LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2100171

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2100171

jeudi 13 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2100171
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 janvier 2021 et 15 mars 2022, la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré, représentées par Me Fallourd, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 octobre 2020 par lequel le directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France a autorisé le transfert de l'officine détenue par la SARL Pharmacie Ketels ;

2°) de mettre à la charge de l'agence régionale de santé Hauts-de-France, outre les dépens, la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- le signataire de l'arrêté attaqué était incompétent ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure ;

- il est entaché d'erreur dans la délimitation du quartier d'accueil au regard des critères de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique ;

- le transfert autorisé méconnait les conditions fixées par les 1° et 3° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre 2021 et 15 avril 2022, la SARL Pharmacie Ketels, représentée par la société d'avocats Richer et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire des sociétés requérantes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en l'absence de mention du signataire de l'arrêté attaqué et de son bénéficiaire ;

- les requérants sont dépourvus d'intérêt à agir ;

- le moyen tiré d'un vice de procédure n'est pas motivé ;

- les autres moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2021, l'agence régionale de santé Hauts-de-France conclut au rejet de la requête, ou, à titre subsidiaire, à ce que les effets dans le temps d'une éventuelle annulation soient modulés en les reportant de six mois.

Elle fait valoir que :

- les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés ;

- à titre subsidiaire, le tribunal pourra substituer un nouveau motif à celui de l'arrêté attaqué, tiré de ce que le transfert s'opère au sein du même quartier et remplit les conditions figurant au 1° et 2° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique ;

- afin de permettre à la SARL Ketels de réinstaller une officine dans son quartier d'origine, il y aurait lieu, le cas échéant, de différer les effets de l'annulation prononcée de six mois.

Par ordonnance du 17 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,

- et les observations de Me Fallourd, représentant la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré, de Me Meyer, représentant la SARL Pharmacie Ketels et de Mme B, représentant l'agence régionale de santé Hauts-de-France.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Pharmacie Ketels a demandé, le 9 mars 2020, à l'agence régionale de santé Hauts-de-France, l'autorisation de transférer l'officine qu'elle exploite 29 rue Saint-Fursy à Péronne au 9 avenue de l'Europe de la même commune. Par un arrêté du 23 octobre 2020, dont la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré demandent l'annulation, le directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France a autorisé ce transfert.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 5 octobre 2020 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la région Hauts-de-France, le directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France a donné délégation à M. C, directeur général adjoint et directeur de l'offre de soins, à l'effet de signer toutes décisions, conventions et correspondances relevant des attributions de l'agence à l'exclusion de certaines mesures limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les arrêtés portant transfert de pharmacies d'officine. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

3. En deuxième lieu, si les sociétés requérantes ont entendu se réserver la possibilité de contester les procédures consultatives suivies aux termes de leur requête, il ressort des pièces du dossier que l'agence régionale de santé Hauts-de-France justifie avoir sollicité l'avis du conseil régional de l'Ordre des pharmaciens, un avis défavorable ayant été rendu le 16 septembre 2020, et l'avis des représentants régionaux de chaque syndicat représentatif de la profession, respectivement, la fédération des syndicats des pharmaciens de France, un avis favorable ayant été rendu le 25 septembre 2020, et l'union des syndicats des pharmaciens d'officines, un avis étant réputé rendu le 27 septembre 2020. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. / L'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement () ". Aux termes de l'article L. 5125-3-1 du même code : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. ".

5. Aux termes de l'article L. 5125-3-2 du même code, dans sa rédaction alors applicable : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées : / 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; / 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées à l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; / 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs ".

6. Enfin, aux termes de l'article L. 5125-3-3 de ce code : " Par dérogation aux dispositions de l'article L. 5125-3-2, le caractère optimal de la réponse aux besoins de la population résidente est apprécié au regard des seules conditions prévues aux 1° et 2° du même article dans les cas suivants : / 1° Le transfert d'une officine au sein d'un même quartier, ou au sein d'une même commune lorsqu'elle est la seule officine présente au sein de cette commune ; () ".

7. En l'espèce, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France a considéré que le transfert sollicité s'effectuait au sein du quartier délimité au nord, l'est et à l'ouest par les limites communales et au sud par la rue du quinconce, la rue Jean Toeuf et les routes départementales D938 et D43. Toutefois, la zone commerciale au sein de laquelle le transfert litigieux est autorisé ne constitue pas un quartier distinct de celui constitué du seul centre-bourg alors qu'il ressort des pièces du dossier que cette zone contient une trop faible population résidente, pour justifier à elle seule la qualification de quartier au sens des dispositions précitées de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique. Par suite, les sociétés requérantes sont fondées à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur d'appréciation dans la délimitation du quartier d'accueil de l'officine transférée.

8. Pour établir que l'arrêté attaqué était légal, l'agence régionale de santé Hauts-de-France invoque, dans son mémoire en défense communiqué aux sociétés requérantes, un nouveau motif, tiré de ce que le transfert demandé s'opère au sein d'un même quartier et doit se voir appliquer l'article L. 5125-3-3 du code de la santé publique.

9. Compte-tenu de ce qui a été dit au point 7, pour l'application de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique, la zone commerciale située avenue de l'Europe ne peut qu'appartenir au même quartier que le centre-bourg qu'elle jouxte. Alors qu'il résulte de l'instruction que le directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France aurait pris la même décision s'il avait estimé initialement que le transfert s'opérait dans le même quartier, il y a lieu de procéder à la substitution de motif demandée.

10. Dès lors, en application de l'article L. 5125-3-3 précité du code de la santé publique, seules les conditions prévues au 1° et 2° de l'article L. 5125-3-2 également précité du même code sont applicables à la demande de transfert présentée par la SARL Pharmacie Ketels. Par suite, les sociétés requérantes ne peuvent utilement se prévaloir de ce que le transfert autorisé ne répondrait pas aux exigences du 3° de cet article.

11. Par ailleurs, s'agissant du respect du 1° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique, également contesté par les sociétés requérantes, il ressort des pièces du dossier que le lieu d'implantation envisagé par la SARL Pharmacie Ketels se situe au sein d'une zone d'activités excentrée au regard des zones résidentielles du quartier tel que défini au point 7 mais que celle-ci est desservie par un réseau de transport en commun. Le local d'implantation projeté est visible, aisément accessible en véhicule et doté de places de stationnement. Enfin, il ressort du procès-verbal d'huissier du 3 novembre 2021, et notamment des photographies qui y sont produites, que la zone est accessible à pied depuis le centre-ville et qu'existent, par ailleurs, au sein de la zone d'activités, des trottoirs et passages permettant la circulation piétonnière. Par suite, l'accès à la nouvelle officine présente l'aisance et la facilité exigées par le 1° de l'article L. 5125-3-2 précité du code de la santé publique.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré ne sont pas fondées à demander l'annulation de l'arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé Hauts-de-France du 23 octobre 2020.

Sur les dépens :

13. En l'absence de tels frais, les conclusions présentées par la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de l'agence régionale de santé Hauts-de-France ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'agence régionale de santé Hauts-de-France, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par

la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SNC Pharmacie Blondel, de la SELARL Pharmacie Daudré et de la SELARL Pharmacie François Daudré, la somme demandée par la SARL Pharmacie Ketels au même titre.

D É C I D E :

Article 1er : La requête présentée par la SNC Pharmacie Blondel, la SELARL Pharmacie Daudré et la SELARL Pharmacie François Daudré est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la SARL Pharmacie Ketels en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SNC Pharmacie Blondel,

à la SELARL Pharmacie Daudré, à la SELARL Pharmacie François Daudré, à la SARL Pharmacie Ketels et à l'agence régionale de santé Hauts-de-France

Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

M. Menet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.

La rapporteure,

Signé

A-L A

Le président,

Signé

B. Boutou

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions