vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2004028 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 décembre 2020, la SARL Sainte Marie 2 demande au tribunal d'annuler la décision du 4 décembre 2020 par laquelle le préfet de l'Aisne a rejeté sa demande d'autorisation de mise en activité partielle de son établissement au titre du mois de septembre 2020.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- le code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juillet 2022, le préfet de l'Aisne conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la décision attaquée a été retirée le 18 janvier 2021 et qu'une décision d'autorisation de mise en activité partielle au titre du mois de septembre 2020 a été accordée par une nouvelle décision du 18 janvier 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
Vu :
- le code du travail,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (). "
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du mémoire en défense produit par le préfet de l'Aisne, que, par une décision du 18 janvier 2021, le préfet de l'Aisne a retiré sa décision du 4 décembre 2020 refusant l'autorisation de mise en activité partielle sollicitée par la SARL Sainte Marie 2 au titre du mois de septembre 2020. Par une décision distincte du même jour, il a autorisé la société requérante à mettre en œuvre l'activité partielle au titre du mois de septembre 2020. Les décisions du 18 janvier 2021 sont devenues définitives. Dès lors, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 4 décembre 2020 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SARL Sainte Marie 2.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Sainte Marie 2 et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Copie en sera adressée au préfet de l'Aisne.
Fait à Amiens, le 30 septembre 2022.
La présidente de la 1ère chambre,
Signé
C. Galle
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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