jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101131 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 mars 2021 et 2 juillet 2021, M. et Mme A, représentés par Me Quennehen, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2021 par lequel le maire de la commune de Puzeaux a interdit, à compter du 1er mars 2021, le stationnement des véhicules sur la chaussée des deux côtés de la rue de la Tour et a autorisé le stationnement des véhicules sur le trottoir à condition qu'ils n'empiètent pas sur la chaussée ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Puzeaux la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris sans concertation préalable ;
- l'interdiction de stationnement des véhicules des deux côtés de la chaussée dans la rue de la Tour n'est justifiée par aucun motif d'intérêt général et n'est ni nécessaire ni adaptée à la prévention des risques à la circulation publique au regard des caractéristiques de la rue de la Tour, de la faible intensité du trafic, de l'absence d'accident depuis des années et de l'absence de preuve que des engins agricoles passeraient régulièrement dans cette rue ;
- l'arrêté porte une entrave illégale à l'exercice de leurs professions ;
- l'arrêté, en ce qu'il autorise les véhicules à stationner sur le trottoir à condition de ne pas empiéter sur la chaussée, méconnaît l'article R. 417-10 du code de la route qui interdit en principe le stationnement des véhicules sur les trottoirs, et, en l'espèce, un passage suffisant n'est pas réservé au cheminement des piétons, alors qu'il s'agit de la seule dérogation possible à l'interdiction posée à l'article R. 417-10 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mai 2021, la commune de Puzeaux, représentée par Me Baclet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est pas motivée ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier du 30 mars 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête pour défaut d'intérêt pour agir de M. et Mme A.
La commune de Puzeaux a présenté, le 31 mars 2023, des observations en réponse à ce moyen d'ordre public.
M. et Mme A ont présenté, le 31 mars 2023, des observations en réponse à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Delort, substituant Me Quennehen, représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 3 février 2021, le maire de la commune de Puzeaux a interdit, à compter du 1er mars 2021, le stationnement des véhicules sur la chaussée des deux côtés de la rue de la Tour et a autorisé le stationnement des véhicules sur le trottoir " à condition de ne pas empiéter sur la chaussée ". Par un courrier daté du 3 mars 2021 et reçu le 10 mars 2021 par le maire de la commune, M. et Mme A, propriétaires d'une maison située au 1 rue de la Tour à Puzeaux, ont contesté cet arrêté. Par la présente requête, M. et Mme A demandent l'annulation de l'arrêté du 3 février 2021.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Puzeaux :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
3. Aux termes mêmes de la requête, M. et Mme A exposent qu'ils sont propriétaires d'un immeuble à usage d'habitation situé au 1 rue de la Tour à Puzeaux, qu'ils estiment que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, qu'il a été pris sans concertation préalable, que l'interdiction de stationnement de véhicules qu'il pose n'est pas justifiée, nécessaire ou adaptée et entrave l'exercice de leurs professions. Ils ajoutent que l'arrêté attaqué méconnaît l'article R. 417-10 du code de la route. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de motivation de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 3 février 2021 en tant qu'il interdit le stationnement des véhicules sur la chaussée des deux côtés de la rue de la Tour :
4. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques () ". Aux termes de l'article L. 2213-1 du même code : " Le maire exerce la police de la circulation sur () l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations () ". Selon l'article L. 2213-2 de ce code, dans sa version applicable à la date de la décision : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : () 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains () ".
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les articles L. 2211-1 à L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales et l'article R. 411-8 du code de la route. Il mentionne " qu'il appartient au maire de réglementer le stationnement des véhicules sur les voies à double sens où quatre véhicules ne peuvent se tenir front " et " qu'il y a lieu d'organiser le stationnement des véhicules dans la rue de la Tour en raison des difficultés de circulation : passage d'engins agricoles de grande largeur et tous véhicules à grand gabarit ". Ainsi, l'arrêté attaqué, qui contient les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En deuxième lieu, à supposer même que les requérants aient entendu soutenir que l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière, aucune disposition légale ou réglementaire ni aucun principe n'imposait au maire d'organiser une consultation ou une concertation préalable avant de faire usage des pouvoirs de police de la circulation qu'il tient des articles L. 2213-1 et suivants du code général des collectivités territoriales. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information ou de concertation préalable à l'édiction de l'arrêté contesté doit être écarté.
7. En troisième lieu, sauf dispositions législatives contraires, les riverains d'une voie publique ont le droit d'accéder librement à leur propriété. L'exercice du droit d'accès des riverains à leur immeuble s'entend du droit d'entrer et de sortir de la propriété à pied ou en voiture, sans gêne ni risque anormal pour les autres usagers de la voie publique. Ce droit est au nombre des aisances de voirie. Par suite, dans le cas d'une voie communale, le maire, autorité gestionnaire de la voie en vertu des dispositions précitées du code général des collectivités territoriales, ne peut porter atteinte au libre accès des riverains à la voie publique, lequel constitue un accessoire du droit de propriété, que si cette mesure est justifiée par des motifs tirés de la conservation et de la protection du domaine public ou de la sécurité de la circulation sur la voie publique. Il appartient au maire de concilier les droits d'accès des riverains avec les nécessités de la circulation et du stationnement dans la commune.
8. Il ressort des pièces du dossier que pour interdire le stationnement des véhicules sur la chaussée, des deux côtés de la rue de la Tour, le maire de la commune de Puzeaux s'est fondé sur le motif tiré de ce que, la commune étant rurale, cette rue est fréquentée de manière quotidienne par des engins agricoles et autres véhicules à grand gabarit qui occupent toute la largeur de la voie ce qui entraîne des difficultés de circulation.
9. Il ressort des photographies produites au dossier que la rue de la Tour est étroite, que les engins agricoles qui empruntent cette voie occupent effectivement toute la largeur de la rue, de sorte qu'il existe un risque pour les véhicules stationnant sur la chaussée d'entrer en collision avec les véhicules de toute taille qui circuleraient sur la chaussée. Ainsi, l'interdiction de stationner sur la chaussée prévue par l'arrêté attaqué réduit nécessairement les risques de collision entre les véhicules circulant sur la route et les véhicules qui seraient stationnés sur la chaussée. Au contraire, l'interdiction de stationner sur la chaussée n'a pas pour objet ou pour effet de réduire ou de faire obstacle à l'accès à la propriété de M. et Mme A, qui ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à stationner sur la voie publique devant leur domicile. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que les requérants possèdent sur leur parcelle un espace de stationnement assez large pour garer leurs deux véhicules. Si les requérants soutiennent que, depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté attaqué, les conducteurs dépassent la limite de vitesse autorisée et que la valeur de leur bien a diminué, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué, en tant qu'il interdit le stationnement des véhicules sur la chaussée, ne serait justifié par aucun motif d'intérêt général et ne serait ni nécessaire, ni adaptée à la prévention des risques à la circulation publique doit être écarté.
10. En dernier lieu, les requérants soutiennent que l'interdiction de stationner sur la chaussée porte atteinte à l'exercice de leur activité professionnelle dès lors, notamment, que M. A, disc-jockey, ne peut plus charger et décharger son matériel volumineux, stationner sans risque son véhicule professionnel en attendant l'heure de sa prestation et qu'il est impossible pour ses clients de se garer devant son domicile. Toutefois, l'arrêté attaqué n'a pas pour effet de restreindre l'accès à la propriété des requérants, et son article 3 prévoit que toute personne ayant besoin de stationner sur la chaussée à des fins de chargement ou déchargement de marchandises volumineuses pourra le faire à titre exceptionnel le temps que durera l'opération. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 9, les requérants ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à stationner sur la voie publique devant leur domicile et disposent de deux places de stationnement sur leur parcelle. En outre, M. A, n'établit nullement l'impossibilité pour ses clients de stationner leur véhicule à proximité. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 3 février 2021 en tant qu'il autorise le stationnement des véhicules sur le trottoir à condition de ne pas empiéter sur la chaussée :
11. Dans l'exercice des pouvoirs de police qui lui sont ainsi confiés en application des dispositions citées au point 4, il appartient au maire de prendre les mesures nécessaires pour concilier les droits de l'ensemble des usagers de la voie publique et les contraintes liées, le cas échéant, à la circulation et au stationnement de leurs véhicules.
12. Aux termes de l'article R. 417-10 du code de la route, dans sa version applicable à la date de l'arrêté attaqué : " I.- Tout véhicule à l'arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation. / II.- Est considéré comme gênant la circulation publique l'arrêt ou le stationnement d'un véhicule : / () 10° Sur une voie publique spécialement désignée par arrêté de l'autorité investie du pouvoir de police municipale. () / IV.- Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. () ". Aux termes de l'article R. 417-11 du même code, dans sa version applicable à la date de l'arrêté attaqué : " I.- Est considéré comme très gênant pour la circulation publique l'arrêt ou le stationnement : / () 8° D'un véhicule motorisé à l'exception des engins de déplacement personnel motorisés, des cyclomobiles légers et des cycles à pédalage assisté : / a) Sur les trottoirs, à l'exception des motocyclettes, tricycles à moteur et cyclomoteurs ; () II.- Tout arrêt ou stationnement très gênant pour la circulation publique prévu par le présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe ".
13. Si le maire ne saurait légalement, dans l'exercice des pouvoirs de police rappelés au point 4, prendre des mesures contraires au code de la route, les dispositions des articles R. 417-10 et R. 417-11 de ce code, citées ci-dessus, ne font pas obstacle à ce que, lorsque les besoins du stationnement et la configuration de la voie publique le rendent nécessaire, le maire autorise le stationnement de véhicules sur une partie des trottoirs, à condition qu'un passage suffisant soit réservé au cheminement des piétons, notamment de ceux qui sont à mobilité réduite, ainsi qu'à leur accès aux habitations et aux commerces riverains et qu'une signalisation adéquate précise les emplacements autorisés.
14. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites, qu'au vu de la configuration de la rue de la Tour, en particulier de la largeur des trottoirs, l'autorisation de stationnement des véhicules sur le trottoir, à la condition de ne pas empiéter sur la chaussée, ne permet pas qu'un passage suffisant soit réservé au cheminement des piétons, notamment de ceux qui sont à mobilité réduite. Ainsi, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté attaqué, en tant qu'il autorise le stationnement des véhicules sur le trottoir sans réserver un passage suffisant pour le cheminement des piétons, méconnaît les dispositions de l'article R. 417-11 du code de la route.
15. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 3 février 2021 du maire de la commune de Puzeaux doit être annulé en tant seulement qu'il autorise le stationnement des véhicules sur le trottoir à condition de ne pas empiéter sur la chaussée.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Puzeaux la somme que demande M. et Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la commune de Puzeaux soit mise à la charge de M. et Mme A qui ne sont pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 3 février 2021 du maire de la commune de Puzeaux est annulé en tant seulement qu'il autorise le stationnement des véhicules sur le trottoir à condition de ne pas empiéter sur la chaussée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Puzeaux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et à la commune de Puzeaux.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La rapporteure,
signé
L. Bazin
La présidente,
signé
C. Galle Le greffier,
signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au préfet de la Somme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026