jeudi 23 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2100331 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | JANOCKA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 29 janvier, 9 février, 23 juin et 10 septembre 2021, ainsi qu'un mémoire enregistré le 13 décembre 2022 et non communiqué, l'EARL des Haguenets, représenté par Me de Langlade, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a refusé de lui accorder l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 12 hectares 35 ares et 39 centiares situées sur la commune de La Rue-Saint-Pierre ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a autorisé l'EARL du Champ de l'Angle à exploiter les parcelles d'une surface de 12 hectares 35 ares et 39 centiares situées sur la commune de La Rue-Saint-Pierre ;
3°) d'enjoindre au préfet de la région Hauts-de-France de lui délivrer l'autorisation d'exploiter sollicitée ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés attaqués sont insuffisamment motivés ;
- les arrêtés attaqués sont entachés d'une erreur d'appréciation dès lors que l'EARL du Champ de l'Angle ne relève pas du rang de priorité n° 5, mais du rang de priorité n° 7, au motif que Mme D, associée de L'EARL du Champ de l'Angle, est aussi associée gérante de la SARL CetMa, société commerciale, au sein de laquelle elle exerce son activité principale, et ne peut donc être regardée comme exerçant une activité principale agricole au sein de l'EARL du Champ de l'Angle ;
- l'activité de la société CetMa étant exclusivement commerciale eu égard à son objet social, cette société n'exerce pas d'activité agricole au sens de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, et Mme D n'établit pas tirer la majorité de ses revenus de son activité agricole ;
- à défaut de candidat prioritaire, le préfet ne pouvait légalement refuser l'autorisation d'exploiter sollicitée par l'EARL des Haguenets ;
- les arrêtés attaqués sont illégaux dès lors que l'autorisation d'exploiter a été obtenue par l'EARL du Champ de l'Angle par fraude ou fausse déclaration, Mme D n'ayant pas mentionné qu'elle avait la qualité d'associée dans une autre société, à savoir la SARL CetMa.
Par trois mémoires en défense enregistrés les 16 mars et 28 juin 2021 et 7 décembre 2022, l'EARL du Champ de l'Angle, représenté par Me Janocka, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'EARL des Haguenets en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé et que la demande de l'EARL des Haguenets était également susceptible d'être refusée en application du 3° de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime au motif que l'opération conduit à un agrandissement excessif de l'exploitation de l'EARL des Haguenets.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mai 2021, le préfet de la région Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 15 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté préfectoral du 29 juin 2916 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- les observations de Me de Langlade, représentant l'EARL des Haguenets,
- et les observations de Me Vaz, substituant Me Janocka, représentant l'EARL du Champ de l'Angle.
Considérant ce qui suit :
1. L'EARL des Haguenets demande l'annulation de l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a refusé de lui accorder l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface totale de 12 hectares 35 ares et 39 centiares situées sur le territoire de la commune de La Rue-Saint-Pierre, et de l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a autorisé l'EARL du Champ de l'Angle à exploiter ces mêmes parcelles.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 331-3 du code rural et de la pêche maritime : " L'autorité administrative () vérifie, compte tenu des motifs de refus prévus à l'article L. 331-3-1, si les conditions de l'opération permettent de délivrer l'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 et se prononce sur la demande d'autorisation par une décision motivée ". Aux termes de l'article R. 331-6 du même code : " () II. -La décision d'autorisation ou de refus d'autorisation d'exploiter prise par le préfet de région doit être motivée au regard du schéma directeur régional des exploitations agricoles et des motifs de refus énumérés à l'article L. 331-3-1 () ".
3. Il ressort des termes des arrêtés attaqués que ces derniers visent les textes dont ils font application, font état de la surface à exploiter faisant l'objet de la demande d'autorisation en litige, ont pris en compte les situations respectives de l'EARL des Haguenets composée d'un associé exploitant, M. C A qui exerce par ailleurs une autre activité et de l'EARL du Champ de l'Angle composée d'une associée exploitante, Mme B D. Les arrêtés mentionnent notamment la surface des parcelles agricoles déjà exploitées par l'EARL des Haguenets et précisent que la surface exploitée par cette dernière, après reprise, sera de 224 hectares 55 ares et 34 centiares par UTANS, ainsi que celle des parcelles déjà exploitées par l'EARL du Champ de l'Angle qui sera, après reprise, de 90 hectares 97 ares 49 centiares par UTANS. Les arrêtés attaqués tirent, ensuite, les conséquences de ces constatations en déduisant que l'EARL des Haguenets relève du rang de priorité 7 fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie tandis que l'EARL du Champ de l'Angle relève du rang de priorité 5. Par ailleurs, le préfet de la région Hauts-de-France, qui indique dans les arrêtés attaqués que la double activité de M. C A nécessite d'appliquer un coefficient de 0,5 UTANS au calcul des surfaces après opération, n'était pas tenu d'apporter davantage de précision sur la nature de la pluriactivité de M. A. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des arrêtés attaqués doit être écarté.
4. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime : " L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : / 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 ; () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 29 juin 2016 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie : " () UTANS : unité de travail annuel non salariée : / évaluation : / chef d'exploitation ou associé d'exploitation à titre principal 1 UTANS / chef d'exploitation ou associé d'exploitation à titre secondaire 0,5 UTANS et chef d'exploitation ou associé exploitant participant à plusieurs exploitations ou sociétés agricoles 0,5 UTANS () / Agriculteur à titre principal : agriculteur qui retire au moins 50 % de son revenu professionnel global de ses activités agricoles au sens de l'article L. 311-1 du CRPM ". Aux termes de l'article 3 du même arrêté : " Ordre de priorités - Les autorisations d'exploiter sont délivrées selon un ordre de priorité () / 5° Agrandissement et maintien de la surface pour atteindre 1 à 1,5 fois (inclus)/UTANS le seuil de contrôle après reprise, le cas échéant. / () / 7° Autre situation ". Aux termes de l'article 4 du même arrêté : " Fixation des seuils de contrôle : / 1° Seuils de surface : Le seuil retenu correspond à 94 % de la SAU moyenne régionale (). Il est de 90 ha après opération () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime : " Sont réputées agricoles toutes les activités correspondant à la maîtrise et à l'exploitation d'un cycle biologique de caractère végétal ou animal et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle ainsi que les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation. (). Les modalités d'application du présent article sont déterminées par décret. / Les activités agricoles ainsi définies ont un caractère civil. / Toutefois, pour la détermination des critères d'affiliation aux régimes de protection sociale des non-salariés et des salariés des professions agricoles, sont considérées comme agricoles les activités mentionnées respectivement aux articles L. 722-1 et L. 722-20 ". Aux termes de l'article L. 331-1 du même code : " Le contrôle des structures des exploitations agricoles s'applique à la mise en valeur des terres agricoles ou des ateliers de production hors sol au sein d'une exploitation agricole, quels que soient la forme ou le mode d'organisation juridique de celle-ci et le titre en vertu duquel la mise en valeur est assurée. () ". Aux termes de l'article L. 331-1-1 du même code : " Pour l'application du présent chapitre : / 1° Est qualifié d'exploitation agricole l'ensemble des unités de production mises en valeur, directement ou indirectement, par la même personne, quels qu'en soient le statut, la forme ou le mode d'organisation juridique, dont les activités sont mentionnées à l'article L. 311-1 () ".
6. Le préfet, saisi de demandes concurrentes d'autorisation d'exploiter portant sur les mêmes terres, doit, pour statuer sur ces demandes, observer l'ordre des priorités établi par le schéma directeur régional des exploitations agricoles. Il peut être conduit à délivrer plusieurs autorisations lorsque plusieurs candidats à la reprise relèvent du même rang de priorité et qu'aucun autre candidat ne relève d'un rang supérieur.
7. Pour prendre les arrêtés attaqués, le préfet de la région Hauts-de-France a comparé les situations respectives de l'EARL des Haguenets composée d'un associé exploitant, M. C A, et de l'EARL du Champ de l'Angle composée d'une associée exploitante, Mme B D. Le préfet a estimé, d'une part, que la situation de l'EARL des Haguenets relevait du rang de priorité n° 7 au regard de l'ordre des priorités établi par le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie, au motif que M. C A exerce par ailleurs une autre activité, que cette double activité nécessite d'appliquer un coefficient de 0,5 UTANS au calcul des surfaces après opération et, ainsi, que la surface exploitée par l'EARL des Haguenets sera après opération de 224 ha 55 a 34 ca par UTANS. D'autre part, le préfet a estimé que la surface exploitée par l'EARL du Champ de l'angle sera après opération de 90 ha 97 a 49 ca par UTANS, ce qui la place au rang de priorité n° 5 au regard du SDREA.
