vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2004041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | WTA-AVOCATS (R. WEYL- F. WEYL - F. WEYL - E. TAULET) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 décembre 2020 et
13 décembre 2021, Mme B A, représentée par Me Weyl, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 30 janvier 2020 par laquelle le maire de la commune C a refusé de lui octroyer la protection fonctionnelle, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux présenté à l'encontre de cette décision ;
2°) d'annuler l'arrêté n°2020-331 du 6 juillet 2020, en tant qu'il refuse de reconnaitre la maladie dont elle est affectée comme imputable au service, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux présenté à l'encontre de cette décision ;
3°) de condamner la commune C à l'indemniser des préjudices qu'elle a subis à raison de la situation de harcèlement dont elle soutient avoir été la victime, pour des montants de 166 384, 90 euros au titre des pertes de rémunération, 62 568 euros au titre de de ses pertes de droits à pension, 40 000 euros au titre de l'invalidité et 50 000 euros au titre du préjudice moral, augmentés des intérêts à compter de la date de présentation de sa demande préalable et de la capitalisation de ces derniers ;
4°) d'enjoindre au maire d'intégrer dans la part fixe de son régime indemnitaire brut mensuel une somme de 298, 56 euros au titre de l'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de la commune une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la refus de protection fonctionnelle méconnait les dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur, dès lors qu'elle a été victime d'agissements répétés de son supérieur hiérarchique, puis du maire et que ces faits ont altéré sa santé et sa situation professionnelle ;
- le refus de protection fonctionnelle méconnait les dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur, dès lors que le maire n'a pas pris les dispositions nécessaires pour prévenir le climat délétère ou en prévenir l'aggravation et y mettre fin, alors qu'il connaissant les effets dommageables sur la santé de ceux qui y étaient exposés ;
- le refus de protection fonctionnelle est illégal, dès lors que les faits constitutifs de harcèlement ont altéré sa santé, l'absence d'imputabilité au service étant par ailleurs sans effet sur ce critère constitutif de harcèlement moral ;
- le refus d'imputabilité au service est illégal, dès lors que son affection est à l'origine du taux d'invalidité de 20% qui lui a été reconnu ;
- elle aurait été fondée à soutenir que son affection relevait du régime des accidents de service ;
- le préjudice correspondant aux pertes de salaires résultant de la différence entre les traitements qu'elle aurait touchés en déroulant normalement sa carrière jusqu'au 31 juillet 2024 et les traitements qu'elle touche effectivement, en raison de son placement en congé longue maladie, représente 166 384,94 euros ;
- la perte de ses droits à pension s'élève à 62 568 euros ;
- le préjudice résultant de son invalidité représente 40 000 euros ;
- son préjudice moral s'élève à 50 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2021, la commune C, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de la requête dirigées contre le refus de protection fonctionnelle sont tardives et donc irrecevables ;
- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 6 juillet 2020 sont irrecevables, dès lors qu'elles sont dénuées de tout moyen ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 26 janvier 2022, par ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, dans sa rédaction alors en vigueur ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pire, assistant Mme A, ainsi que celles de Me Derridj, représentant la commune C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a été recrutée le 13 avril 2015 par la commune C pour exercer les fonctions de directrice générale adjointe des services. Elle a été placée en congé maladie pour dépression réactionnelle entre le 29 octobre et le 31 décembre 2019. Le
3 décembre 2019, elle a demandé au maire de la commune, d'une part, à bénéficier d'une protection fonctionnelle à raison d'un harcèlement moral et, d'autre part, la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Le maire a refusé l'octroi de la protection fonctionnelle par une décision du 30 janvier 2020, puis a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie par décision du 6 juillet 2020. Par un recours gracieux, présenté le 20 août 2020,
Mme A a contesté ces deux décisions et a demandé l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis à raison de l'illégalité de ces décisions et de la situation de harcèlement moral dont elle soutient avoir été la victime. Elle demande au tribunal l'annulation des deux décisions, ensemble la décision implicite par laquelle le maire a rejeté ses recours gracieux, et la condamnation de la commune à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 30 janvier 2020 refusant d'octroyer à Mme A le bénéfice de la protection fonctionnelle :
2. Aux termes, d'une part, de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, alors applicable : " La collectivité publique est tenue de protéger l'agent public contre les atteintes volontaires à l'intégrité de sa personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. / Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté ".
3. Aux termes, d'autre part, de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral.
4. A cette fin, Mme A se prévaut de multiples comportements à caractère vexatoire ou humiliant de la part du maire de la commune et de la directrice générale des services, sa supérieure hiérarchique directe, de nature à porter atteinte à sa dignité, ses attributions et ses droits statutaires.
5. D'une part, il n'est pas démontré que la requérante aurait été systématiquement déchargée de dossiers impliquant des contacts extérieurs ou que la directrice générale des services apportait nécessairement des modifications à certaines de ses notes, ni que le maire lui aurait fait des reproches injustifiés à propos d'un dossier relatif aux subventions de la caisse d'allocations familiales. S'il est établi que le maire de la commune s'est emporté lors d'une réunion du
27 septembre 2019 portant sur ce dernier point, il ne résulte pas de l'instruction que ce comportement, même regrettable, ait été précisément dirigé à l'encontre de la requérante ni que celle-ci ait été prise personnellement à partie. Si la requérante se plaint également de la mention de sa fiche de poste aux termes de laquelle celui-ci peut être occupé par un agent disposant d'un diplôme sanctionnant deux années d'études supérieures après le baccalauréat, cette fiche mentionne également qu'il peut être occupé par des agents disposant d'un diplôme supérieur, tandis qu'il n'est pas démontré que ces précisions soient contraires aux règles statutaires. Les consignes de la directrice générale des services lui rappelant de ne pas solliciter directement le maire de la commune sont conformes au respect de la chaîne hiérarchique, ainsi que la requérante le rappelait d'ailleurs également aux services placés sous sa propre autorité. Enfin, certains faits que la requérante reproche à sa supérieure hiérarchique directe, tels que lui avoir demandé de rédiger une procédure à destination des directrices d'écoles relative aux photocopies, ou lui imposer de suivre une procédure de validation des dépenses par des agents du service des finances, ou encore la définition de l'ordre de lecture des journaux reçus par la collectivité, relèvent de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Ainsi, aucun de ces faits n'est de nature à faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral.
6. D'autre part, si la requérante a été déchargée d'un dossier relatif au marché de restauration, cette circonstance est liée à son erreur commise dans la procédure de passation. En outre, il résulte de l'instruction que la création d'un second poste de directeur général adjoint des services répond à des considérations liées à l'intérêt du service dès lors qu'il s'est agi de lui confier les services techniques, notamment ceux relatifs à l'urbanisme et aux travaux et que le rattachement à ce poste du service festivités, entretien, restauration n'était pas incohérent. Par ailleurs, si Mme A se plaint de ce que son régime indemnitaire n'a pas été régularisé pour prendre en compte un complément d'indemnité relatif à ses déplacements professionnels, de ce que la répartition hebdomadaire de son temps de travail a été modifiée à courte échéance, de ce que des formations lui ont été refusées, ou encore de ce qu'une absence pour obsèques n'a pas été comptabilisée comme temps travaillé alors qu'elle soutient s'y être rendue dans l'exercice de ses fonctions, sans toutefois en avoir reçu l'ordre, il résulte de l'instruction que l'ensemble de ces décisions a été pris pour des raisons liées à l'intérêt du service ou, en tout état de cause, pour des raisons étrangères à tout harcèlement.
7. Enfin, si la directrice générale des services a adopté à plusieurs reprises un comportement inapproprié à l'égard de Mme A, notamment en procédant à des rétentions d'informations, en adressant directement aux services placés sous l'autorité de la requérante des directives contraires aux siennes sans l'en avertir, ou encore en refusant de la saluer et de partager le même véhicule à l'occasion d'un déplacement extérieur, il résulte de l'instruction que ce comportement résulte d'une profonde mésentente entre les intéressées dont il n'est pas établi que la supérieure hiérarchique de la requérante soit l'unique responsable, alors que Mme A a également procédé à son égard à des rétentions d'informations, a donné des instructions contraires aux siennes durant ses congés, ou a recherché à prendre ses directives directement auprès du maire de la commune sans lui en référer. Ainsi, alors que le maire de la commune a, par ailleurs, recherché, même vainement, à prévenir certains des différends des intéressées portant notamment sur la définition du calendrier de leurs congés, la répartition du temps de travail hebdomadaire de la requérante ou encore son évaluation à laquelle il a décidé de procéder lui-même, ces faits, bien que regrettables, ne peuvent être regardés comme mettant en évidence une situation de harcèlement moral compte tenu des relations réciproquement conflictuelles entretenues entre les intéressées.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la demande d'annulation de la décision du 30 janvier 2020, opposée par la commune C, que malgré la dégradation de son état de santé, Mme A n'est pas fondée à soutenir que les faits dont elle se prévaut, isolément ou pris dans leur ensemble, seraient constitutifs d'un harcèlement moral. En conséquence, elle n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 janvier 2020 lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle à raison de tels faits.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2020, par lequel le maire de la commune C a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de l'affection de Mme A :
9. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " IV - Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau () pour que la maladie soit reconnue imputable au service, le fonctionnaire doit établir que la maladie est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat () ". Par ailleurs, l'article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 renvoie au taux de l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale, qui le fixe à 25 %.
10. Si la requérante soutient que le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son affection est illégal, elle ne conteste pas que le taux d'invalidité entraîné par cette dernière a été fixé à 20 %. Dans ces conditions, les dispositions précitées faisaient obstacle à ce que cette affection soit reconnue comme étant imputable au service.
11. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense et tirée de ce que ces conclusions n'étaient assorties d'aucun moyen, Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision refusant de reconnaitre l'imputabilité au service de son affection.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la requérante n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de la commune C à raison de l'illégalité des décisions attaquées, ou à raison de la situation de harcèlement moral qu'elle invoque. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être également rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions principales de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune C, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la commune C au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions que la commune C présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune C.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Richard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
Signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026