vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2101154 le 31 mars 2021, le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. B A, représentés par Me Quennehen, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les délibérations du 28 janvier 2021 par lesquelles la communauté de communes Avre Luce Noye a créé des budgets annexes et adopté de tels budgets au titre de l'année 2021 pour les services publics de l'eau et de l'assainissement ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Avre Luce Noye une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les délibérations attaquées ont été adoptées au terme d'une procédure qui méconnaît le droit à l'information des élus communautaires garanti par les articles L. 2121-12, L. 2121-13 et L. 2121-13-1 du code général des collectivités territoriales ;
- les délibérations attaquées ont été adoptées au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucun débat d'orientation budgétaire n'a eu lieu en méconnaissance de l'article L. 2312-1 du code général des collectivités territoriales ;
- la communauté de communes Avre Luce Noye ne justifie d'aucune urgence de nature à justifier ces vices de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré les 12 août 2021, le président de la communauté de communes Avre Luce Noye conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Par ordonnance du 7 décembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 janvier 2022 à 12 heures.
Par un courrier du 14 décembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen d'ordre public tiré de ce que la communauté de communes Avre Luce Noye était en situation de compétence liée pour créer des budgets annexes pour les services publics de l'eau et de l'assainissement en application des articles L. 2224-1 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
II. Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés sous le n° 2103293 le 30 septembre 2021 et les 28 avril et 2 juin 2022, dont le dernier n'a pas été communiqué, le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. B A, représentés par la SEARL Landot et associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2021 par lequel la préfète de la Somme a mis fin à l'exercice de compétence par le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et a prononcé le transfert de ses personnels à la communauté de communes Avre Luce Noye à compter du 1er avril 2021, ensemble le rejet implicite du 1er août 2021 de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- cet arrêté a été pris au terme d'une procédure méconnaissant l'article L. 5211-26 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'aucun délai n'a été accordé au syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye pour répartir à l'amiable son actif et son passif et que la mise en œuvre de la dissolution et de la répartition de ces actifs et passifs a été confiée d'office aux services préfectoraux ;
- cet arrêté est rétroactif dès lors qu'il prévoit des effets antérieurs à sa notification au syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye ;
- cet arrêté est entaché d'erreur de fait dès lors que le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye demeure compétent en matière de curage des avaloirs d'eau pluviale lorsqu'ils sont reliés au réseau unitaire d'assainissement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas intérêt à agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 janvier et 25 mai 2022, la communauté de communes Avre Luce Noye, représentée par Me Neveu, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge du syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et de M. A une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est dirigée contre un acte qui ne fait pas grief ;
- la requête est irrecevable dès lors que le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye n'a pas capacité à agir ;
- la requête est tardive et par suite irrecevable ;
- la requête est irrecevable dès lors que M. A n'a pas intérêt à agir ;
- les moyens de la requête sont inopérants dès lors que la préfète de la Somme était en situation de compétence liée ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au
3 juin 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thérain, rapporteur,
- les conclusions de M. Richard, rapporteur public,
- les observations de Me Delort, représentant le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. A dans l'instance n° 2101154, ainsi que celles de
Me Dubois, représentant ces mêmes parties dans l'instance n° 2103293,
- et les observations de Me Meresse, représentant la communauté de communes Avre Luce Noye.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 29 octobre 2020, la préfète de la Somme a étendu les compétences obligatoires de la communauté de communes Avre Luce Noye à l'eau et à l'assainissement à compter du 1er janvier 2021. Par deux délibérations du 28 janvier 2021 dont le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. B A demandent l'annulation aux termes de leur requête no 2101154, la communauté de communes Avre Luce Noye a créé un budget annexe et adopté un tel budget au titre de l'année 2021 pour chacune de ces compétences.
2. Par un arrêté du 31 mars 2021 dont les requérants demandent l'annulation aux termes de leur requête n° 2103293 qu'il y a lieu de joindre à la précédente afin qu'il y soit statué par un même jugement, la préfète de la Somme a mis fin à l'exercice de ses compétences par le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et a prononcé le transfert de ses personnels à la communauté de communes Avre Luce Noye à compter du 1er avril 2021. Par un courrier du 30 mai 2021, les requérants ont présenté un recours gracieux contre cet arrêté qui a été implicitement rejeté le 1er août 2021.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée dans l'instance n° 2101154 :
3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
4. Il ressort des pièces du dossier que les budgets annexes primitifs pour l'année 2021 en matière d'eau et d'assainissement adoptés par les délibérations du 28 janvier 2021 du conseil communautaire de la communauté de communes Avre Luce Noye ont été retirés par une délibération du 29 avril 2021 devenue définitive. Dans ces conditions, la communauté de communes Avre Luce Noye est fondée à soutenir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des délibérations du 28 janvier 2021 en tant qu'elles adoptent ces budgets.
Sur la légalité des délibérations du 28 janvier 2021 en tant qu'elles créent des budgets annexes pour les services publics de l'eau et de l'assainissement :
5. Aux termes de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales : " Les services publics d'eau et d'assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial ". Aux termes de l'article L. 2224-1 du même code : " Les budgets des services publics à caractère industriel ou commercial exploités en régie, affermés ou concédés par les communes, doivent être équilibrés en recettes et en dépenses ".
6. Il ressort des pièces du dossier que les compétences en matière d'eau et d'assainissement ont été transférées à la communauté de communes Avre Luce Noye par un arrêté de la préfète de la Somme du 29 octobre 2020 à compter du 1er janvier 2021. Dès lors, il résulte des dispositions citées au point précédent que cette communauté de communes était tenue de créer des budgets annexes pour ces deux services publics à compter de l'année 2021. Dans ces conditions, les vices de procédures invoqués par les requérants à l'appui de leurs conclusions à fin d'annulation des délibérations du 28 janvier 2021 sont inopérants.
7. Il résulte de ce qui précède que le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. A ne sont pas fondés à demander l'annulation des délibérations du 28 janvier 2021 en tant qu'elles créent des budgets annexes pour les services publics de l'eau et de l'assainissement.
Sur la légalité de l'arrêté de la préfète de la Somme du 31 mars 2021 :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 14 de la loi du 27 décembre 2019 relative à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique : " () / II.-Toutes les délibérations prises avant le 1er janvier 2020 dans les conditions requises au premier alinéa de l'article 1er de la loi n° 2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes dans sa rédaction résultant de la présente loi ayant pour objet de s'opposer au transfert des compétences relatives à l'eau ou à l'assainissement, de l'une d'entre elles ou d'une partie d'entre elles ont pour effet de reporter le transfert de compétence au 1er janvier 2026. / () IV.-Par dérogation au deuxième alinéa du I de l'article L. 5214-21 et à l'article L. 5216-6 du code général des collectivités territoriales, les syndicats compétents en matière d'eau, d'assainissement, de gestion des eaux pluviales urbaines ou dans l'une de ces matières, existant au 1er janvier 2019 et inclus en totalité dans le périmètre d'une communauté de communes exerçant à titre obligatoire ou facultatif ces compétences ou l'une d'entre elles, ou dans celui d'une communauté d'agglomération, sont maintenus jusqu'à six mois suivant la prise de compétence. Le syndicat exerce, sur son périmètre, ses attributions pour le compte de l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre et lui rend compte de son activité. / L'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre peut, au cours de ces six mois, délibérer sur le principe d'une délégation de tout ou partie de ces compétences ou de l'une d'entre elles aux syndicats compétents, lesquels sont dans ce cas maintenus pour un an supplémentaire à compter de cette délibération, dans les mêmes conditions que celles mentionnées au premier alinéa du présent IV. / Le syndicat est dissous dans les conditions prévues à l'article L. 5212-33 du code général des collectivités territoriales ou voit ses compétences réduites si, à l'issue du délai d'un an mentionné au deuxième alinéa du présent IV, une convention de délégation n'a pas été conclue entre les parties et approuvée par leurs assemblées délibérantes, précisant la durée de la convention et ses modalités d'exécution. () ". Aux termes de l'article L. 5211-4-1 du code général des collectivités territoriales :