8. D'une part, Mme D a précisé dans son dossier de demande n'avoir aucune activité rémunérée en dehors de son statut d'exploitant agricole et être la gérante de la société qui dépose la demande, en l'espèce l'EARL du Champ de l'Angle. Elle a également indiqué ne pas être associée d'une autre ou plusieurs autres sociétés, ni être exploitant à titre individuel par ailleurs. Il ressort en effet des pièces du dossier que Mme D est également associée-gérante, avec son concubin, de la SARL CetMa. Aux termes de l'article 2 des statuts de la SARL CetMa, cette société a pour objet en France et à l'étranger " l'entreprise de travaux agricoles ", " la location de tout matériel, et notamment de matériel agricole ", " l'achat et la revente de tous produits alimentaires et notamment de produits d'origine agricole ", " l'achat et la revente de toutes boissons non alcoolisées " et " toute opérations industrielles, commerciales et financières, mobilières et immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l'objet social et à tous objets similaires ou connexes pouvant favoriser son extension et son développement ". Il ressort des observations de Mme D présentées par courriel du 9 novembre 2020 à la commission départementale d'orientation de l'agriculture et des éléments indiqués dans la rubrique " motivation de la demande " de sa demande d'autorisation d'exploiter que son activité au sein de la SARL CetMa a pour objet de permettre la vente des produits de l'exploitation de l'EARL du Champ de l'Angle. La qualité d'associée-gérante de la SARL CetMa de Mme D n'est ainsi pas de nature à la faire regarder comme participant à " plusieurs exploitations ou sociétés agricoles " au sens des dispositions précitées de l'article 1 du SDREA en Picardie qui attribuent 0,5 UTANS au " chef d'exploitation ou associé exploitant participant à plusieurs exploitations ou sociétés agricoles ", dispositions qui visent uniquement les exploitations et sociétés agricoles soumises à la législation relative au contrôle des structures agricoles.
9. D'autre part, Mme D a indiqué, par courriel du 9 novembre 2020 adressé à la commission départementale d'orientation de l'agriculture, lors de l'instruction de sa demande, qu'elle se consacre entièrement à son exploitation agricole et qu'elle n'a d'autre revenu que ceux issus de la vente de ses productions en circuit court. Par suite, elle doit être considérée comme retirant au moins 50 % de ses revenus de son activité agricole. Si la requérante soutient qu'il n'est pas établi que Mme D retire au moins 50 % de ses revenus de son activité agricole, elle se borne, à l'appui de ce moyen, à invoquer la circonstance selon laquelle les statuts de la SARL CetMa permettent, en plus de la vente des produits issus de son activité d'exploitation agricole au sein de l'EARL du Champ de l'Angle, " l'achat et la revente de tous produits alimentaires ", y compris de produits qui ne seraient pas issus de cette exploitation. Toutefois, cette circonstance est insuffisante à établir que Mme D retirerait effectivement plus de 50 % de ses revenus de cette activité d'achat et de revente de produits extérieurs à son exploitation. Il en est de même de la circonstance selon laquelle, pour l'application de l'article 787 B du code général des impôts, les statuts de la société CetMa prévoient que Mme D et son concubin " exercent au sein de la SARL dénommée CetMa leur activité professionnelle principale ". Ainsi, Mme D doit être regardée comme étant " associée d'exploitation à titre principal " au sens des dispositions précitées de l'article 1 du SDREA en Picardie. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet de la région Hauts-de-France a considéré que l'EARL du Champ de l'Angle pouvait se voir attribuer un coefficient de 1 UTANS et relevait du rang de priorité n° 5. Par suite, la requérante n'est fondée à soutenir que l'arrêté contesté est entaché d'une erreur d'appréciation du rang de priorité de la demande de l'EARL du Champ de l'Angle au regard du SDREA.
10. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, dans la mesure où l'activité de Mme D au sein de la SARL CetMa n'est pas soumise à la législation relative au contrôle des structures agricoles, l'intéressée n'était pas tenue de déclarer sa qualité d'associée-gérante de la SARL CetMa aux services instructeurs de sa demande. Ainsi, l'EARL des Haguenets n'est fondée à soutenir que les arrêtés attaqués sont illégaux en ce qu'ils ont été obtenus par fraude ou fausse déclaration au motif que Mme D n'a pas mentionné cette qualité. Par suite, le moyen soulevé à ce titre doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la demande de substitution de motifs présentée par l'EARL du Champ de l'Angle, que les conclusions présentées par l'EARL des Haguenets à fin d'annulation des arrêtés du 3 décembre 2020 du préfet de la région Hauts-de-France doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation de la requête de l'EARL des Haguenets, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'EARL des Haguenets ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, au titre des frais exposés par l'EARL des Haguenets et non compris dans les dépens.
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'EARL des Haguenets une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'EARL du Champ de l'Angle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EARL des Haguenets est rejetée.
Article 2 : L'EARL des Haguenets versera à l'EARL du Champ de l'Angle une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL des Haguenets, à l'EARL du Champ de l'Angle et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la région Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Bazin
La présidente,
Signé
C. Galle La greffière,
Signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026