé aux réparations de l'ouvrage et au remboursement de la somme engagée au titre des investigations réalisées par ses soins lors des opérations d'expertise et des travaux de sécurisation. Par la présente requête, elle demande au tribunal de condamner le département au paiement de la somme de 32 313,98 euros hors taxes majorée des intérêts de droit à compter du 20 juillet 2020 date de la réception de la demande préalable et de la capitalisation de ces intérêts.
Sur la responsabilité du département de l'Aisne :
2. En premier lieu, les ponts ne constituent pas des éléments accessoires des cours d'eau ou des voies ferrées qu'ils traversent mais sont au nombre des éléments constitutifs des voies dont ils relient les parties séparées de façon à assurer la continuité du passage. Par suite, un pont supportant une route départementale appartient à la voirie départementale.
3. Aux termes de l'alinéa 2 de l'article L. 131-2 du code de la voirie routière : " Les dépenses relatives à la construction, à l'aménagement et à l'entretien des routes départementales sont à la charge du département ". Aux termes de l'article L. 3321-1 du code général des collectivités territoriales : " Sont obligatoires pour le département : / () 16° Les dépenses d'entretien et construction de la voirie départementale () ". Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que le département conclue avec le propriétaire ou l'exploitant de la voie franchie par un pont appartenant à la voirie départementale une convention mettant à la charge de celui-ci tout ou partie des frais d'entretien de cet ouvrage.
4. D'une part, il résulte de l'instruction que le pont-route en cause surplombant l'autoroute A4 a été construit par Réseau ferré de France (RFF) devenu la société nationale des chemins de fer (SNCF) Réseau dans le cadre de la construction de la LGV Est et a pour but de rétablir la RD n° 967. Il résulte des stipulations de l'article 8 de la convention relative au financement du rétablissement de la RD 967 en amorce du futur contournement d'Epieds conclue entre RFF et le département de l'Aisne le 21 août 2002 intitulé " propriété et gestion ultérieure de l'ouvrage " que la voirie restera la propriété du conseil général de l'Aisne, que la remise et les modalités d'entretien ultérieur sont précisées dans la convention générale de remise des ouvrages conclue avec le conseil général et que les deux ponts-route créés seront incorporés au patrimoine du département. Dans ces conditions, et alors même qu'il ne résulte pas de l'instruction qu'un procès-verbal de remise aurait été dressé à l'issue de la construction du pont-route en cause avant sa mise en service, cet ouvrage fait partie du domaine public du département de l'Aisne, sans que ce dernier ne puisse se prévaloir, à cet égard, du régime applicable à l'ouvrage qui franchissait antérieurement cette autoroute avant d'être détruit.
5. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction qu'une convention mettant à la charge de la société Sanef tout ou partie des parties des frais d'entretien de l'ouvrage d'art en litige a été conclue entre celle-ci et le département de l'Aisne qui conserve dès lors la charge de l'entretien de cet ouvrage d'art en application des dispositions de l'alinéa 2 de l'article L. 131-2 du code de la voirie routière citées au point 3.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la société Sanef est tiers à l'ouvrage public constitué par le pont-route surplombant l'autoroute A4 et incorporé au domaine public routier du département de l'Aisne. A ce titre, elle est fondée à rechercher la responsabilité même sans faute des dommages que lui cause la présence ou le fonctionnement de cet ouvrage.
7. En deuxième lieu, il résulte du rapport d'expertise judiciaire que le tablier du pont-route en cause est porté par douze poutres en béton liaisonnées à une poutre transversale appelées entretoise, posée sur le chevêtre de la culée, qui assure le transfert des charges des poutres du tablier à la culée qui ramène ces charges au sol constituant ainsi une pièce sensible de l'ouvrage. Le rapport d'expertise a constaté des fissures en plusieurs endroits sur l'entretoise d'about sur la culée C2, des fissures visibles dans le chevêtre et sous les poutres, une fissuration et un éclatement de la poutre de rive près de la culée C2 ainsi qu'une ouverture et une mauvaise étanchéité du joint sur le tablier expliquant les arrivées d'eau sur le chevêtre de la culée. L'origine des désordres sur l'entretoise de la culée C2 est due à la fois, selon l'homme de l'art, à une formulation inappropriée du béton, une température extérieure élevée et l'absence de précaution spécifique du bétonnage ainsi que de l'arrivée d'eau depuis le joint de chaussée pendant plusieurs années. Cette analyse confirme, au demeurant, les conclusions provisoires effectuées par la société Concrete en décembre 2015 d'une pathologie de type " Réaction Sulfatique Interne " qui se traduit par une expansion du béton et un apport d'eau favorisant son développement. Toutefois, la circonstance, avancée par le département, que les désordres seraient imputables à un procédé constructif défaillant et à un défaut d'entretien des joints de la chaussée, qui ne lui incomberait pas, est, en tout état de cause, sans incidence dès lors, que ces désordres, affectant l'ouvrage public dont il est le gardien, ne sont imputables, en l'état de l'instruction, ni à un cas de force majeure ni au fait de la Sanef, qui en est la victime.
8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de faire droit à la demande d'expertise complémentaire sollicitée en défense, que les désordres constatés sur le pont-route en cause engagent la responsabilité sans faute du département de l'Aisne à l'égard de la requérante.
Sur le préjudice :
9. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que la société Sanef a procédé à la sécurisation de l'entretoise sur des longrines en bois ainsi qu'à des travaux d'expertise de carottages, de tests d'écrasement des carottes de béton et d'analyse du béton, réalisés préalablement à la présente instance. Il y a lieu de condamner le département à rembourser à la société Sanef la somme demandée à ce titre, pour un montant non contesté de 32 313,98 euros hors taxes.
Sur les dépens :
10. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
11. Il y a lieu de mettre définitivement les frais et honoraires d'expertise taxés et liquidés à hauteur de 35 905 euros hors taxes, par ordonnance du 29 mai 2020 du président du tribunal, à la charge du département de l'Aisne qui doit être regardée comme la partie perdante.
Sur les intérêts :
12. La société Sanef, qui ne justifie pas de la réception par le département de l'Aisne de sa demande indemnitaire dès le 20 juillet 2020, a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 32 313,98 euros ainsi que sur la somme de 35 905 euros dès lors que les dépens ont été mis provisoirement à sa charge par l'ordonnance du 29 mai 2020, à compter du 14 octobre 2020, date d'enregistrement de la requête.
Sur les intérêts des intérêts :
13. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 14 octobre 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 14 octobre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la société Sanef, qui n'est pas la partie tenue aux dépens, verse au département de l'Aisne la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du département de l'Aisne le versement à la société Sanef d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Le département de l'Aisne est condamné à verser à la société Sanef la somme de 32 313,98 euros hors taxes avec intérêts au taux légal à compter du 14 octobre 2020. Les intérêts échus à la date du 14 octobre 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : Le département de l'Aisne est condamné à verser à la société Sanef la somme de 35 905 euros hors taxes avec intérêts au taux légal à compter du 14 octobre 2020 au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Les intérêts échus à la date du 14 octobre 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : Le département de l'Aisne versera une somme de 1 500 euros à la Sanef au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions du département de l'Aisne sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Sanef et au département de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Binand, président,
Mme A et Mme C, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
D. A
Le président,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026