jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101314 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2021, l'EARL C, représentée par Me de Limerville, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté notifié le 2 mars 2021, par lequel le préfet de la région des Hauts-de-France a refusé de lui délivrer l'autorisation sollicitée pour exploiter la parcelle cadastrée ZL n°13 sur le territoire de la commune de Méharicourt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que:
- l'arrêté attaqué n'est pas daté et n'est pas signé, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté attaqué étant inexistant, une autorisation tacite d'exploiter est née à l'expiration du délai d'instruction fixé au 28 mars 2021 et ce, en application des dispositions de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait en ce qu'il indique, à tort, que la SCEA Biosources exploite une surface 100% en agriculture biologique ;
- il méconnaît l'article 1er du SDREA en Picardie dès lors qu'il ne prend pas en compte la superficie exploitée par l'EARL A qui a pourtant la qualité de preneur en place selon l'arrêté préfectoral du 5 juin 2018 ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors que les critères de départage n'ont pas été mis en œuvre alors que le preneur en place relève du même rang de priorité que celui qui lui a été attribué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2023, le préfet de la région des Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient :
- la requête a perdu son objet en raison de la perte d'utilité de l'arrêté attaqué qui a été pris en exécution du jugement n° 1801912 du tribunal administratif d'Amiens en date du 9 juin 2020, lequel a été annulé par l'arrêt n°20DA01223 de la cour administrative d'appel de Douai en date du 9 novembre 2021 ;
- il y a lieu de procéder à une substitution de motifs dès lors que la prise en considération de la surface exploitée par l'EARL A maintient la SCEA Biosources au rang de priorité n° 6.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 29 juin 2016 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pellerin, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 6 octobre 2017, M. a donné congé à M. et Mme (E)A( /E) du bail dont ils bénéficiaient pour la parcelle cadastrée ZL n° 13, d'une surface de 3 hectares, 16 ares et 98 centiares, située sur le territoire de la commune de Méharicourt, en faveur de M. C, associé de l'EARL C. Par arrêté du 5 juin 2018, le préfet de la région des Hauts-de-France a refusé d'autoriser cette dernière à exploiter la parcelle cadastrée ZL n° 13 sur le territoire de la commune de Méharicourt. Par jugement n° 1801912 du 9 juin 2020, le tribunal a annulé cet arrêté. Par un arrêté notifié par un courrier de la préfète de la Somme en date du 2 mars 2021, le préfet de la région des Hauts-de-France a de nouveau refusé d'autoriser l'EARL C à exploiter la parcelle précitée. L'EARL C demande au tribunal d'annuler l'arrêté notifié le 2 mars 2021.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Le préfet de la région des Hauts-de-France fait valoir que le litige a perdu son objet dès lors que, par un arrêt n° 20DA01223 du 9 novembre 2021, la cour administrative d'appel de Douai a annulé le jugement du tribunal du 9 juin 2020 et a rejeté la demande présentée par l'EARL C devant le tribunal tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 juin 2018. Toutefois, quand bien l'arrêté attaqué du 2 mars 2021 a été pris en exécution du jugement du 9 juin 2020 et qu'il se prononce sur la même demande que celle soumise à l'appréciation du préfet de la région des Hauts-de-France dans son arrêté du 5 juin 2018, les conclusions dirigées contre cet arrêté n'ont pas perdu leur objet dès lors que les circonstances de faits ont évolué entre l'édiction des deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'original de l'arrêté attaqué comporte la date du 2 mars 2021 et a été signé par Mme D, cheffe du service régional de la performance économique et environnementale des entreprises. La circonstance que l'ampliation de cet arrêté notifié à l'EARL C ne comporte pas la date de son édiction ni la signature son auteur est sans influence sur la légalité de cet arrêté. Par suite, le moyen tiré du vice de forme de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime : " I.- Le préfet de région dispose d'un délai de quatre mois à compter de la date d'enregistrement du dossier complet mentionnée dans l'accusé de réception pour statuer sur la demande d'autorisation. / Il peut, par décision motivée, fixer ce délai à six mois à compter de cette date () Il en avise alors les intéressés dans les meilleurs délais par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. () III. Le préfet de région notifie sa décision aux demandeurs, aux propriétaires et aux preneurs en place par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. Cette décision fait l'objet d'un affichage à la mairie de la commune sur le territoire de laquelle sont situés les biens. Elle est publiée au recueil des actes administratifs. /A défaut de notification d'une décision dans le délai de quatre mois à compter de la date d'enregistrement du dossier ou, en cas de prorogation de ce délai, dans les six mois à compter de cette date, l'autorisation est réputée accordée. En cas d'autorisation tacite, une copie de l'accusé de réception mentionné à l'article R. 331-4 est affichée et publiée dans les mêmes conditions que l'autorisation expresse ".
