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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2101224

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2101224

jeudi 20 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2101224
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP D'HELLENCOURT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 sous le n° 2101224, l'association Picardie nature demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2020 par lequel la préfète de la Somme a autorisé l'association Amiens Balloon Baie de Somme à créer et à exploiter dans un but commercial une aérostation destinée à l'envol de ballons à air chaud (montgolfières) au lieu-dit " F " sur le territoire de la commune de Saint-Valéry-sur-Somme.

Elle soutient que :

- son intérêt à agir est présumé en vertu de l'article L. 141-1 du code de l'environnement ;

- son président a qualité pour agir en application de l'article 14 des statuts de l'association ;

- la requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une étude d'impact suffisante en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code l'environnement, ni d'une " évaluation des incidences Natura 2000 " suffisante en méconnaissance des articles L. 414-1 et L. 414-4 du code de l'environnement ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne mentionne pas le lieu d'atterrissage des ballons à air chaud, en méconnaissance de l'arrêté du 6 mars 2013 relatif aux conditions d'utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport public.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2021, et un mémoire enregistré le 17 février 2023, ce dernier non communiqué, l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme C D, représentées par Me d'Hellencourt, concluent au rejet de la requête et à ce que l'association Picardie nature soit condamnée à lui verser les entiers dépens.

Elles soutiennent que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive

- aucun des moyens n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

II- Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 sous le n° 2101226, l'association Picardie nature demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 janvier 2020 par lequel la préfète de la Somme a autorisé l'association Amiens Balloon Baie de Somme à créer et à exploiter dans un but commercial une aérostation destinée à l'envol de ballons à air chaud (montgolfières) sur le terrain de football du stade Lucien Déraulé sur le territoire de la commune du Crotoy.

Elle soutient que :

- son intérêt à agir est présumé en vertu de l'article L. 141-1 du code de l'environnement ;

- son président a qualité pour agir en application de l'article 14 des statuts de l'association ;

- la requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une étude d'impact suffisante en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code l'environnement, ni d'une " évaluation des incidences Natura 2000 " suffisante en méconnaissance des articles L. 414-1 et L. 414-4 du code de l'environnement ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne mentionne pas le lieu d'atterrissage des ballons à air chaud, en méconnaissance de l'arrêté du 6 mars 2013 relatif aux conditions d'utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport public.

Par un mémoire en défense enregistrée le 30 juin 2021, et un mémoire enregistré le 17 février 2023, ce dernier non communiqué, l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme C D, représentées par Me d'Hellencourt, concluent au rejet de la requête et à ce que l'association Picardie nature soit condamnée à lui verser les entiers dépens.

Elles soutiennent que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

III- Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 sous le n° 2101228, l'association Picardie nature demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2020 par lequel la préfète de la Somme a autorisé l'association Amiens Balloon Baie de Somme à créer et à exploiter dans un but commercial une aérostation destinée à l'envol de ballons à air chaud (montgolfières) sur le territoire de la commune de Favières.

Elle soutient que :

- son intérêt à agir est présumé en vertu de l'article L. 141-1 du code de l'environnement ;

- son président a qualité pour agir en application de l'article 14 des statuts de l'association ;

- la requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une étude d'impact suffisante en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code l'environnement, ni d'une " évaluation des incidences Natura 2000 " suffisante en méconnaissance des articles L. 414-1 et L. 414-4 du code de l'environnement ;

- la représentante de l'association Amiens Balloon ne bénéficie pas d'une autorisation délivrée par le propriétaire de la parcelle destinée au décollage des montgolfières dès lors qu'elle produit une convention de mise à disposition de terrain signée avec la SCI Floben alors que le cadastre indique que la parcelle en question appartient à Mme E ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne mentionne pas le lieu d'atterrissage des ballons à air chaud, en méconnaissance de l'arrêté du 6 mars 2013 relatif aux conditions d'utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport public.

Par un mémoire en défense enregistrée le 30 juin 2021, et un mémoire enregistré le 17 février 2023, ce dernier non communiqué, l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme C D, représentées par Me d'Hellencourt, concluent au rejet de la requête et à ce que l'association Picardie nature soit condamnée à lui verser les entiers dépens.

Elles soutiennent que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

IV- Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 sous le n° 2101229, l'association Picardie nature demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2020 par lequel la préfète de la Somme a autorisé l'association Amiens Balloon Baie de Somme à créer et à exploiter dans un but commercial une aérostation destinée à l'envol de ballons à air chaud (montgolfières) sur le territoire de la commune de Ponthoile.

Elle soutient que :

- son intérêt à agir est présumé en vertu de l'article L. 141-1 du code de l'environnement ;

- son président a qualité pour agir en application de l'article 14 des statuts de l'association ;

- la requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une étude d'impact suffisante en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code l'environnement, ni d'une " évaluation des incidences Natura 2000 " suffisante en méconnaissance des articles L. 414-1 et L. 414-4 du code de l'environnement ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne mentionne pas le lieu d'atterrissage des ballons à air chaud, en méconnaissance de l'arrêté du 6 mars 2013 relatif aux conditions d'utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport public.

Par un mémoire en défense enregistrée le 30 juin 2021, et un mémoire enregistré le 17 février 2023, ce dernier non communiqué, l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme C D, représentées par Me d'Hellencourt, concluent au rejet de la requête et à ce que l'association Picardie nature soit condamnée à lui verser les entiers dépens.

Elles soutiennent que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

V- Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 sous le n° 2101233, l'association Picardie nature demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2020 par lequel la préfète de la Somme a autorisé l'association Amiens Balloon Baie de Somme à créer et à exploiter dans un but commercial une aérostation destinée à l'envol de ballons à air chaud (montgolfières) sur le territoire de la commune de Saint-Quentin-en-Tourmont.

Elle soutient que :

- son intérêt à agir est présumé en vertu de l'article L. 141-1 du code de l'environnement ;

- son président a qualité pour agir en application de l'article 14 des statuts de l'association ;

- la requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une étude d'impact suffisante en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code l'environnement, ni d'une " évaluation des incidences Natura 2000 " suffisante en méconnaissance des articles L. 414-1 et L. 414-4 du code de l'environnement ;

- la représentante de l'association Amiens Balloon ne bénéficie pas d'une autorisation délivrée par le propriétaire des parcelles destinées au décollage des montgolfières dès lors qu'elle produit une convention de mise à disposition de terrain signée avec M. B alors que le cadastre indique que les parcelles en question appartiennent à M. A ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne mentionne pas le lieu d'atterrissage des ballons à air chaud, en méconnaissance de l'arrêté du 6 mars 2013 relatif aux conditions d'utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport public.

Par un mémoire en défense enregistrée le 30 juin 2021, et un mémoire enregistré le 17 février 2023, ce dernier non communiqué, l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme C D, représentées par Me d'Hellencourt, concluent au rejet de la requête et à ce que l'association Picardie nature soit condamnée à lui verser les entiers dépens.

Elles soutiennent que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2021, la préfète de la Somme conclut au rejet de la requête.

Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,

- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,

- les observations de M. Patrick Thiery, président de l'association Picardie nature,

- et les observations de Me Verfaillie, représentant l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme D.

Dans l'instance n° 2101224, une note en délibéré a été produite pour l'association Picardie nature le 7 avril 2023.

Considérant ce qui suit :

1. L'association Amiens Balloon Baie de Somme a sollicité auprès de la préfecture de la Somme la délivrance d'autorisations pour la création et l'exploitation de cinq aérostations permanentes permettant le décollage et l'atterrissage de montgolfières sur le territoire des communes de Saint-Valéry-sur-Somme, le Crotoy, Favières, Ponthoile et Saint-Quentin-en-Tourmont. Par un arrêté du 3 février 2020, la préfète de la Somme lui a accordé l'autorisation sollicitée dans la commune de Saint-Valéry-sur-Somme. Par un arrêté du 14 janvier 2020, la préfète de la Somme lui a accordé l'autorisation sollicitée sur le territoire de la commune du Crotoy. Par un arrêté du 3 février 2020, la préfète de la Somme lui a accordé l'autorisation sollicitée sur le territoire de la commune de Favières. Par un arrêté du 3 février 2020, la préfète de la Somme lui a accordé l'autorisation sollicitée sur le territoire de la commune de Ponthoile. Par un arrêté du 3 février 2020, la préfète de la Somme lui a accordé l'autorisation sollicitée sur le territoire de la commune de Saint-Quentin-en-Tourmont. Par les présentes requêtes, l'association Picardie nature demande l'annulation de ces cinq arrêtés.

