jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2102077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP REINHART MARVILLE TORRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 juin et 7 septembre 2021, M. B D, représenté par Me Chalon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 avril 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas eu accès aux pièces du dossier constitué par son employeur et remis à l'inspectrice du travail ;
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la circonstance qu'il aurait eu des gestes déplacés envers une collègue sept ou huit ans auparavant n'a pas été évoquée lors de la procédure contradictoire devant l'inspectrice du travail ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que la circonstance qu'il aurait eu des gestes déplacés envers une collègue sept ou huit ans auparavant n'a pas été évoquée lors de l'enquête interne, de l'entretien préalable et devant le comité social et économique ;
- la décision est illégale dès lors que le comité social et économique n'a pas été informé de ses mandats de membre titulaire du 1er collège du comité de groupe et de membre suppléant du comité d'entreprise européen ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que ses mandats de membre titulaire du 1er collège du comité de groupe et de membre suppléant du comité d'entreprise européen n'ont pas été mentionnés et n'ont, par suite, pas été pris en compte ;
- les éléments issus de l'enquête interne à l'entreprise ont été obtenus de manière déloyale et ne pouvaient légalement être pris en compte dès lors qu'ils sont couverts par le secret professionnel, que l'enquête n'a pas été réalisée de manière impartiale et que les avocats ne sont pas autorisés à mener ce type d'enquête ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que la matérialité des faits qui fondent son licenciement n'est pas établie ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que les faits qui lui sont reprochés lors d'un concours de belote organisé en 2016 ou 2017 sont sans lien avec son activité professionnelle ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que les faits qui lui sont reprochés lors des fêtes de fin d'année de 2016 à 2017 sont prescrits en application de l'article L. 1332-4 du code du travail ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que son licenciement est en lien avec son mandat syndical.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 juillet et 27 septembre 2021, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- la décision d'autoriser le licenciement de M. D aurait pu être fondée sur le seul grief tiré de son comportement à l'égard de Mme A durant la nuit du 9 au 10 février 2021.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 avril, 15 septembre et 7 octobre 2022, la société C, représentée par Me Bluche, doit être regardée comme concluant au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. D une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- l'invocation par M. D de ses mandats de membre titulaire du 1er collège du comité de groupe et membre suppléant du comité d'entreprise européen est constitutive d'une fraude ;
- la réintégration de M. D fait peser un risque sur la santé et la sécurité de ses collaborateurs.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard, rapporteur,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Borderie, substituant Me Bluche et représentant la société C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D a été recruté le 1er décembre 2000 par la société C, sous couvert d'un contrat à durée indéterminée pour exercer en dernier lieu des fonctions d'opérateur de production. Il a été désigné délégué du personnel au sein du comité social et économique le 21 mars 2019. Par un courrier du 17 février 2021, la société C l'a convoqué à un entretien du 25 février 2021 préalable à un éventuel licenciement en l'assortissant d'une mise à pied conservatoire. Le 25 février 2021, le comité social et économique de la société a rendu un avis favorable à ce licenciement. Par un courrier reçu le 27 février 2021, la société C a sollicité de l'inspection du travail de l'unité départementale de l'Aisne l'autorisation de licencier M. D pour faute. Par une décision du 12 avril 2021 dont l'intéressé demande l'annulation, l'inspectrice du travail a accepté cette demande.
Sur la légalité de la décision attaquée :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 2421-12 du code du travail inséré dans la sous-section relative aux demandes d'autorisation de licenciement, applicables, notamment, aux membres de la délégation du personnel au comité social et économique et représentant de proximité : " La décision de l'inspecteur du travail est motivée () ".
3. La décision attaquée précise les deux griefs reprochés à M. D et la circonstance que ces griefs sont constitutifs de fautes suffisamment graves pour justifier son licenciement. Ainsi, la décision contestée comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement, sans qu'y fasse obstacle que certains des éléments qui sont reprochés à l'intéressé au titre de la seconde faute retenue ne soient pas datés avec précision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 2421-11 du code du travail : " L'inspecteur du travail procède à une enquête contradictoire au cours de laquelle le salarié peut, sur sa demande, se faire assister d'un représentant de son syndicat () ". Le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément aux dispositions mentionnées ci-dessus impose à l'autorité administrative, saisie d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé fondée sur un motif disciplinaire, d'informer le salarié concerné des agissements qui lui sont reprochés et de l'identité des personnes qui en ont témoigné. Il implique, en outre, que le salarié protégé soit mis à même de prendre connaissance de l'ensemble des pièces produites par l'employeur à l'appui de sa demande, dans des conditions et des délais lui permettant de présenter utilement sa défense, sans que la circonstance que le salarié est susceptible de connaître le contenu de certaines de ces pièces puisse exonérer l'inspecteur du travail de cette obligation. C'est seulement lorsque l'accès à certains de ces éléments serait de nature à porter gravement préjudice à leurs auteurs que l'inspecteur du travail doit se limiter à informer le salarié protégé, de façon suffisamment circonstanciée, de leur teneur.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'inspectrice du travail a, par un courrier du 16 mars 2021 reçu le même jour, communiqué à M. D la liste des pièces fournies par la société C à l'appui de sa demande d'autorisation de licenciement et l'a informé de la possibilité qu'il avait de les consulter. Par ailleurs, si ces pièces ne comprenaient pas les témoignages de salariés ayant attesté de comportements déplacés à caractère sexuel de M. D, ces éléments étaient de nature à porter gravement préjudice à leurs auteurs et la teneur des accusations a été communiquée de manière suffisamment circonstanciée à l'intéressé dans la note d'information à destination du comité social et économique du 28 février 2021, qui faisait partie de la liste des pièces fournies par la société C auxquelles M. D a eu accès. En outre, la teneur de ces témoignages a été rappelée par l'inspectrice du travail par un courrier du 30 mars 2021 reçu par le requérant le lendemain. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que le caractère contradictoire de la procédure suivie devant l'inspectrice du travail aurait été méconnu.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni d'aucune autre pièce du dossier que la situation de M. D n'ait été dument prise en compte. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de cette dernière doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 1232-3 du code du travail : " Au cours de l'entretien préalable, l'employeur indique les motifs de la décision envisagée et recueille les explications du salarié ". S'il résulte de ces dispositions que l'employeur est tenu, lors de l'entretien préalable, d'indiquer au salarié les motifs du licenciement envisagé contre lui, et que, dès lors, l'inspecteur du travail ne peut retenir des griefs qui n'ont pas été indiqués au salarié, l'inspecteur du travail peut toutefois légalement accorder l'autorisation de licenciement demandée lorsqu'une partie seulement des griefs reprochés à l'intéressé a été évoquée au cours de l'entretien préalable, à la condition que les griefs évoqués présentent, à eux seuls, une gravité suffisante pour justifier une telle décision.
8. A supposer même que les gestes déplacés qu'aurait eu M. D envers une collègue en 2013 ou 2014 n'auraient pas été évoqués lors de l'enquête interne, de l'entretien préalable et devant le comité social et économique et que ces gestes constitueraient un grief fondant la décision attaquée et non une simple circonstance venant au soutien du second grief qui était fait à l'intéressé, le grief tiré du comportement déplacé à caractère sexuel de M. D à l'égard d'une collègue lors de la nuit du 9 au 10 février 2021 présente, à lui seul, ainsi qu'il sera dit aux points 15 et 16, une gravité suffisante pour justifier la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'absence d'évocation de ces faits lors de l'enquête interne, de l'entretien préalable et devant le comité social et économique doit être écarté.
9. En cinquième lieu, pour opérer les contrôles auxquels elle est tenue de procéder lorsqu'elle statue sur une demande d'autorisation de licenciement, l'autorité administrative doit prendre en compte chacune des fonctions représentatives du salarié. Lorsque la protection assurée au salarié par les dispositions contestées découle de l'exercice d'un mandat extérieur à l'entreprise, les dispositions du code du travail ne sauraient, sans porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle, permettre au salarié protégé de se prévaloir d'une telle protection dès lors qu'il est établi qu'il n'en a pas informé son employeur au plus tard lors de l'entretien préalable au licenciement.
10. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la fédération nationale des industries chimiques CGT a informé le groupe auquel appartient la société C par un courrier du 25 février 2020 qu'elle avait annulé la désignation du 13 février 2020 de l'intéressé en tant que membre suppléant du comité d'entreprise européen dont l'intéressé se prévaut. D'autre part, M. D n'établit avoir informé de sa désignation comme membre titulaire du comité de groupe, ni son employeur, au plus tard lors de l'entretien préalable au licenciement, alors que la société C conteste avoir reçu cette information, ni même l'inspectrice du travail, lors de la procédure contradictoire précédant la prise de la décision attaquée. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est illégale au motif que le comité social et économique n'a pas été informé de ses mandats de membre titulaire du 1er collège du comité de groupe et de membre suppléant du comité d'entreprise européen et que l'inspectrice du travail n'a pas pris en compte ces deux mandats.
11. En sixième lieu, il ne résulte d'aucun texte ou d'aucun principe que la société C ne pouvait confier à un cabinet d'avocat, au demeurant assisté d'une représentante de sa direction des ressources humaines, la réalisation d'une enquête interne sur les agissements de l'intéressé. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les éléments recueillis durant cette enquête et notamment les témoignages, qui ne sont par ailleurs pas couverts par le secret professionnel s'imposant dans les rapports entre un avocat et son client, l'aient été de manière partiale ou déloyale. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que les éléments issus de l'enquête interne ont été obtenus de manière déloyale et ne pouvaient légalement être pris en compte.
12. En septième lieu, en vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives ou de fonctions de conseiller prud'homme, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
13. Si les témoignages concordants produits par la société C permettent d'établir que M. D adopte fréquemment un comportement très déplacé à connotation sexuelle envers ses collègues féminines, ils ne permettent pas d'établir, alors que les témoignages produits sont relatifs à des faits anciens dont la date est imprécise, que des faits constitutifs d'agression sexuelle, de tentative d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel antérieurs à la nuit du 9 au 10 février 2021 puissent être reprochés à l'intéressé.
14. Toutefois, il ressort du témoignage de la victime, qui a fait part des faits à sa hiérarchie le lendemain, que M. D a tenu des propos déplacés à connotation sexuelle à une employée de sécurité et lui a touché les fesses, lors d'une première ronde entre 21 heures et 22 heures 20 dans la nuit du 9 au 10 février 2021, puis que l'intéressé, lors d'une seconde ronde entre 1 heure 30 et 2 heures 50, a suivi cette employée et l'a touchée dans ses parties intimes. Ce témoignage, dont la véracité n'est pas sérieusement remise en cause par M. D qui n'établit notamment pas avoir surpris auparavant sa victime en train de voler de la nourriture alors que la présence de cette dernière dans le restaurant de la société était expliquée par les besoins de son emploi, est corroboré par des éléments matériels tels que les pointages des deux salariés ainsi que par le comportement général de l'intéressé à l'égard de ses collègues féminines décrit au point précédent. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que la matérialité de cette faute n'est pas établie.
15. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que l'inspectrice du travail aurait pris la même décision si elle ne s'était fondée que sur cette dernière faute qui est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement de M. D, le moyen tiré de l'absence de matérialité des faits à l'origine de la décision attaquée doit être écarté.
16. En huitième lieu, à supposer même que la société C et l'inspectrice du travail ne pouvaient légalement tenir compte, d'une part, du comportement déplacé de M. D lors d'un concours de belote organisé en 2016 ou 2017 par le comité social et économique au motif que ce comportement serait sans lien avec son activité professionnelle et, d'autre part, de ses gestes à caractère sexuel lors des fêtes de fin d'année de 2016 à 2017 au sein de l'entreprise qui seraient prescrits, ces circonstances sont sans effet sur la légalité de la décision attaquée dès lors que l'inspectrice du travail aurait pris la même décision si elle s'était fondée sur le seul comportement de M. D lors de la nuit du 9 au 10 février 2021, ainsi qu'il a été dit.
17. En neuvième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le licenciement de M. D soit en lien avec ses mandats syndicaux.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par M. D au titre des frais engagés par lui et non compris dans les dépens.
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la société C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : M. D versera une somme de 1 000 euros à la société C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France et à la société C.
Copie en sera adressée au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Galle, présidente,
- M. Fumagalli, conseiller,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. Richard
La présidente,
Signé
C. Galle
Le greffier,
Signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 2102077
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026