" I. - Le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en œuvre. Toutefois, dans le cadre d'une bonne organisation des services, une commune peut conserver tout ou partie du service concerné par le transfert de compétences, à raison du caractère partiel de ce dernier. / Les fonctionnaires territoriaux et agents territoriaux non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré en application de l'alinéa précédent sont transférés dans l'établissement public de coopération intercommunale. Ils relèvent de cet établissement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit, que les compétences en matière d'eau et d'assainissement ont été transférées à la communauté de communes Avre Luce Noye à compter du 1er janvier 2021, par un arrêté de la préfète de la Somme du 29 octobre 2020. Par ailleurs, par deux délibérations du 28 janvier 2021, la communauté de communes Avre Luce Noye a décidé de ne pas déléguer ces deux compétences et de les exercer en régie à compter du 31 mars 2021. Dès lors, la préfète de la Somme était tenue, ainsi qu'il l'est soutenu en défense, de réduire les compétences du syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et de prononcer le transfert de son personnel à la communauté de communes Avre Luce Noye à compter du 1er avril 2021.
10. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué, qui manquait au demeurant en fait, ainsi que celui tiré de la rétroactivité de l'arrêté attaqué à la date du 1er avril 2021, date à laquelle l'autorité préfectorale était tenue de faire prendre effet à son acte alors même qu'elle est antérieure à sa notification, sont en tout état de cause inopérants.
11. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que ce dernier se borne à annoncer la dissolution et la liquidation du syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye en application de l'article L. 5211-26 du code général des collectivités territoriales. Dès lors, ce syndicat et M. A ne sont pas fondés à soutenir que cet arrêté confierait d'office aux services préfectoraux la mise en œuvre de la dissolution de ce syndicat et la répartition de ses actifs et passifs, en méconnaissant les prérogatives confiées par l'article L. 5211-26 du code général des collectivités territoriales à l'organe délibérant du syndicat et aux conseils municipaux des communes qui en sont membres.
12. En troisième lieu, si aux termes de l'article 3 de ses statuts, le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye est chargé du curage des avaloirs d'eau pluviale lorsqu'ils sont reliés au réseau unitaire d'assainissement, ces dispositions ne lui délèguent pas une compétence distincte de celle dont il disposait en matière d'assainissement. Dans ces conditions, ce syndicat et M. A ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreur de fait au motif que ce syndicat conserverait une compétence.
13. Il résulte de tout ce qui précède que le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. A ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de la Somme du 31 mars 2021, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté de communes Avre Luce Noye et de l'Etat, qui ne sont pas les parties perdantes aux présentes instances, les sommes demandées par le syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et M. A au titre des frais engagés par eux et non compris dans les dépens.
15. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes Avre Luce Noye dans l'instance n° 2103293 et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des délibérations de la communauté de communes Avre Luce Noye du 28 janvier 2021 en tant qu'elles ont adopté les budgets annexes au titre de l'année 2021 pour les services publics de l'eau et de l'assainissement.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2101154 et la requête
n° 2103293 du syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye et de M. A sont rejetés.
Article 3 : M. A versera une somme de 1 000 euros à la communauté de communes Avre Luce Noye sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A, au syndicat de distribution et de traitement des eaux de la Vallée de la Noye, à la communauté de communes Avre Luce Noye et au préfet de la Somme.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- M. Thérain, président-assesseur,
- Mme Rondepierre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
S. Thérain
Le président,
signé
C. Binand
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2101154 et 2103293
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026