6. Par courrier du 30 novembre 2020, la préfète de la Somme a informé l'EARL C qu'en l'absence de notification d'une décision dans un délai de quatre mois à compter du 28 septembre 2020, date d'enregistrement de son dossier complet, elle bénéficierait d'une autorisation tacite le 28 janvier 2021 en application de R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime. Par un arrêté du préfet de région du 16 décembre 2020, le délai d'instruction a été prolongé à six mois, en application de l'article précité, reportant ainsi la date d'expiration du délai d'instruction au 28 mars 2021. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué du 2 mars 2021, notifié le même jour, a été pris avant l'expiration du délai d'instruction de la demande d'exploiter de l'EARL C. Par suite, l'EARL C n'est pas fondée à soutenir qu'elle bénéficierait d'une autorisation tacite d'exploiter.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 331-1-1 du code rural et de la pêche maritime : " Pour l'application du présent chapitre : / 1° Est qualifié d'exploitation agricole l'ensemble des unités de production mises en valeur, directement ou indirectement, par la même personne, quels qu'en soient le statut, la forme ou le mode d'organisation juridique, dont les activités sont mentionnées à l'article L. 311-1 ; / 2° Est qualifié d'agrandissement d'exploitation ou de réunion d'exploitations au bénéfice d'une personne le fait, pour celle-ci, mettant en valeur une exploitation agricole à titre individuel ou dans le cadre d'une personne morale, d'accroître la superficie de cette exploitation ; () 3° Pour déterminer la superficie totale mise en valeur, il est tenu compte de l'ensemble des superficies exploitées par le demandeur, sous quelque forme que ce soit et toutes productions confondues, en appliquant les équivalences fixées par le schéma directeur régional des exploitations agricoles pour les différents types de production ". Aux termes de l'article R. 331-1 du même code : " Pour l'application des dispositions du 1° de l'article L. 331-1-1, une personne associée d'une société à objet agricole est regardée comme mettant en valeur les unités de production de cette société si elle participe aux travaux de façon effective et permanente, selon les usages de la région et en fonction de l'importance de ces unités de production ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 29 juin 2016 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie : " Définitions () Pour fixer les critères d'appréciation de l'intérêt d'une opération, on entend par : () preneur en place : exploitant agricole individuel mettant en valeur, à titre exclusif ou non, une exploitation agricole en qualité de titulaire de tout bail rural sur les terres de ladite exploitation. Lorsque le bien pris à bail est mis, par son détenteur, à disposition d'une société d'exploitation dans laquelle il est associé, il y a lieu de prendre en compte, en comparaison de situation demandeur(s)/preneur, la situation de cette société () ".
8. Le préfet de région, saisi d'une demande d'autorisation d'exploiter des terres déjà mises en valeur par un autre agriculteur, doit, pour statuer sur cette demande, d'une part, observer l'ordre des priorités établi par le schéma directeur régional des structures agricoles entre la situation du demandeur et celle du preneur en place, alors même que celui-ci n'a déposé aucune demande en ce sens et, d'autre part, le cas échéant, mettre en œuvre les critères de départage en cas d'égalité.
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de la région des Hauts-de-France, pour refuser à l'EARL C d'exploiter la surface en litige, a pris en compte la situation de preneur en place de la SCEA Biosources, représentée par M. . Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment des statuts de l'EARL mis à jour le 7 juin 2007, des termes de l'arrêté du 5 juin 2018 et du K-bis de cette structure mis à jour le 6 juin 2021, que l'EARL , gérée et exploitée par M. A, est également preneur en place de cette parcelle et que cette structure était toujours en activité le 2 mars 2021, date de l'arrêté attaqué. Ainsi, M. A doit être regardé comme mettant en valeur les surfaces exploitées par la SCEA Biosources et par l'EARL . Dans ces conditions, la SCEA Biosources et l'EARL ont la qualité de preneur en place. Par suite, l'EARL C est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît l'article 1er du SDREA en Picardie.
10. Toutefois, l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution de motif ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
11. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 29 juin 2016 portant SDREA en Picardie : UTANS : unité de travail annuel non salariée:/évaluation:/ chef d'exploitation ou associé d'exploitation à titre principal 1 UTANS/ chef d'exploitation ou associé d'exploitation à titre secondaire 0,5 UTANS et chef d'exploitation ou associé exploitant participant à plusieurs exploitations ou sociétés agricoles 0,5 UTANS/ conjoint collaborateur à titre principal 0,8 UTANS () ". Aux termes de l'article 3 du même arrêté : " Les autorisations d'exploiter sont délivrées selon un ordre de priorité établi en prenant en compte : la nature de l'opération, au regard des objectifs de contrôle des structures et des orientations définies par le présent schéma ; l'intérêt économique et environnemental de l'opération, selon les critères tels que définis à l'article 5 / () / Les priorités s'entendent des cas ou opérations qui n'induisent pas de démembrement d'une exploitation qui compromettrait la viabilité économique d'une exploitation agricole soit en la ramenant en dessous du seuil de surface fixé à l'article 4, soit en la privant d'une partie essentielle à son fonctionnement () 6° Agrandissement et maintien de la surface entre 1,5 à 2 fois (inclus) / UTANS le seuil de contrôle après reprise, le cas échéant. / 7° Autre situation ". Aux termes de l'article 4 du même arrêté : " fixation des seuils de contrôle : / seuils de surface : le seuil retenu correspond à 94% de la SAU moyenne régionale toutes productions confondues. Il est de 90 ha après opération () ".
12. Le préfet de la région des Hauts-de-France fait valoir que la prise en considération de la surface exploitée par l'EARL maintient la SCEA Biosources au rang de priorité n° 6. Il ressort des pièces du dossier que la SCEA Biosources dispose d'une surface d'exploitation de 163,35 hectares. Le préfet de la région des Hauts-de-France fait valoir, sans être contredit, que la parcelle en litige exploitée par la SCEA Biosources provient de l'EARL , laquelle exploite une surface de 59 hectares. La SCEA Biosources comporte deux associés exploitants lui ouvrant droit, en application de l'article 1er du SDREA en Picardie, à 0,5 UTANS pour M. A en raison de sa participation à plusieurs exploitations et à une UTAN pour le second associé exploitant. Ainsi, la SCEA Biosources, preneur en place, exploite une surface de totale de 222,35 hectares pour 1,5 UTANS soit 148,23 hectares par UTANS, surface qui demeure inférieure à deux fois le seuil de contrôle par UTANS et place la SCEA Biosources au rang de priorité n° 6 et non au rang de priorité n° 7 relatif aux autres situations, comme le soutient l'EARL C. Dans ces conditions, le preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au demandeur au regard du SDREA en Picardie, l'administration aurait pris la même décision si elle avait pris en considération la surface mise en valeur par l'EARL . Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il y a lieu de faire droit à la demande de substitution de motifs sollicitée par le préfet de la région des Hauts-de-France, qui ne prive la requérante d'aucune garantie procédurale.
13. En quatrième lieu, à supposer que la SCEA Biosources n'exploite pas une surface 100% en agriculture biologique, cette circonstance est sans influence sur le rang de priorité n° 6 qui lui a été attribué.
14. Enfin, aux termes de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime dans sa rédaction alors en vigueur : " III. -Le schéma directeur régional des exploitations agricoles établit, pour répondre à l'ensemble des objectifs et orientations mentionnés au I du présent article, l'ordre des priorités entre les différents types d'opérations concernées par une demande d'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2, en prenant en compte l'intérêt économique et environnemental de l'opération. () ". Aux termes de l'article 5 du même arrêté : " Les critères d'appréciation de l'intérêt économique et environnemental reprennent les critères énoncés à l'article L. 312-1. Ils permettront de départager les candidats dans le même rang de priorité ".
15. L'EARL C, qui ne conteste pas son classement au rang de priorité n° 7 par l'arrêté attaqué, relève d'un rang de priorité inférieur à celui attribué à la SCEA Biosources qui, ainsi qu'il a été dit au point 12, est au rang de priorité n° 6. Dès lors, l'EARL C ne peut utilement se prévaloir des critères de départage des rangs de priorité qui s'appliquent seulement à la situation où les candidats relèvent du même rang de priorité selon les dispositions combinées de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime et de l'article 5 du SDREA en Picardie.
16. Il résulte de tout ce qui précède que l'EARL C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la région des Hauts-de-France du 2 mars 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EARL C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL C et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la région des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Dhiver, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
C. Pellerin
La présidente,
M. B
Le greffier,
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026