jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101699 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DEVAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 11 février 2021, le président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal administratif d'Amiens, en application de l'article R. 761-5 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête enregistrée le 10 février 2021 sous le n°2100997, M. A, représenté par Me Devaux, demande au tribunal :
1°) de réformer l'ordonnance n° 1702471-9 du 12 janvier 2021 par laquelle le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a liquidé et taxé à la somme de
12 850, 57 euros toutes taxes comprises le montant des frais et honoraires de l'expertise qui lui est du au titre de l'analyse des désordres affectant les façades de la résidence Salamandre située à Haubourdin ;
2°) de fixer le montant des frais et honoraires de l'expertise à la somme de
16 554,92 euros T.T.C.
Il soutient que le nombre d'heures demandées à l'appui de son état de frais et consacré à l'étude du dossier, évalué à 30 heures, est justifié et que c'est à tort que le magistrat désigné l'a réduit à 10.
Par un mémoire, enregistré le 8 février 2022, le président du tribunal administratif de Lille conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le montant des frais et honoraires de l'expert fixés par l'ordonnance attaquée est justifié.
Par une ordonnance du 15 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au
16 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 octobre 2023 :
- le rapport de M. Le Gars, rapporteur,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Devaux, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 15 juin 2017, le président du tribunal administratif de Lille a désigné M. A pour réaliser les opérations d'expertises relatives aux désordres affectant les façades de la résidence Salamandre situé à Haubourdin. Le rapport d'expertise a été déposé le
19 novembre 2020 et M. A a adressé un état de ses frais et honoraires à hauteur de
16 544, 92 euros toutes taxes comprises. Par une ordonnance du 12 janvier 2021, dont M. A demande la réformation, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a réduit ces frais et honoraire à la somme de 12 850, 57 euros toutes taxes comprises, en estimant que le volume de 30 heures déclarées comme ayant été consacrées à l'étude des pièces et de la documentation en vigueur devait être réduit à 10 heures.
2. Aux termes de l'article R. 621-11 du code de justice administrative : " Les experts et sapiteurs mentionnés à l'article R. 621-2 ont droit à des honoraires, sans préjudice du remboursement des frais et débours. / Chacun d'eux joint au rapport un état de ses vacations, frais et débours. / () Le président de la juridiction, après consultation du président de la formation de jugement, ou, au Conseil d'Etat, le président de la section du contentieux fixe par ordonnance, conformément aux dispositions de l'article R. 761-4, les honoraires en tenant compte des difficultés des opérations, de l'importance, de l'utilité et de la nature du travail fourni par l'expert ou le sapiteur et des diligences mises en œuvre pour respecter le délai mentionné à l'article R. 621-2 () ".
3. En se bornant à soutenir que le nombre de 30 heures qu'il a déclarées comme ayant été consacrées à l'étude des pièces et de la documentation en vigueur est justifié à raison du volume du dossier de 97 pièces et 960 pages mis à sa disposition par les parties et des recherches documentaires sur la réglementation applicable, M. A ne démontre pas, compte tenu de la circonscription du champ de l'expertise aux désordres des façades du bâtiment, de l'absence de difficulté particulière et de ce que seule l'étude d'une partie des documents mis à sa disposition était nécessaire à l'accomplissement de sa mission, qu'en l'évaluant à 10 heures, le magistrat désigné aurait fait une appréciation erronée du seul temps pouvant être considéré comme étant utile aux parties pour procéder à cette étude et ces recherches.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au président du tribunal administratif de Lille, à Lille Métropole Habitat - OPH de la métropole européenne de Lille, à la SAS MBIP, à la société BATITECH, à Me Ruffin en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL PRITES et à la compagnie MAAF Assurances.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thérain, président,
Mme Rondepierre première conseillère,
M. Le Gars, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
V. Le Gars
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026