2. Les requêtes n°s 2101224, 2101226, 2101228, 2101229 et 2101233, présentées par l'association Picardie nature, présentent à juger des questions semblables. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la qualité pour agir du président de l'association Picardie nature :

3. L'article 10 des statuts de l'association Picardie nature du 19 novembre 2019 stipule : " Ce conseil [le conseil d'administration] élit un bureau composé du Président, des Vice-Présidents, du Trésorier et du Secrétaire. Le bureau est élu pour un an ". L'article 11 de ces statuts stipule : " Le conseil d'administration se réunit soit physiquement, soit par réunion téléphonique, visio-conférence ou autre moyen électronique au moins trois fois par an et chaque fois qu'il est convoqué par son président ou sur la demande au moins du quart des administrateurs-trices () ". Enfin, l'article 14 de ces statuts énonce : " L'association est représentée en justice et dans tous les actes de la vie civile par le Président, les Vice-Présidents ou toute autre personne quand ils sont délégués à cet effet par le conseil d'administration ou le bureau. / Le conseil d'administration, compétent pour ester en justice, peut mandater par délibération spéciale une ou plusieurs personnes physiques, membre ou salarié de l'association, jouissant de plein exercice de ses droits civils. / Toutefois, lorsqu'un délai de procédure empêche une décision avant le terme de la prochaine réunion normalement prévue du conseil d'administration, le Président a compétence exclusive pour décider d'ester en justice, sous réserve d'en informer le conseil d'administration lors de sa plus prochaine réunion ".

4. Une irrecevabilité tirée du défaut de mandat de représentation de la personne morale ayant introduit la requête n'est plus régularisable après la clôture de l'instruction si rien ne faisait obstacle à ce qu'elle le soit avant.

5. Il résulte des termes de l'article 14 précité des statuts de l'association Picardie nature que son président doit en principe obtenir une délégation du conseil d'administration ou du bureau pour représenter l'association en justice. Le président de l'association Picardie nature n'a pas produit une telle délégation avant la clôture de l'instruction. S'il soutient qu'en l'attente de la prochaine réunion du conseil d'Administration, il a décidé d'engager la présente procédure, toutefois, l'intéressé n'apporte aucune précision ni aucune pièce justificative quant à l'impossibilité de réunir le conseil d'administration alors que, selon les stipulations de l'article 11 des statuts fournis par la requérante, les réunions du conseil d'administration peuvent se tenir selon des modalités très diverses, y compris à distance. Par ailleurs, le président de l'association n'allègue ni ne justifie qu'il aurait obtenu une délégation pour ester en justice par le bureau ou qu'il aurait informé le conseil d'administration de l'introduction des cinq requêtes susvisées lors de sa plus prochaine réunion. Dans ces conditions, le président de l'association Picardie nature ne justifie pas de sa qualité à agir en justice. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'association Amiens Balloon Baie de Somme, Mme D et la préfète de la Somme tirée du défaut de qualité pour agir du président de l'association Picardie Nature doit être accueillie. La requête présentée par l'association Picardie nature doit donc être rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir opposées en défense.

Sur les frais liés au litige :

6. Les présentes instances n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre par l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme D doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n°s 2101224, 2101226, 2101228, 2101229 et 2101233 de l'association Picardie nature sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'association Amiens Balloon Baie de Somme et Mme D tendant à la condamnation de l'association Picardie nature au versement des dépens sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Picardie nature, à l'association Amiens Balloon Baie de Somme, à Mme C D et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet de la Somme.

Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

Mme Pellerin, première conseillère,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.

La rapporteure,

signé

L. Bazin

La présidente,

signé

C. Galle Le greffier,

signé

J.-F. Langlois

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2101224, 2101226, 2101228, 2101229 et 2101233

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