LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2100732

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2100732

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2100732
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU1
Avocat requérantCABINET CHIVOT-SOUFFLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 mars 2021 et le 15 juin 2021, Mme A B, représentée par la Selarl Chivot-Soufflet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, d'annuler la contrainte délivrée le 1er février 2021 par le directeur régional adjoint de pôle emploi, en vue du recouvrement de la somme de 3 219,25 euros, et 4,76 euros de frais, correspondant à un indu d'allocation de solidarité spécifique pour la période du 3 novembre 2017 au 30 juin 2019 ;

2°) à titre subsidiaire, de réduire la somme mentionnée dans la contrainte émise le 1er février 2021 ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de l'autoriser à rembourser le solde par des mensualités égales à 50 euros ;

4°) de rejeter les conclusions présentées par Pôle emploi tendant au versement d'une somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la contrainte émise le 1er février 2021 fait double emploi avec une précédente contrainte émise le 16 décembre 2019 pour un montant de 2020,94 euros, pour la période du 1er juin 2018 au 31 décembre 2018 ;

- elle remplit les conditions de versement de l'allocation de solidarité spécifique prévues à l'article R. 5423-1 du code du travail ;

- son activité résiduelle n'a pas entraîné de dépassement du plafond prévu au 3° de l'article R. 5423-9 du code du travail au-delà duquel l'allocation n'est versée qu'à concurrence d'un montant global de ressources ; par suite l'indu qui lui est réclamé n'est pas justifié ;

- en cas d'impossibilité de cumuler l'allocation de solidarité spécifique, il conviendrait de réduire le montant de l'indu, seuls les mois travaillés devant faire l'objet d'un remboursement ;

- les sommes dues à Pôle emploi doivent être considérées comme remboursées dès lors qu'elle ne perçoit pas l'allocation de solidarité spécifique à laquelle elle a droit depuis le 1er juillet 2019, alors qu'elle a droit à une somme de 3 015,84 euros au titre de l'ASS pour la période du 1er juillet 2019 au 31 décembre 2019 ;

- la contrainte ainsi que la mise en demeure ne mentionnent pas à quoi correspond le montant de l'indu réclamé et doit donc être annulée ;

Par un mémoire en défense enregistré le 20 mai 2021, Pôle Emploi, représenté par la SCP Bouquet Fayein-Bourgois Wadier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la contrainte émise le 1er février 2021, qui concerne des périodes comprises entre novembre 2017 et mai 2018, le mois de juillet 2018, et durant l'année 2019, ne concerne pas les mêmes périodes que celle émise le 16 décembre 2019, qui correspond à un indu durant les mois de juin, août, septembre, octobre, novembre et décembre 2018 ;

- même si Mme B remplit les conditions d'attribution de l'ASS, les règles de cumul de l'ASS avec une activité professionnelle impliquent qu'elle aurait dû, en application des règles antérieures au 1er septembre 2017, cumuler l'ASS et ses revenus d'activité du 1er juin au 31 août 2017, qu'elle aurait ensuite dû toucher seulement un complément d'ASS en fonction des revenus et une prime mensuelle de 150 euros entre le 1er septembre 2017 et le 31 mai 2018, puis qu'elle aurait ensuite dû cesser de toucher l'ASS après le 31 mai 2018 ;

- la différence avec les allocations effectivement perçues sur ces périodes s'élève à 3 219,15 euros.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 17 mars 2021.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code du travail,

- le décret n°2017-826 du 5 mai 2017 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de présenter ses conclusions lors de l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 février 2023 :

- le rapport de Mme Galle, magistrate désignée,

- les observations de Me Soufflet, représentant Mme B, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été admise au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) à compter du 5 mai 2017. A compter de décembre 2017, puis en février, mai, juin et entre les mois d'août et décembre 2018, Mme B a repris une activité professionnelle salariée en tant qu'employée de la société Partena, puis de la société Globe. L'agence Pôle emploi de Doullens a détecté, en raison du cumul de ces revenus avec l'ASS un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 3015,84 euros, notifié le 17 juin 2019 à Mme B. Ce premier indu a fait l'objet d'une contrainte, à laquelle Mme B a formé opposition devant le tribunal, qui a rejeté sa requête par un jugement n° 2000355 du 9 décembre 2021. Postérieurement à la détection de cet indu, Pôle emploi a détecté que Mme B avait également exercé plusieurs activités professionnelles non salariées et salariées, non déclarées à compter du mois de juin 2017, générant un trop-perçu d'ASS sur la période de novembre 2019 au 30 juin 2019. Cet indu d'un montant de 3 219,25 euros lui a été notifié par un courrier du directeur de l'agence Pôle emploi de Doullens le 14 janvier 2020. Une mise en demeure de rembourser la somme de 3 219,25 euros a été adressée par lettre recommandée à Mme B le 22 juin 2020. Le 1er février 2021, le directeur régional adjoint de Pôle Emploi Hauts-de-France a émis une contrainte à l'encontre de Mme B aux fins de recouvrement d'une somme de 3 224,01 euros, dont, 4,76 euros de frais, correspondant à ce second indu d'allocation de solidarité spécifique. Mme B demande au tribunal d'annuler la contrainte du 1er février 2021, signifiée le 19 février 2021.

Sur la régularité de la contrainte :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 5426-20 du code du travail : " La contrainte prévue à l'article L. 5426-8-2 est délivrée après que le débiteur a été mis en demeure de rembourser l'allocation, l'aide ou toute autre prestation indue mentionnée à l'article L. 5426-8-1 ou de s'acquitter de la pénalité administrative mentionnée à l'article L. 5426-6. Le directeur général de Pôle emploi lui adresse, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, une mise en demeure qui comporte le motif, la nature et le montant des sommes demeurant réclamées, la date du ou des versements indus donnant lieu à recouvrement ou la date de la pénalité administrative ainsi que, le cas échéant, le motif ayant conduit à rejeter totalement ou partiellement le recours formé par le débiteur. "

3. Il résulte de l'instruction que la mise en demeure de payer adressée à Mme B le 22 juin 2020 comporte les indications prévues par l'article R. 5426-20 du code du travail et, notamment, le motif, la nature et le montant des sommes demeurant réclamées et la période des versements indus donnant lieu à recouvrement. La mise en demeure précise que Mme B a omis de déclarer l'activité exercée au cours de la période indiquée et que le revenu de cette activité ne peut être cumulé intégralement avec l'ASS. Si la requérante fait valoir que cette mise en demeure ne lui permet pas de connaître " la nature, la cause et l'étendue de l'obligation réclamée ", cette mise en demeure, qui fait au demeurant suite à une décision d'indu du 14 janvier 2020 qui comportait en annexe un détail du calcul de l'indu et notamment la date des versements indus donnant lieu à recouvrement, comportait l'ensemble des mentions requises par l'article R. 5426-20 du code du travail. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mise en demeure ayant précédé la contrainte litigieuse doit être écarté.

4. En second lieu, aux termes de l'article R. 5426-21 du même code : " La contrainte est notifiée au débiteur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou lui est signifiée par acte d'huissier de justice. A peine de nullité, l'acte d'huissier ou la lettre recommandée mentionne : 1° La référence de la contrainte ; 2° Le montant des sommes réclamées et la nature des allocations, aides et autres prestations en cause ou la date de la pénalité administrative ; 3° Le délai dans lequel l'opposition doit être formée ; 4° L'adresse du tribunal compétent et les formes requises pour sa saisine. L'huissier de justice avise dans les huit jours l'organisme créancier de la date de signification. "

5. La contrainte du 1er février 2021 fait mention des articles L. 5426-8-2, R. 5426-20, R. 5426-21 et R. 5426-22 du code du travail. De plus, elle indique avoir pour objet le recouvrement de l'allocation de solidarité spécifique indument versée ainsi que le montant de l'indu notifié et la période concernée. Cette contrainte comporte en conséquence l'ensemble des mentions requises par l'article R. 5426-21 du code du travail. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la contrainte litigieuse doit être écarté.

Sur le bien-fondé de la contrainte :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5423-1 du code du travail, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance ou à l'allocation de fin de formation prévue par l'article L. 5423-7 et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources ". Aux termes de l'article L. 5425-1 du même code : " Les allocations du présent titre, () peuvent se cumuler avec les revenus tirés d'une activité occasionnelle ou réduite ainsi qu'avec les prestations de sécurité sociale ou d'aide sociale dans les conditions et limites fixées : () 2° Pour les allocations de solidarité, par décret en Conseil d'Etat. () ".

7. Aux termes de l'article R. 5425-4 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur du décret du 5 mai 2017 relatif à l'intéressement à la reprise d'activité des bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique et à la suppression de l'allocation temporaire d'attente, applicable en l'espèce en vertu de l'article 5 dudit décret dès lors que les droits de Mme B à l'ASS ont été ouverts à compter du 5 mai 2017 et qu'il n'est pas contesté qu'elle a repris une activité professionnelle à compter de juin 2017 : " Lorsque le bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique reprend () une activité professionnelle non salariée, le nombre des allocations journalières n'est pas réduit pendant les trois premiers mois d'activité professionnelle. / Du quatrième au douzième mois d'activité professionnelle, le montant de l'allocation est diminué des revenus d'activité perçus par le bénéficiaire. / Il perçoit mensuellement la prime forfaitaire pour reprise d'activité d'un montant de 150 euros. / Pour la détermination de la durée de travail, il est tenu compte, le cas échéant, des différents contrats de travail conclus par l'intéressé au cours de la période considérée. /La liste des justificatifs exigés, le cas échéant pour chaque mois d'activité professionnelle, pour le bénéfice de la prime forfaitaire est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de la solidarité et de l'emploi " . Aux termes de l'article R. 5425-5 du même code alors en vigueur : " Lorsque, au terme de la période de versement prévue aux articles R. 5425-2 à R. 5425-4, le nombre total des heures d'activité professionnelle n'atteint pas sept cent cinquante heures, le bénéfice de ces dispositions est maintenu à l'allocataire qui exerce une activité professionnelle jusqu'à ce qu'il atteigne ce plafond des sept cent cinquante heures. "

8. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que Mme B a exercé une activité professionnelle non salariée en 2017. Pôle emploi a pris en compte, pour le point de départ de l'application des règles de cumul entre l'ASS et les revenus d'activité prévues à l'article R. 5425-4 du code du travail, une reprise d'activité professionnelle non salariée en juin 2017, date qui n'est pas contestée par la requérante, de sorte que les trois premiers mois de cumul, soit les mois de juin 2017 à août 2017 inclus, n'ont fait l'objet d'aucun trop-perçu. A compter de novembre 2017 Mme B a touché l'allocation de solidarité spécifique au titre des mois de septembre 2017 et des mois suivants, jusqu'au 30 juin 2019. Par une décision du 14 janvier 2020, Pôle emploi a sollicité le remboursement de l'allocation indument versée à Mme B pour certains mois durant la période de novembre 2019 au 30 juin 2019, au motif que les revenus non salariaux perçus durant ces mois n'étaient pas intégralement cumulables avec les revenus non salariaux de l'intéressée. Il résulte enfin de l'instruction que le montant de l'indu notifié par la décision du 23 juin 2020 a été calculé en tenant compte des revenus générés par l'activité professionnelle de Mme B durant les douze premiers mois de cumul, et de son droit à perception de la prime forfaitaire prévue à l'article R. 5425-4 du code du travail durant cette période.

9. Si Mme B soutient que la créance qui lui est réclamée par la contrainte litigieuse a déjà fait l'objet d'une contrainte délivrée le 16 décembre 2019, pour une période similaire, il résulte de l'instruction, notamment du détail des périodes concernées par les contraintes des 16 décembre 2019 et du 1er février 2021 que ces deux contraintes concernent chacune des indus d'ASS portant sur des mois différents, de sorte qu'aucune somme versée au titre de l'ASS entre novembre 2017 et juin 2019 n'a été récupérée deux fois par Pôle emploi.

10. D'autre part, si Mme B soutient que ses revenus d'activité touchés durant la période concernée par l'indu à l'origine de la contrainte du 1er février 2021 n'ont jamais dépassé le seuil permettant l'octroi de l'ASS, cette circonstance est sans incidence sur le bien-fondé de la créance, qui est fondée sur l'application des règles, citées au point 7, relatives au cumul entre des revenus d'activité, en l'espèce non salariaux, et l'ASS. Ces règles, dans leur rédaction alors en vigueur, ne permettent, au-delà du 4ème mois d'activité, que l'octroi d'une allocation réduite, couplée à l'attribution d'une prime forfaitaire mensuelle, puis prévoient, au-delà du douzième mois d'activité ou de 750 heures d'activité non salariée, l'absence de droit au versement de l'ASS, quand bien même les revenus tirés de l'activité non salariée ne dépasseraient pas le seuil permettant l'octroi de l'ASS.

11. Enfin, Mme B ne conteste pas le calcul du montant de l'indu qui lui a été réclamé par la contrainte du 1er février 2021.

12. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la créance à l'origine de l'indu n'est pas justifiée.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fins d'annulation de la contrainte litigieuse doivent être rejetées. D'autre part, il n'appartient pas au juge de plein contentieux de réduire lui-même, à titre gracieux, et en l'absence de toute décision préalable de Pôle emploi sur une demande de remise gracieuse, le montant de l'indu mis à la charge de la requérante, ni d'autoriser lui-même l'intéressée à rembourser sa dette de manière échelonnée. Les conclusions subsidiaires présentées par Mme B doivent donc être également rejetées.

14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B, la somme que Pôle emploi réclame sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de Pôle emploi tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, et à Pôle Emploi.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

La magistrate désignée,

signé

C. GalleLa greffière,

signé

Z. Aguentil

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions